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JO Rio 2016 - Sevens : les Bleues, une vraie belle chance de médaille

Les Bleues, une vraie belle chance de médaille

Le 05/08/2016 à 17:41

RUGBY A 7 - Très régulièrement en Cup mais seulement cinquièmes au classement final du Circuit mondial cette saison, les filles de David Courteix restent la meilleure chance du rugby français d'obtenir une médaille à Rio. Pas encore assez régulières, elles n'en sont pas moins des outsiders plus que crédibles, dans le contexte néanmoins très récent du groupe semi-pro de 7 féminin.

"On a causé des difficultés aux meilleures, ça montre quand même qu'on arrive aussi à imposer notre jeu, mais on doit être plus régulières et réussir à concrétiser". Tirée d'un entretien avec la capitaine Fanny Horta après le tournoi de Langford (et avant celui de Clermont, dernier du Womens Sevens Series cette année) début mai, la déclaration n'a pas pris une ride.

En Auvergne peu après, les filles de France 7 ont bien glané la Plate en guise de repêchage, mais elles sont donc une nouvelle fois tombées au pied du podium. La faute à une défaite face aux Blacks en quarts. Le poids de la pression, devant leurs proches, peut-être. Mais surtout l'histoire d'une saison...

Régulièrement proches du podium sur le circuit

"Cette année a été frustrante parce qu'à chaque fois, on passe pas loin de battre les trois meilleures nations mondiales", résume ainsi Rose Thomas. Bilan, les Bleues ont terminé le Circuit mondial à la cinquième place, respectivement derrière l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Angleterre et le Canada. Soit les quatre demi-finalistes du dernier tournoi de Clermont. Comme tant d'autres fois.

"Pourtant, je pense que notre place est parmi les trois premières", reprend la Bordelaise, historique du groupe français. "Mais il ne faut pas oublier que nous sommes semi-professionnelles depuis deux ans seulement, et que ce statut nous a déjà permis d'atteindre le haut de tableau".

Rose Thomas (avec le téléphone) et les Bleues à Rio

Rose Thomas (avec le téléphone) et les Bleues à RioAFP

Dans la même poule que les Kiwies, les Espagnoles et les Kényannes aux Jeux, les Françaises de David Courteix restent sur le papier la principale chance de médaille du rugby tricolore. Parce que, malgré une saison qu'elles ne jugent donc pas complètement à leur goût, elles sont nettement plus régulièrement en Cup, et plus proches du podium au dernier classement mondial.

Des outsiders plus que crédibles. "Ça se joue à des détails", tente de justifier Rose Thomas à propos de l'écart restant. "Il faut avoir des lifts parfaits en touche, faire toutes les passes au cordeau... Les meilleures sont au-dessus par leur perfection, alors que nous, on a un côté incertain qui empêche tous nos efforts de payer".

Un groupe semi-pro pourtant formé récemment

Depuis bien des semaines avant leur arrivée très récente à Rio, elles travaillent à peaufiner tous ces petites gestes. En plus de leur folle détermination, si ces filles-là donnent vraiment envie d'y croire, c'est par leur progression relativement rapide, malgré la formation d'un groupe à (presque) plein temps à Marcoussis voilà deux ans seulement.

"Les premiers mois de la première saison étaient physiquement assez rudes", illustre Shannon Izar. "J'ai le souvenir de rentrer complètement claquée à 21h, de comater sur le canapé". La quatrième place acquise à Dubaï fin 2014 - "un déclic" selon la Lilloise - a pourtant prouvé rapidement le bon choix. Ensuite, l'adaptation a fait son chemin dans cette direction. L’an dernier, il nous a fallu le temps de nous mettre dans le rythme semi-pro, s’entraîner tous les jours, décrypte la Girondine Thomas. O"n a eu plus de pépins physiques alors que cette année, à deux mois des Jeux, on était quasiment au complet !"

Shannon Izar

Shannon IzarIcon Sport

La répétition des séances, les temps d'efforts et l'enchaînement avec ceux de récupération sont désormais bien mieux gérés. Entre la sélection à 7 et leurs clubs, les corps s'y sont habitués. Débarquées à Rio sur le tard après un dernier stage en Martinique, elles rêvent désormais de bousculer la hiérarchie. Elles ont de quoi. A condition d'y croire. Et de se l'assurer contre l'Espagne et le Kenya ce samedi 6 août, premier jour des JO.

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