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Barraque : "Une nouvelle bande de potes pour aller le plus loin possible"

Barraque : "Une nouvelle bande de potes pour aller le plus loin possible"

Le 11/07/2019 à 16:17Mis à jour Le 11/07/2019 à 16:23

SEVENS - Après un Circuit mondial à deux visages, France 7 joue sa qualification olympique ce week-end à Colomiers. Un tournoi européen décisif que le capitaine tricolore, Jean-Pascal Barraque, aborde avec le plein de confiance à l’image de celle qui anime les Bleus depuis le mois de mars.

Rugbyrama : Après des débuts compliqués, vous avez réalisé une très belle deuxième partie de saison, comment expliquer cette progression ?

Jean-Pascal Barraque : C’est un peu bizarre, il y a vraiment eu deux saisons en une : avant Las Vegas et après Las Vegas. Là-bas, on termine à la dernière place mais sur le tournoi suivant, on fait une finale. Et nous n’avons pas fait qu’un seul gros coup, on a continué à maintenir des bons résultats après Vancouver.

Quel a été le déclic après cette étape américaine ?

JPB. : On a tout simplement été boire un verre entre nous et on s’est dit les choses. Las Vegas a peut-être permis de se recentrer sur nous même si au départ, certaines « piques » ont fait mal. Mais c’était un mal pour un bien car ça a marché et depuis tout le monde s’est mis au service du collectif pour avoir de bons résultats.

Qu’est-ce qui vous bloquait avant cette discussion ?

JPB. : Je crois qu’on était un peu trop individualistes. Quand l’un d’entre nous ratait un plaquage, on se mettait d’abord à râler au lieu d’essayer de le rattraper. Maintenant, c’est l’inverse, on est tous solidaires et on se bat les uns pour les autres. On est une vraie équipe, une nouvelle bande de potes pour aller le plus loin possible.

" On a pris l’ascendant psychologique "

Après une première étape européenne remportée à Moscou, vous devez passer par le TQO de Colomiers pour valider votre ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo, comment appréhendez-vous ce tournoi ?

JPB. : Comme les autres tournois depuis cette mi-saison, on est en pleine confiance et on a envie de réussir à se qualifier. Avant l’étape russe, on avait un peu peur de l’Irlande et de l’Angleterre car ce sont nos deux principaux concurrents. Mais on les a battu à Moscou donc je pense que ça leur a mis un bon coup sur la tête. Si ils nous reprennent, ils savent que ça va être dur et si on prend le score, ils peuvent peut-être lâcher un peu plus vite mentalement. Même si les Anglais sont toujours bons lors des grands évènements, on a pris l’ascendant psychologique et c’est vraiment de bon augure avant d’attaquer ce deuxième tournoi.

Du coup, vous êtes aussi dans une poule plutôt « abordable » (Portugal, Italie, Hongrie), à quoi faut-il s’attendre de la part de ces nations ?

JPB. : La Hongrie on ne sait pas trop ce que cela vaut mais en revanche, nous avons joué deux fois les Italiens donc on sait qu’on ne doit pas les prendre de haut même si on est normalement meilleurs qu’eux. Si les Portugais tiennent la balle, ils sont assez propres et peuvent nous épuiser, c’est ce qui était arrivé à Hong-Kong. Ce sont des bonnes équipes mais si l’on impose notre rythme, il ne devrait pas y avoir de problème sur la phase de poule.

" Cette qualification est l’objectif de notre saison "

Vous aviez participé à la préparation des JO de Rio en 2016 mais n’aviez pas été retenu. Aujourd’hui, cela renforce votre motivation ?

JPB. : Oui, il y a une très grosse volonté de se qualifier. Surtout, on se dit que si on y arrive maintenant, la saison prochaine ne sera pas du tout la même. Si on manque la qualification, on va avoir la pression toute l’année pour ne pas rater le dernier tournoi de repêchage. Au moins si on valide déjà notre place, on aura une préparation plus sereine pour les Jeux.

Contrairement aux dernières Olympiades, le ticket européen se joue sur un tournoi sec, quelle est la difficulté de ce nouveau mode de qualification ?

JPB. : Vu qu’on a gagné à Moscou, c’est un peu dommage que ce soit comme ça (il rigole). C’est sûr que ça met un peu plus de pression mais on n’a jamais senti une équipe vraiment plus forte que nous sur le terrain lors de la première étape. On a cette pleine confiance et ce ressenti qui fait que c’est pour nous.

Quel est le principal danger de ce TQO ?

JPB. : Ne pas maîtriser nos émotions et se disperser. C’est un peu ce qui nous est arrivé à Paris quand on a perdu face au Japon. Là-aussi il y aura nos familles en tribunes donc il faudra que l’on reste concentrer sur nous pour ne pas être perturbé par cet événement en France. Pour moi, c’est le seul vrai danger de ce TQO même si on a un gros collectif et que cette qualification est l’objectif de notre saison.

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