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Rungis Rugby Gastronomie : des étoiles sur scène comme dans les assiettes

Rungis Rugby Gastronomie : des étoiles sur scène comme dans les assiettes
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 28/06/2022 à 12:50Mis à jour

À la veille de la finale du Top 14 au Stade de France s’est tenue la quatrième cérémonie "Rungis Rugby Gastronomie" où les étoiles de la cuisine ont côtoyé celle de l’ovalie. Pour le bonheur des yeux et des papilles des 700 privilégiés présents.

Entre le rugby et la gastronomie, c’est une longue et belle histoire. Un mariage d’amour, parfois jusqu’à la déraison dans un milieu sportif où l’exigence de performance est toujours plus forte. Cette même exigence que l’on retrouve au cœur des plus grandes brigades de cuisine. Comme un trait d’union entre deux arts qui ont l’habitude de se côtoyer.

Voilà pourquoi le Marché International de Rungis, sous la responsabilité du Rungis Rugby Club de Foed Chakir, et Midi Olympique entretiennent cette délicieuse relation depuis déjà quelques années. Jeudi dernier, au cœur de ce territoire de 66 hectares, grand comme une ville, où s’affairent presque 18 000 personnes chaque nuit en amont des fêtes de fin d’année, s’est déroulée la quatrième cérémonie "Rungis Rugby Gastronomie".

Une cérémonie entre assiettes raffinées et trophée d’envergure. Et pour cause. Après que, sur la scène de cet espace "Rungis événements", fraîchement rénové, Stéphane Layani, Président du Marché International de Rungis, et Jean-Nicolas Baylet, Directeur Général du groupe La Dépêche du Midi ait lancé les festivités avec une ferveur digne des grandes finales de Top 14 au Stade de France, les étoiles se sont succédé sur scène mais aussi dans les assiettes.

Une constellation de grands noms

Thierry Marx, l’un des plus grands chefs français, deux étoiles au guide Michelin, Nicolas Sale, également deux étoiles passé par la très réputée table de l’espadon et Claire Hetzler élue meilleure pâtissière Gault & Millau en 2013, s’étaient réunis pour régaler les papilles et émouvoir les sens. Avec un franc succès. Sur scène, impossible de comptabiliser le nombre de sélections en équipe de France. Les plus grands joueurs français avaient répondu à l’invitation, non sans excitation. En vrac : Thierry Dusautoir, Christian Califano, Yannick Bru, Christian Labit, Imanol Harinordoquy, Serge Betsen, Dimitri Szarzewski, Pierre Rabadan ou encore l’ancien international italien Diego Dominguez.

Leur point commun ? Tous avaient soulevé à plusieurs reprises le précieux bouclier de Brennus au cours de leurs immenses carrières. Tous ont rappelé combien ils avaient vécu de belles émotions à l’instant de toucher ce "bout de bois" devenu mythique, sans oublier de souligner leur passion pour l’art de la table. Et tous ont reçu un mini bouclier de Brennus remis par des personnalités, notamment issues du monde du cinéma.

Philippe Oustric, grand ordonnateur de la soirée et Nicole Sonneville (agent bien connu dans le milieu du 7e art) avaient convié Michèle Laroque, Thierry Lhermitte ou encore Gérard Jugnot. Rien que ça. Ce dernier, toujours aussi truculent à l’instant de conter de merveilleuses histoires a révélé moult anecdotes de l’époque où il pratiquait le rugby malgré son "petit physique". Des personnalités du monde de la télévision avaient également fait le déplacement. Parmi elles, Sophie Davant et William Leymergie ou encore Hélène Mannarino, la nouvelle animatrice de TF1, appelée à prendre la succession d’Alexandra Sublet aux manettes de l’émission "C’est Canteloup" lors de la prochaine rentrée.

La soirée s’est également teintée d’émotions et de générosité à plusieurs reprises. D’abord, lorsque Foed Chakir, président du Rungis Rugby Club, a remis un chèque de 5000 euros à l’Amicale du Tournoi des 6 Nations qui œuvre en direction des jeunes. Ensuite, lorsque David Ermacora, Président de la société Livingstone, est monté sur scène accompagné de plusieurs jeunes œuvrant au sein du Secours populaire.

L’histoire de Jacques Abramczyk, producteur de légumes et grossiste à Rungis, mais surtout véritable mécène du secours populaire, a suscité respect et silence parmi une assistance émue. Parmi celle-ci, l’ancien Premier ministre Jean Castex, très attaché au terroir et à ses richesses, amoureux du rugby comme de la gastronomie, s’est même levé pour saluer la bonté de cet homme, entraînant derrière lui une "standing ovation".

Évidemment, une soirée à Rungis n’en serait une si elle ne s’était pas prolongée tard dans la nuit. "Au veau qui tète" est une institution du "ventre de paris" comme avait qualifié Émile Zola le Marché du temps où il se trouvait au cœur des Halles de Paris. C’est là que la nuit s’est poursuivie au rythme des chants et des verres qui tintent. Mais pas seulement. À Rungis, la gastronomie n’est pas un vain mot. Au contraire. Alors, à l’heure de passer commande, notre ambassadeur Midi Olympique Imanol Harinordoquy, a payé sa tournée, non pas de bière ou de champagne, mais de ris de veau. Pour le plus grand bonheur de tous…

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