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Afrika : "Le rugby à VII, ça m’a énormément manqué"

Afrika : "Le rugby à VII, ça m’a énormément manqué"
Par Rugbyrama

Le 20/08/2021 à 17:03Mis à jour Le 20/08/2021 à 18:25

SUPERSEVENS 2021 - Pour la deuxième étape du Supersevens, à Toulouse, l'équipe de Monaco s'est renforcée avec l'arrivée surprise de Cecil Afrika, légende du rugby à VII sud-africain. Cette saison, le meilleur joueur de monde 2011 évoluait à XV, du côté de San Diego. Pour nous, l'ancien ouvreur des Blitzboks, évoque son retour aux sources, le temps de deux étapes.

Vous sortez d’une saison de MLR avec San Diego, comment vous sentez-vous physiquement ?

Physiquement, tout va bien, je pense être prêt. J’ai surtout eu la chance de ne pas être embêté par des pépins physiques. Au niveau de la préparation, tout suit tranquillement son court. Heureusement, car les organismes vont être mis à rude épreuve samedi. On avance donc en regardant tout droit vers l’échéance de ce week-end.

Qu’est-ce qui vous a motivé à relever ce défi monégasque ?

J’adore ce jeu, tout simplement. J’ai réellement envie de partager mes connaissances avec les gars, et puis de les mettre en oeuvre sur le terrain… Mon souhait est de contribuer à ce que l’on se rapproche le plus possible de notre objectif commun, qui est d’accéder à la finale du 13 novembre.

C’est un petit retour aux sources pour vous, après votre passage à XV…

Absolument. J’ai coupé les ponts avec le rugby à VII pendant quelques temps et j’ai poursuivi ma carrière à XV. D’ailleurs, j’ai beaucoup apprécié ! Mais je suis de retour pour un nouveau et court challenge, que je trouve assez excitant. En espérant qu’une fois sur le terrain, je puisse faire la différence d'une manière ou d'une autre. Après, je me retrouve malgré tout dans un environnement familier, je connais très bien cette manière de jouer. Ça rend les choses bien plus simples pour moi, pour que je puisse m’exprimer.

Le Sevens vous a donc manqué.

Ça m’a énormément manqué ! J’ai été très honoré de pouvoir évoluer au sein du circuit mondial pendant de nombreuses années. Courir dans tous les sens, vivre de nouveaux challenges à chaque match, tous ces moments de plaisir… Je suis très heureux d’être de retour, afin de pratiquer ce rugby que j’aime tant.

N’avez-vous pas rencontré de difficultés au moment de trouver vos repères, vous qui avez intégré récemment cette nouvelle équipe ?

Forcément, j’ai été éloigné du circuit pendant pas mal de temps, mais le rugby reste le rugby. Les fondamentaux n’ont pas changé entre temps. Il faut juste que je fasse en sorte de bien communiquer avec les gars, tout en prenant conscience de ce qu’ils attendent de moi, et qu’eux comprennent aussi ce que j’attends de leur part. Si la connexion passe bien, ce sera plus facile de jouer dans le même rythme.

Qu’attendez-vous de ce Supersevens ?

J’avoue que suis un petit peu dans l’inconnu. Certaines équipes font jouer quelques uns de leurs bons joueurs de Top 14, d’autres décident de faire autrement. C’est assez intéressant de voir comment est-ce que les spécialistes du XV se débrouillent à VII, étant donné que ces deux variantes du rugby sont assez différentes, en termes d’intensité, de manière de défendre, d’éthique de travail…

Sinon, je trouve que c’est une bonne initiative. Il s’agit avant tout populariser la pratique du Sevens de manière à ce que les joueurs s’y familiarisent, qu’ils élèvent leur niveau de jeu, et surtout leur qualité technique, leur vitesse d’exécution, qu’ils deviennent aussi plus fort en un contre un. C'est aussi intéressant en ce qui concerne l’apprentissage des situations sous pression, puisqu'il faut prendre rapidement des décisions. Ça fait partie des choses que le Sevens nous apprend très bien.

" Je ne sais pas de quoi demain sera fait..."

Vous avez 33 ans, et vous allez vous retrouver face à de très jeunes joueurs. Avez-vous encore vos jambes de feu pour tenir le rythme ?

(Rires) Vous savez, quand j’ai accepté ce challenge, j’étais au courant de ce qui m’attendait. Lorsque je serai face à ces jeunes gars, ce sera le moment de tirer profit de toute mon expérience, afin de rester à leur contact.

Si Monaco venait à se qualifier pour la grande finale à Paris La Défense Arena, le 13 novembre prochain, aurait-on une chance de vous revoir avec cette formation monégasque, pour aller jusqu’au bout du challenge ?

Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Là, je veux simplement contribuer aux performances de Monaco lors des prochains jours. Le but, c’est de tout faire pour accéder à la grande finale. Après, si l’opportunité se présente à nouveau, et que l’on veut que je sois encore de la partie, on verra… Mais actuellement, je ne veux pas me projeter trop loin, je souhaite juste me concentrer sur les jours qui viennent. Il y a encore quelques étapes à passer avant de pouvoir parler de novembre. Pour l’instant, c’est focus sur l’étape Toulouse. Et une fois que ce sera fini, on regardera vers l’étape suivante.

Propos recueillis par Dorian VIDAL

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