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"S'ils n'ont pas envie de jouer, moi je n'ai pas envie de les payer"...Le Top des déclas du week-end

"S'ils n'ont pas envie de jouer, moi je n'ai pas envie de les payer"...Le Top des déclas du week-end
Par Rugbyrama

Le 10/05/2021 à 15:33Mis à jour Le 10/05/2021 à 15:35

L'amertume du président agenais, la déception de Kyle Sincler, la colère d'Arnaud Mela, l'incompréhension de Plisson et les regrets de Bergamasco...C’est le Top des déclas du week-end.

" Si les joueurs n'ont pas envie de jouer, moi je n'ai pas envie de les payer"

Le président Jean-François Fonteneau est venu taper du poing sur la table après cette nouvelle humiliation à domicile. "On peut perdre face à une équipe qui a des objectifs, mais perdre de cette façon-là, et être incapable de se faire deux passes et d'enchainer des mouvements, c'est pathétique", a lancé le patron du SUA, avant de conclure avec : "Si les joueurs n'ont pas envie de jouer, moi je n'ai pas envie de les payer".

" J'ai tellement de colère en moi en ce moment"

Warren Gatland a dévoilé cette semaine le groupe qui s'envolera pour l'Afrique du Sud en juin prochain. Si certains joueurs ont eu la bonne surprise d'être appelés, d'autres sérieux prétendants n'ont pas eu cette chance. Le pilier droit de Bristol Kyle Sinckler est de ceux-là. Après la victoire de son équipe à Bath samedi, l'Anglais (45 sélections) a exprimé sa déception : "J'ai tellement de colère en moi en ce moment. Mais je l'utilise de manière positive, de manière à aider l'équipe."

" 60 % de mes joueurs se cachent sur le terrain"

Ce dimanche, Albi s'est imposé petitement face à la lanterne rouge de Nationale, Chambéry (12-9). Si ce succès permet au SCA de conserver sa deuxième place provisoire, le manager Arnaud Mela n'a pas du tout goûté la prestation des siens : "60 % de mes joueurs se cachent sur le terrain, il n’y en a que quatre qui travaillent sur la pelouse et font avancer l’équipe'', a-t-il réagi dans La Dépêche. ''Je ne sais pas où l'on ira avec ce niveau de jeu et cette mentalité mais ce n’est pas rassurant. Pour aller à Tarbes, je ne prendrai que les joueurs qui ont envie de mouiller le maillot, le tri va être vite fait", a ajouté l'ancien deuxième ligne.

" On parle beaucoup de la santé des joueurs mais j'ai hate de voir dans quel état on va monter dans le bus"

Jules Plisson s'est payé la LNR après la rencontre samedi soir à Montpellier (32-22). Montpellier et La Rochelle, qui rejouent dès ce mardi, en match en retard , face à Toulon et, à Brive, enchainent les matches en cette période, de quoi interroger sur la santé des joueurs : "On rentre ce soir, on repart lundi. On joue mardi. On rentre mercredi. On rejoue samedi. C'est incroyable. Je trouve ça fou de nous dire que parfois on a pas le droit de se prendre dans les bras après un essai mais pour autant on nous fait jouer trois matchs en une semaine. On parle beaucoup de santé des joueurs mais j'ai hâte de voir dans quel état on va monter dans le bus lundi", a déclaré l'ouvreur à l'issue de la rencontre.

" Je faisais mon boulot mais j’ai perdu de vue l’essentiel en essayant d’avoir l’approbation de tous."

Désormais officiellement condamné à la descente en Nationale, Soyaux-Angoulême doit maintenant se tourner vers l’étage inférieur avec une reconstruction à mener, dans un contexte économique pas évident. Le coach Mirco Bergamasco, a vécu une saison difficile. Aujourd’hui, l’ancien trois-quarts qui poursuit sa formation d’entraineur, cette expérience l’aura quoi qu’il arrive fait grandir. "Si je n’apprends pas de cette saison, je suis un peu con", sourit-il. Avant de poursuivre son analyse sur ce qui n’a, selon lui, pas fonctionné ces derniers mois. "J’ai essayé de changer et de comprendre ce qui ne marchait pas. Je pense avoir tout fait pour me faire intégrer et pour le nouveau projet. Mais je me suis trompé car j’ai voulu faire plaisir plutôt que de continuer à faire mon boulot. Je me le reproche. Je faisais mon boulot mais j’ai perdu de vue l’essentiel en essayant d’avoir l’approbation de tous pour montrer que je ne me tournais pas les pouces. J’en ai perdu mes croyances".

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