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Daret : "En découdre en équipe pour aller aux JO"

Daret : "En découdre en équipe pour aller aux JO"

Le 12/07/2019 à 17:15Mis à jour Le 12/07/2019 à 17:22

SEVENS - L'équipe de France de rugby à 7 dispute ce week-end le tournoi de Colomiers avec une place pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à la clé. Les espoirs sont grands et l'équipe semble plus motivée que jamais.

Que s'est-il passé depuis le tour d'honneur du stade Jean-Bouin à l'issue du HSBC Paris Sevens où l'équipe de France de rugby à 7 a fêté sa 8e place de la saison régulière sur le World Series, après sa meilleure saison depuis plusieurs années ? Après une semaine de coupure, le groupe s'est retrouvé à Dax, sur les terres de l'entraîneur Jérôme Daret, "une semaine pour chercher la culture rugbystique et les bienfaits du thermalisme car on avait besoin de régénérer", dit-il.

Fin juin, la France a remporté à Moscou la première étape du circuit européen, validant son billet pour arriver au tournoi qualificatif pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020 en tant que favori à Colomiers les 13 et 14 juillet. Pour y parvenir, les Bleus sont restés invaincus et ont battu successivement l'Italie (33-7), la Roumanie (26-12) puis l'Irlande (14-38) en match de poule. En quart, ils ont une fois de plus disposé de l'Italie (53-0), éliminé l'Angleterre en demi-finale (24-19) avant de s'imposer en finale sur l'Irlande (31-26). A Moscou, France 7 a envoyé un message fort aux autres équipes européennes.

"On voulait envoyer des signaux forts à Moscou et marquer notre territoire", explique Jérôme Daret. "On a performé contre des équipes sérieuses contre lesquelles on comptait vraiment imposer nos compétences, notre force et notre état d'esprit. C'est plus confortable quand on arrive avec de la confiance, ce qui était le cas à l'issue de la saison régulière puisqu'on avait rempli pas mal d'objectifs intéressants en termes de construction du jeu notamment. Ça s'est traduit par un maximum à Moscou et c'est tant mieux. Maintenant, on sait qu'on est un peu plus attendus, qu'il faut conforter tous les progrès réalisés tout au long de la saison et les confirmer. On a fort à faire car tout le monde sera déterminé. Mais on a envoyé un bon signal pour montrer qu'on était présent."

L'énergie de la gagne au Stade toulousain

Tête de série numéro 1 à Colomiers ce week-end, la France est donc attendue au tournant. La poule semble abordable avec le Portugal, l'Italie et la Hongrie. Mais attention aux pièges. "On a joué le Portugal à Hongkong et ils nous ont causé pas mal de problèmes (victoire 40-7, mais avance de 21-7 à la pause, ndlr). Si on a gagné largement, on n'a pas eu beaucoup le ballon, donc on sait à quoi s'attendre. On a joué les Italiens à Moscou et on les connaît. Et la Hongrie, on ne les connaît pas du tout, donc il va falloir que l'on prenne ce match le plus sérieusement possible. Il va falloir imposer ce qu'on sait faire."

"Les mecs sont déterminés et on envie d'en découdre. Mais un grain de sable dans la machine peut faire tout chuter ! Les équipes savent toutes qu'on est présent, qu'on peut gagner contre n'importe qui et en plus on joue chez nous. Les joueurs sont conscients de leur force mais savent aussi qu'ils ont une bonne marge de progression car tout n'est pas parfait."

Daret et le staff ont mis toutes les chances de leur côté pour performer à Colomiers ce week-end, jusqu'à vivre une semaine intense au Stade Toulousain, chez les nouveaux champions de France, "pour chercher de la bonne énergie. On avait prévu ça depuis longtemps. On venait chercher cette énergie de la gagne, on voulait envoyer de bons signaux à nos joueurs", assure le coach.

" Ne pas être trop pressé"

Si la sagesse lui impose de ne pas mettre la charrue avant les bœufs, Daret sait néanmoins que quelque soit l'issue du tournoi qualificatif de Colomiers, l'équipe saura faire face, même en cas de défaite.

"Ils ne prendront pas de coup sur la tête, on est habitué à ça", se rassure-t-il. "C'est ça le rugby à 7 : il faut voir le bon côté des choses ! Même si on ne gagne pas, on apprend pour 2024. Et si on gagne, on apprendra à construire non seulement pour 2020, mais aussi pour 2024. Une performance aux JO, ça se construit sur la durée et il ne faut pas être trop pressé. Ça fait presque deux ans que l'on travaille avec ce groupe et on est encore un peu dans l'urgence. Je ne te cache pas qu'aller chercher une médaille à Tokyo serait un sérieux accélérateur ! Mais il faut être pragmatique et sérieux. Ce ne sera pas un arrêt, mais un moment très important pour construire l'avenir. Et si on gagne, il faudra conforter ce que l'on fait."

Selon lui, la force de France 7 c'est avant tout son collectif. "Le jeu en équipe !", insiste-t-il, au moment de rejoindre Colomiers pour ce week-end. "On est en train de basculer d'un groupe à l'envie de jouer en équipe. Les mecs ont envie d'en découdre collectivement, ensemble, les uns pour les autres. Ils sont formatés, ils sont là pour gagner. Il y a tous les indicateurs de perf liés à nos systèmes de jeu et ils savent où il faut mettre le curseur pour espérer gagner un match. Cet état d'esprit est l'un des axes forts sur lesquels nous avons travaillé depuis que je suis avec eux : en découdre en équipe."

Le vainqueur du tournoi de qualification olympique rejoindra le Japon et les quatre équipes qualifiées via les HSBC World Rugby Sevens Series (Fidji, USA, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud), ainsi que l'Argentine et le Canada. Les nations qui termineront deuxième et troisième auront une dernière chance en disputant en juin 2020 un tournoi mondial de repêchage.

Le groupe France 7 :

Jonathan Laugel, Pierre Mignot, Tavite Veredamu, Terry Bouhraoua, Stephen Parez-Edo, Paulin Riva, Rémi Siega, Pierre-Gilles Lakafia, Paul Bonnefond, Jean-Pascal Barraque, Sacha Valleau et Marvin O'Connor.

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