AFP

Les leçons du Tournoi

Les leçons du Tournoi
Par Rugbyrama

Le 18/03/2007 à 21:00Mis à jour Le 19/03/2007 à 06:45

A six mois de la Coupe du monde, chaque équipe termine le Tournoi 2007 avec des certitudes mais aussi des doutes. Voici les plus et les moins des six nations.

1. FRANCE

Les plus.- La défense tricolore est solide, malgré les trois essais encaissés contre l'Ecosse et le Pays de Galles. Les Bleus savent serrer les rangs lors des moments faibles, pour preuve la deuxième période en Irlande.

La régularité dans les phases de conquête. La touche française fonctionne malgré une petite baisse de régime lors de la seconde mi-temps en Italie. Bonnaire, Nallet, Thion, Harinordoquy sont tous d'excellents sauteurs.

L'expérience de Raphaël Ibanez sur et en-dehors du terrain. Il est devenu l'âme du quinze de France.

Les moins.- L'incapacité de gagner les matchs au sommet, à se mettre dans la peau du favori. La défaite de Twickenham laisse un goût amer.

Le manque de réserve au poste de pilier. La blessure de Sylvain Marconnet est une très mauvaise nouvelle pour les Bleus. Ils sont peu nombreux à pouvoir évoluer des deux côtés au niveau international.

L'absence d'un fil conducteur. Difficile de décrypter le jeu des Bleus basé sur les duels et qui manque d'envergure collective.

Le joueur.- Pierre Mignoni. Le demi de mêlée clermontois a pris une nouvelle envergure au niveau international. Il est le "dynamiseur" que la France cherchait.

2. IRLANDE

Le vécu de l'équipe qui évolue ensemble depuis de nombreuses années. Tous les joueurs se connaissent parfaitement puisqu'ils évoluent soit au Munster, soit au Leinster.

Les moins.- Le faible réservoir de joueurs, le poids trop important des leaders. L'Irlande ne joue pas sur le même rythme lorsque Peter Stringer et Brian O'Driscoll ne sont pas là. Le match contre la France le prouve.

Le joueur.- Denis Leamy. Le numéro huit du Munster a été précieux lors de ce Tournoi. Il est devenu un leader du pack.

3. ANGLETERRE

Les plus.- Des jeunes joueurs très motivés et très doués. Flood, Geraghty, Streetle, Lund sont autant de bonnes raisons d'espérer un retour au premier plan du quinze de la Rose.

La nouvelle blessure de Wilkinson. Après un retour fracassant contre l'Ecosse, "Wilko" a été laborieux face à l'Italie avant de connaître un nouveau problème musculaire.

Le joueur.- Mike Catt. Rappelé pour les deux derniers matchs du Tournoi, le "vieux" a redonné confiance à l'Angleterre. Il sera un élément essentiel pour construire rapidement une équipe d'ici la Coupe du monde.

4. ITALIE

Les plus.- Pierre Berbizier. L'entraîneur français a réussi à faire passer son message. Il a aussi mis en place un système défensif qui s'est montré efficace avant le dernier match contre l'Irlande.

L'arrivée de résultats. Deux victoires, dont une à l'extérieur, l'Italie vient de réaliser son meilleur Tournoi. Les Italiens qui affronteront l'Ecosse lors du prochain mondial ont emmagasiné de la confiance.

Les moins.- Malgré l'apport de Pierre Berbizier, l'équipe d'Italie sort parfois des rails notamment sur le plan tactique. Ils ont donné le bâton pour se faire battre face à la France avant de sortir complètement du match en seulement quelques minutes face à l'Irlande.

Le joueur.- Alessandro Troncon. Remplaçant au début du Tournoi, le Clermontois a retrouvé son poste grâce notamment à une grande performance en Ecosse.

5. PAYS DE GALLES

L'émergence de jeunes joueurs comme James Hook. Titulaire au centre en début de Tournoi, le sélectionneur Gareth Jenkins n'a pas hésité à lui confier le numéro dix face à l'Angleterre.

Les moins.- Le manque de régularité dans les résultats. Le jeu du Pays de Galles est risqué. Cela ressemble à du tout ou rien. En pleine confiance, les Gallois peuvent être irrésistibles mais ils peuvent vite se désunir.

Le joueur.- Alex Popham. Le troisième ligne aile de Llanelli a confirmé ses bonnes sorties avec son club en Coupe d'Europe.

6. ECOSSE

L'arrivée de Lawson, Ford et Beattie. L'Ecosse a des jeunes joueurs talentueux. Lancés dans le grand bain lors du dernier match contre la France, ils sont l'avenir du rugby écossais.

Les moins.- L'absence de résultats, d'ambitions. Comment l'Ecosse peut-elle renaître d'ici la Coupe du monde ?

Le joueur.- Sean Lamont. L'ailier décoloré de Northampton est la meilleure arme offensive des Ecossais. Il l'a encore prouvé sur ce Tournoi.

Contenus sponsorisés