Isabelle Picarel

Sevens - Les Françaises restent humbles et visent Tokyo

Les Françaises restent humbles et visent Tokyo
Par AFP

Le 19/10/2018 à 12:02Mis à jour Le 19/10/2018 à 12:15

SEVENS - Vice-championne du monde en juillet, l'équipe de France féminine de rugby à 7 aborde le circuit mondial 2018-2019, qui débute samedi à Glendale (Colorado), avec l'humble objectif de se qualifier pour les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

Une première finale d'étape à Kitakyushu (Japon) au printemps, une première place sur le podium (3e) dans le classement mondial final dans la foulée et une première médaille en Coupe du monde, d'argent, décrochée après une victoire historique sur les championnes olympiques australiennes à San Francisco à l'été. Avec autant de faits glorieux inédits, l'équipe de Fanny Horta a changé de dimension en quelques mois. Mais son entraîneur David Courteix ne s'enflamme pas: "Elle a changé de statut pour l'extérieur, pour les gens qui suivent le rugby à 7. Elle a toujours été prise au sérieux mais ce qu'elle a gagné l'année dernière, c'est de la constance."

Et de la confiance, maintenant que les Françaises arrivent à battre le Canada et l'Australie, deux des trois nations dominantes du circuit avec la Nouvelle-Zélande. "Des petits verrous psychologiques face à ce type d'adversaire ont sauté", reconnaît l'entraîneur auprès de l'AFP. L'objectif pour la saison qui démarre, ou plutôt les deux prochaines, est simple: emmener les Bleues au tournoi olympique de Tokyo "et y aller pour disputer un éventuel podium".

La voie la plus directe serait de finir dans les quatre premiers du circuit. A défaut, il y aura une place à prendre dans un tournoi de qualification européen, entre juin et décembre 2019, et puis une dernière place à l'issue d'un tournoi de repêchage. Rien d'assuré donc. "La Nouvelle-Zélande, l'Australie et le Canada sont les ténors du circuit mondial et ensuite il y a un certain nombre d'outsiders: les Etats-Unis, la Russie, l'Angleterre, l'Irlande, l'Espagne, les Fidji...", énumère le technicien.

Horta - Amédée, la transition

Même si les dernières prestations des Françaises les placent en haut de cette liste, la modestie est de rigueur à Marcoussis. "Humbles, je suis content que nous le soyons. Fanfaronner aujourd'hui sous prétexte qu'on a eu des bons résultats... une saison passée n'est pas annonciatrice d'une saison qui vient. Mais l'ambition est bien là." Si Courteix, en poste depuis 2010, reste prudent, c'est qu'il sait d'où il vient: la France n'a intégré pleinement le circuit qu'en 2014. "On a terminé dernier de certaines étapes", se souvient-il.

De cette époque reste un "noyau dur", témoin de cette ascension rapide, dont fait partie Horta (32 ans). Or, la Perpignanaise va ouvrir cette saison son capitanat à Montserrat Amédée, installée dans ce rôle dès samedi pour "un passage de témoin en douceur". Outre ses 24 joueuses sous contrat fédéral à 7, l'encadrement peut compter sur le renfort de joueuses du XV, telles Julie Annery, qui fera samedi et dimanche ses premiers pas sur le circuit, et Jessy Trémoulière, héroïne du dernier Tournoi des six nations.

Le groupe pour Glendale :

Montserrat Amédée, Julie Annery, Pauline Biscarat, Anne-Cécile Ciofani, Caroline Drouin, Lina Guérin, Fanny Horta, Shannon Izar, Marjorie Mayans, Carla Neisen, Chloé Pelle, Jessy Trémoulière

Le programme de Glendale :

Samedi (phase de poules)

18h52 : France - Irlande

21h36 : France - Fidji

Dimanche (phase finale)

00h20 : France - Canada

18h30 à 19h36 : Quarts de finale de la Cup

22h20 et 22h42 : Demi-finales de la Cup

Lundi (3ème place et finale)

01h04 : Match pour la 3e place

01h30 : Finale

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