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Quand Califano envoyait une voiture de partenaire au fond d'un lac

Quand Califano envoyait une voiture de partenaire au fond d'un lac
Par Midi Olympique

Le 20/06/2020 à 11:04

Dans un long entretien qu'il accorde ce vendredi à Midi Olympique, l'ancien pilier international Christian Califano revient sur sa longue carrière. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les anecdotes croustillantes ne manquent pas.

Invité à retracer le fil de sa carrière, Christian Califano ne s'est pas fait prier. A-t-il tout livré ? Certainement pas. De Toulon à Gloucester en passant par Toulouse (10 ans tout de même), Auckland, les Saracens, Agen et même Bourges, « Cali » a vécu 1000 vies de rugby. Ce qu'il en raconte, ce vendredi dans les colonnes de Midi Olympique, vaut déjà le détour. « J’ai grandi grâce à deux joueurs qui étaient mes idoles. Il y a d’abord eu Manu Diaz, ensuite Claude Portolan. Deux joueurs aux registres très différents. Manu (Diaz) était quand même l’homme le plus craint au monde. Il a fait échapper pas mal de types... » se souvient-il en préambule. A l'étage international « Carl Hayman est celui qui m’a le plus impressionné. J’ai joué mes deux dernières sélections avec les Bleus face à lui (tournée en Nouvelle-Zélande 2007, N.D.L.R.). Je peux vous jurer que j’ai eu mal (rires). Après le dernier match joué face à lui, j’ai mis deux mois à remarcher normalement. »

Course-poursuite au Château Ricard

L'heure, alors, d'ouvrir la boîte à anecdotes. Dont celle-ci, pour le moins savoureuse : « La veille d’une finale contre Clermont, j’avais du mal à dormir. Nous étions au château Ricard, à Clairefontaine, et notre partenaire automobile avait mis une voiture à disposition de l’équipe. Dans la nuit, je n’avais rien trouvé de mieux que de la prendre pour aller faire des dérapages sur le terrain. Puis un petit tour dans la forêt où je m’étais engagé dans une course-poursuite avec une biche. à gauche, à droite, je ne lâchais pas jusqu’au moment où j’ai senti la voiture décoller… Et je me suis retrouvé dans le lac du domaine ! Heureusement, la fenêtre était ouverte. J’ai pu sortir de l’habitacle et aller me coucher. »

L'histoire, évidemment, ne s'arrête pas là. L'escapade nocturne de « Cali » n'a pas mis longtemps à se savoir. Et Guy Novès ne l'a pas raté, le lendemain matin. « Je me souviens encore de son regard de tueur lorsqu’il est entré dans la salle du petit-déjeuner. Il a salué tous les joueurs, un par un. Il a terminé son tour de table par moi. Il m’a serré la main, m’a regardé droit dans les yeux et m’a demandé si j’avais bien dormi. Puis, il a ajouté : « C’est important de bien dormir. Aujourd’hui je compte sur toi, Cali. Et surtout, ne te loupe pas. » »

Retrouvez l'entretien en intégralité sur Midi-Olympique.fr

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