Isabelle Picarel

Coupe du monde à 7 - La Nouvelle-Zélande encore sur le toit du monde

La Nouvelle-Zélande encore sur le toit du monde
Par Rugbyrama

Le 23/07/2018 à 10:07Mis à jour Le 23/07/2018 à 10:10

Les deux équipes néo-zélandaises, masculine et féminine, ont conservé leurs titres mondiaux à l’issue de l’édition 2018 à San Francisco. Une performance majuscule.

C’était il y a cinq ans. En 2013, à Moscou, Sarah Goss et Tim Mikkelson, les capitaines néo-zélandais durant la Coupe du monde à 7 de San Francisco, étaient déjà sacrés. Aujourd’hui, ils ont réussi à récidiver en conservant leur titre mondial. Déjà largement dominateurs sur la planète du XV, les Kiwis ont donc aussi mis celle du 7 à leurs pieds. Ce qui était loin d’être évident chez les hommes. Car, sur les cinq dernières saisons, ils n’avaient fini mieux que troisièmes à l’issue du circuit mondial. Aux jeux Olympiques de 2016, ils n’avaient même pas vu le dernier carré… Oui mais, voilà, grâce notamment un Ravouvou exceptionnel ou à un Curry magistral en finale, les All Blacks Sevens ont su se sublimer le bon week-end.

" Presque K.O. face à la France"

Le quart de finale contre la France a pourtant été laborieux. Sanctionnés de trois cartons jaunes dans la seule première mi-temps, les Néo-Zélandais ont dû puiser dans leurs ressources pour rester en vie. Et derrière, ce sont les terribles Fidjiens, champions olympiques en titre, qui se présentaient… "Nous savions que cela allait être dur, explique Mikkelson. Nous avons presque été mis K.O. par la France mais on a élevé notre jeu contre les Fidji." Jusqu’à renverser le grand favori de la compétition. De quoi refaire le plein confiance et aborder la finale face aux Anglais avec sérénité. Tellement que les Blacks ont survolé cette ultime rencontre dimanche pour s’offrir un titre inattendu. "C’est à mettre au crédit de l'encadrement, qui a su remobiliser les garçons, poursuit Mikkelson. Nous n'avons pas eu les résultats mais nous avons continué de travailler."

La revanche des Blacks Ferns

Les garçons ont ainsi imité l’équipe féminine qui, la veille, avait gravi toutes les marches. De manière absolument méritée, comme le reconnaissaient les Françaises battues en finale. Durant leurs deux journées de compétition, les partenaires de Portia Woodman, une nouvelle fois stratosphérique, et de Michaela Blyde, qui a inscrit un triplé face aux Bleues, étaient en mission. Il faut dire qu’elles restaient sur une immense déception aux JO de Rio, là où elles avaient laissé la médaille d’or aux Australiennes. Depuis, la promesse était claire : il fallait laver l’affront. Elles y sont parvenues. Et de quelle manière !

À peine inquiétées en demi-finale par les Américaines, les Blacks Ferns n’ont jamais tremblé. "C’est une journée incroyable", soufflait Goss après le match. C’était même une Coupe du monde incroyable pour ce pays. Mikkelson de conclure tout en sourire : "C’est énorme. Filles et garçons s’entraînent au même endroit et je crois qu’elles nous avaient mis la pression avec leur victoire."

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