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Hivernat : "Il n'y a pas un seul matin où je ne pense pas au Mondial"

Hivernat : "Il n'y a pas un seul matin où je ne pense pas au Mondial"
Par Midi Olympique

Le 05/10/2022 à 09:55Mis à jour Le 05/10/2022 à 09:58

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RUGBY FAUTEUIL - Au mois d’octobre prochain, le coup d’envoi du championnat du monde de rugby-fauteuil 2022 sera donné ! Pendant près d’une semaine (10-16 octobre), les Bleus essaieront de performer sur le parquet du DGI Huset Vejle (Danemark), quelques mois après leur sacre européen, acquis face aux redoutables Britanniques.

La compétition

En pleine phase ascendante, les partenaires de Jonathan Hivernat voudront se mêler à la bagarre entre les meilleures nations mondiales (Australie, Grande-Bretagne, Japon, Etats-Unis…), avec pour objectif de rallier au moins les demi-finales. Placée dans la poule A, la France a hérité de la Suisse, de l’Allemagne, de la Nouvelle-Zélande, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Elle démarrera sa compétition le mardi 11 octobre, face aux Kiwis. Les quatre premières nations de chaque poule seront qualifiées pour les quarts de finale.

Jonathan, dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques semaines du Championnat du monde ?

Il n’y a pas un seul matin où je me lève sans penser au Mondial. Tous les jours, je sais pourquoi je m’entraîne, je sais pourquoi je vais peut-être au-delà de ce qui est possible de faire, dans la douleur, cela toujours dans une volonté de pouvoir évoluer au service du collectif. Puis, je pense que même si on n’a pas le confort que peuvent avoir d’autres équipes de France, avec des stages réguliers, on compense par notre volonté de mettre beaucoup de matière aux entraînements avant de se regrouper. Cela rend nos stages plus efficients sur le système de cohésion et l’animation collective.

Avec votre victoire lors du dernier championnat d’Europe, pensez-vous avoir changé de statut ?

Dire qu’on n’a pas changé de statut, ce serait se voiler la face. Aujourd’hui, on est une sélection qui a su prouver qu’elle pouvait aller au bout sur une compétition. On est passé d’une bonne équipe à une équipe prise très au sérieux. Avec cette perspective du Championnat du monde, il y a donc beaucoup d’attentes et d’exigences. Cela sera notre première expérience avec ce statut-là. C’est à nous de prouver qu’on peut renouveler ce genre de performance.

Depuis que vous êtes capitaine, l’équipe de France a-t-elle déjà été aussi forte ?

Elle n’a jamais été aussi forte et mature. Aussi parce qu’avant le championnat d’Europe, on n’avait pas réalisé de telle performance. On savait qu’on en était capables. Or, si les dires sont toujours entendus, les faits sont parlants. Nous, entre joueurs, on a une réelle envie de tendre vers ce qui se fait de mieux, on veut vivre des choses exceptionnelles sportivement parlant, qui ne seront qu’une conséquence de notre travail. Il y a une certaine notion de respect entre nous, une ferveur, et une volonté de toujours taper dans le dos de son collègue pour le faire briller.

Cédric Nankin et Jonathan Hivernat soulèvent la coupe après leur succès européen

Quel sera l’objectif minimum ?

Aujourd’hui, on fait partie des meilleures nations européennes. On est peut-être dans les six ou sept équipes qui vont se disputer le titre de champion du monde. Ça va se jouer à un ou deux points près, j’en suis persuadé. L’ambition affichée par le coach est d’atteindre le dernier carré. Pour moi, pouvoir déjà réaliser le même exploit qu’on a pu faire sur le dernier Mondial, c’est-à-dire finir cinquièmes, ce serait une très belle chose. Après, si on va plus haut, je suis preneur.

Un mot sur vos adversaires de la phase de poules ?

C’est l’un des tirages les plus avantageux qu’on a pu avoir en compétition. Néanmoins, le format de l’évènement veut qu’il y ait des quarts de finale, donc on va croiser avec la très grosse poule d’à côté. Potentiellement, il va falloir montrer notre réel niveau sur l’Allemagne, la Suisse et la Nouvelle-Zélande, et réaliser au moins une autre performance sur les matchs contre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, pour éviter de finir quatrième de groupe et se donner un petit peu plus de chances pour la suite.

Cette compétition représente également une étape de plus dans la préparation des jeux Olympiques…

Il y aura beaucoup d’autres échéances, avec le championnat d’Europe à Cardiff, en mai, et la Coupe du monde 2023. Mais oui, c’est un premier acte qui va pouvoir mesurer où est-ce qu’on en est vraiment. On va emmagasiner encore beaucoup de choses, mais il faut aussi s’assurer des très grosses bases que l’on a déjà.

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