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Daret : "Bousculer la hiérarchie mondiale"

Daret : "Bousculer la hiérarchie mondiale"

Le 03/12/2021 à 17:35Mis à jour

SEVENS – L'entraîneur de la sélection de France 7 Jérôme Daret est revenu sur la belle journée qui a vu les Bleus finir deuxièmes de leur poule derrière l'Argentine et se qualifier pour les phases finales. Ils affronteront les Etats-Unis ce samedi matin.

Le tournoi de la semaine dernière avait déçu. Êtes-vous satisfait de la réaction de votre groupe ?

La semaine dernière, je n'étais pas mécontent des indicateurs de performance qui étaient au vert. On aurait dû écraser le Canada et passer à la différence de points sans attendre les résultats des Etats-Unis. La compétition est très relevée, on l'a vu aujourd'hui avec l'Espagne qui a battu les Fidji, les Fidji qui ont mis 40 points aux Argentins... Le jeu est extrême, il y a beaucoup d'homogénéité et tout le monde peut surprendre tout le monde à n'importe quel moment. Sur le résultat je suis satisfait bien entendu, même si j'attends beaucoup plus demain. Il y a l'opportunité de gagner le tournoi donc lançons-nous dans la bataille sans complexe.

Vous semblez déterminé...

La semaine dernière, nous étions frustrés, agacés de ne pas obtenir de résultat. Maintenant, on sait que nos atouts étaient en place. Cela doit se traduire demain. On doit franchir un cap et bousculer la hiérarchie mondiale en gagnant ce tournoi-là.

Ne pas gagner serait-il un échec ?

Non, ce ne serait pas un échec. L'équipe de France progresse, on la voit évoluer. Les indices de performance se consolident. Pour continuer, il faut gagner et fabriquer de la confiance.

Comment percevez-vous les États-Unis, votre futur adversaire (ce samedi à 7h28), qui sont arrivés en finale du dernier tournoi ?

Les États-Unis ont une équipe très aguerrie, avec l'expérience qu'on connaît. Ce sont eux qui nous éliminent à distance du dernier tournoi avec un match nul inespéré (contre l'Argentine, 21-21, N.D.L.R.) et qui vont jusqu'en finale. On est revanchard car on l'a en travers. Je pense qu'on a les armes et le système pour les inquiéter malgré leurs flèches sur le terrain. Il faut que notre niveau intrinsèque émerge de manière plus consistante.

Les jeunes tels que Nelson Epée (20 ans), Jordan Sepho (22 ans) et Joachim Trouabal (21 ans) se sont illustrés aujourd'hui. Quel regard portez-vous sur leur ascension ?

Ce que je constate, c'est que les joueurs plus aguerris transmettent beaucoup, apportent beaucoup de sérénité avec l'exigence de cette compétition-là. Notre manque d'expérience nous a quand même joué des petits tours contre l'Argentine notamment. C'est de l'apprentissage, un passage obligé. Mais ils ont une bonne mentalité et travaillent pour l'équipe.

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