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Horta : "Amener cette équipe de France là où elle mérite d’être"

Horta : "Amener cette équipe de France là où elle mérite d’être"

Le 12/07/2019 à 16:01

SEVENS - Malgré une belle cinquième place sur le Circuit mondial, France 7 Féminines doit passer par le Tournoi qualificatif de Kazan (Russie) ce week-end pour essayer de décrocher sa place aux Jeux Olympiques. Un rendez-vous très important pour la capitaine tricolore, Fanny Horta, qui espère pouvoir terminer sa carrière internationale à Tokyo en 2020.

Rugbyrama : Comment abordez-vous ce TQO ?

Fanny Horta : On aurait préféré se qualifier sur le World Series malheureusement, ça ne s’est pas fait. Je pense qu’on n’en sort pas frustré car on savait dès la deuxième journée du dernier tournoi de Biarritz qu’on devait passer par là. Il y a forcément un peu de déception sur certaines étapes où on avait la place d’aller en finale mais je pense qu’on a gardé une certaine régularité dans nos performances. Ce TQO va être particulier car c’est un tournoi sec à l’inverse de 2015 qui s’était joué sur deux étapes européennes. Cela va donc plus ressembler à la Coupe du monde que l’on a vécu l’été dernier à San Francisco.

Vous êtes tête de série pour ce tournoi après votre victoire à Marcoussis, quel regard portez-vous sur vos futurs adversaires en poule (Moldavie, Italie, Pologne) ?

F.H. : C’est une poule abordable mais je pense que notre objectif à nous sera de ne pas se poser de question, d’entamer ce tournoi avec de l’intensité et de la maintenir sur les deux journées de compétition. C’est important de décrocher notre qualification dès maintenant car cela peut avoir un impact sur l’année prochaine. Quand tu entames la saison des Jeux sans être qualifié, il y a toujours un petit doute qui subsiste : est-ce que tu vas y participer ou non ? Mais c’est tellement l’objectif du moment qu’on ne pense pas au cas où ça ne passerait pas, on veut remporter ce tournoi.

" Ça promet une belle bataille "

L’Angleterre, l’Espagne, l’Irlande et la Russie sont vos principaux concurrents pour ce ticket européen, le fait d’avoir battu les Irlandaises et les Russes il y a deux semaines vous a-t-il donné un avantage psychologique ?

F.H. : Je ne sais pas car ce sont des équipes habituées comme nous à enchaîner des tournois du World Series, à se remettre en question et à retravailler les points sur lesquels elles ont pu peiner à certains moments. Elles ont donc certainement travaillé à la vidéo pour contrer les équipes face auxquelles elles se sont rencontrées en difficulté. Connaissant leur caractère, je sais qu’elles ne lâcheront rien, qu’elles voudront en profiter pour créer la surprise et inverser la tendance sur ce tournoi. L’avantage, c’est qu’on a le même état d’esprit donc ça promet une belle bataille.

La saison dernière a été exceptionnelle (3e place sur le Circuit mondial, 2e place à la Coupe du monde) mais la page des « Enragées » est tournée et on sent que votre jeu a évolué avec de nouvelles armes notamment offensives…

F.H. : Oui, je pense qu’on a des armes différentes même si je suis persuadée qu’on est capable de retrouver cette agressivité en défense comme on l’a eu à l’époque. On l’a mais de manière différente et on peut encore gagner en intensité. C’est à travers toutes ces filles qui sont passées en équipe de France que l’on s’était créée cette identité. Maintenant, il faut travailler avec d’autres individus, d’autres facultés, d’autres qualités et je pense qu’on a les moyens d’enrichir notre panel donc d’aiguiser encore plus nos armes.

La défense reste l’un des piliers de votre projet de jeu…

F.H. : C’est ce sport aussi qui veut ça mais on se reconnaît pas mal dans ce système défensif de part nos tempéraments et nos origines à toutes. Je pense que c’est quelque chose sur lequel on travaille à l’unisson, il n’y a pas besoin de beaucoup parler. Quand on est toutes déterminées à affronter les adversaires et à les renvoyer chez elles, on peut-être très efficaces.

" Je vais profiter de cette dernière année "

À titre personnel, vous aurez 34 ans aux prochains Jeux Olympiques, avez-vous déjà réfléchi à l’après Tokyo ?

F.H. : Oui, je m’étais fixé les prochains Jeux pour ma fin de carrière. J’aurai beaucoup appris grâce au rugby et aussi beaucoup donné, ce sera le moment pour moi de passer à autre chose. Même si j’y ai déjà réfléchi, je n’ai pas encore choisi de quoi sera fait mon avenir, je pars seulement du principe que la saison prochaine sera ma dernière année en tant qu’internationale.

Il y a donc forcément une grosse motivation pour arracher cette qualification au plus vite tout en opérant un passage de témoin…

F.H. : Oui bien sûr même si je ne veux pas le vivre comme un compte à rebours. Je me sens encore en forme et je pense que je peux atteindre un niveau supérieur. C’est important de ne pas se reposer sur ses acquis, c’est aussi un exemple pour les futures générations. On est là pour les accompagner, les aider à se développer et à s’investir dans ce groupe. Pour cela, il n’y a pas meilleur moyen que de le faire tous ensemble dès maintenant plutôt que d’attendre que certaines partent et qu’on se retrouve dos au mur. Ça commence à prendre donc il faut que l’on continue sur cette lancée. Je vais profiter de cette dernière année pour en apprendre encore davantage, continuer à transmettre et je l’espère amener cette équipe de France là où elle mérite d’être.

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