Midi Olympique

Le Toulouse olympique XIII a rendez-vous avec l’histoire

Le Toulouse olympique XIII a rendez-vous avec l’histoire
Par Rugbyrama

Le 10/10/2021 à 13:03Mis à jour Le 10/10/2021 à 21:00

RUGBY À XIII - Une semaine après avoir balayé Batley en demie (51-12), les Toulousains reçoivent ce dimanche 10 octobre (19 h) les Anglais de Featherstone dans le cadre de la finale de Championship. Le vainqueur sera promu sportivement en Super League, une potentielle première pour un club de l’Hexagone. Au stade Ernest-Wallon, les hommes de Sylvain Houlès ont rendez-vous avec l’histoire.

C’est la dernière marche d’une longue ascension que s’apprêtent à franchir les treizistes du Toulouse olympique. Sur le pré d’Ernest-Wallon, qu’ils partagent avec leurs homologues du Stade toulousain, les Hauts-Garonnais reçoivent les Featherstone Rovers. De quoi conclure une saison marquée par une première place au classement de la phase régulière, suivie d’une belle victoire contre Batley en demi-finale (51-12). Ce dimanche 10 octobre (19 h), les soldats blanc et bleu espèrent donc connaître le même succès que celui enregistré la veille par leurs colocataires rouge et noir (victoire 38-10 face à Pau).

Il leur faudra néanmoins réaliser une entame de match bien plus consistante, au risque d’être bousculés par les deuxièmes de la phase régulière, Featherstone. La semaine dernière, lors de la demi-finale remportée face à Batley, la première mi-temps des Toulousains avait été assez poussive. "En première période, on avait été un peu approximatifs. Il ne faudra pas renouveler ça contre Featherstone. On ne peut pas se permettre de leur donner autant de munitions", assurait ce jeudi le coach Sylvain Houlès. Le titre de Championship et la montée en Super League en dépendent.

" "Je crois qu’on a tout ce qu'il faut pour espérer une victoire ce dimanche""

Une victoire toulousaine ce dimanche marquerait en effet une grande première pour le rugby à XIII français, puisque TO XIII du président Bernard Sarrazain deviendrait le premier club de l’Hexagone à intégrer la Super League grâce à la promotion sportive (les Dragons catalans avaient été admis sur dossier). Pas de doute, c’est donc bien "le match le plus important de l’histoire du club" qui va se tenir au stade Ernest-Wallon, dixit Sylvain Houlès. Pour l’occasion, l’enceinte toulousaine devrait ainsi voir près de 7 000 de ses sièges occupés (dont quelques-uns par des joueurs du Stade toulousain). Le président Sarrazain se veut confiant : "On a la possibilité de jouer dans un stade merveilleux. C’était un ingrédient qui nous avait un peu manqué les autres années. Je crois qu’on a tout ce qu'il faut pour espérer une victoire ce dimanche."

Prudence tout de même : il y a deux ans, à Blagnac, Toulouse s’était incliné en demi-finale face à cette même formation de Featherstone (36-12), laquelle avait pu vivre l’expérience d’une finale de Championship… Autant dire qu’au moment d’évoquer son futur adversaire en conférence de presse, Sylvain Houlès ne tarissait pas d’éloges, mentionnant notamment "un pack expérimenté et assez impressionnant".

Sylvain Houlès, le coach du Toulouse olympique XIII se méfie de l'expérience de Featherstone

Sylvain Houlès, le coach du Toulouse olympique XIII se méfie de l'expérience de FeatherstoneOther Agency

Mais depuis cette déconvenue, deux années ont passé. Et le collectif haut-garonnais a bien progressé. S’ils évoluent à leur meilleur niveau, les Toulousains sont mieux armés, selon leur entraîneur : "On sait jouer vite au rugby. Et si on fait ça, on touche à leur faiblesse. Le technicien poursuit : Il va falloir gagner le défi physique, gagner le plaquage, gagner le tenu, se relever plus vite qu’eux pour pouvoir aller s’engouffrer derrière. C’est là qu'on est forts, et c’est là qu'ils sont faibles. C’est un bras de fer qu’on va devoir remporter."

Au-delà des nombreux enjeux, et notamment économiques (rien que les retombées touristiques liées à une montée en Super League représenteraient environ 5 millions d’euros par saison), Johnathon Ford et ses hommes avancent de leur côté sans pression. "Je pense pas avoir trop de pression, même si oui, ça peut arriver d’en avoir. Mais il faut simplement se focaliser sur les choses que l’on peut contrôler. Et au capitaine toulousain de conclure : On a bien progressé. On a un bon groupe de gars. Sportivement, on est bien aussi, donc maintenant, on y va !"

Par Dorian Vidal

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