• Pro D2 - Oyonnax - Jules Soulan
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Oyonnax écrase Vannes et retrouve la tête du championnat

Par Pierre Magne
Le | Mis à jour

PRO D2 - Après trois victoires de suite Vannes est tombé de son siège à Oyonnax. Inexistants tout au long de la rencontre les bretons ont subi le réalisme des hommes de Joe El-Abd, et s’inclinent 56-7. Grâce à cette démonstration de force Oyonnax reprend la tête du Pro D2 et envoie un message fort à ses poursuivants.

"Il n'y aura pas de miracle, le match est perdu", les mots du Manager des Bretons à la mi-temps sont sans appel, 42-0 pour Oyonnax, circulez il n’y a plus rien à voir…Enfin presque. Même si en seconde période Vannes a fait l’effort de résister, il était déjà beaucoup trop tard. Victime d’une entame de match cauchemardesque, les Vannetais vont subir les vagues rouge et noire et craquer à six reprises rien qu'en première période, la faute à une défense apathique, véritable motte de beurre. Les Bretons ne rentreront jamais véritablement dans la rencontre. En face tout a réussi, comme à l’entraînement véritable démonstration. Huit essais, à noter le doublé de Laclayat et Soulan. Score final sans appel 56-7.

Il y a eu du suspense ce vendredi soir ! ?https://t.co/csN7hNxsJv

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) October 14, 2022

On s’attendait à un véritable choc, le deuxième avant la rencontre, Vannes, se déplaçait sur la pelouse du troisième Oyonnax. Si choc il y a eu, ce fut sur la tête des Bretons. Dix minutes de jeu et les Aindinois empochaient le bonus offensif grâce au troisième essai de la rencontre inscrit par le pilier phénomène, Thomas Laclayat, scruté de près par le staff du XV de France. Essai qui d’ailleurs, est assez représentatif de l’ensemble de la rencontre. Une pénalité à 5 mètres de la ligne d’enbut vannetaise, jouée vite par le pilier d’Oyonnax qui rentrait comme un couteau chaud dans une défense bretonne aux abonnés absents que rien ne semblait faire réagir.

La touche seul point noir côté Oyonnax

Et le cauchemar continue pour les Bretons. Tellement dominateurs dans le jeu les Oyomen n’avaient pas encore pris le temps de pousser une mêlée. Et voilà un nouveau secteur que les locaux prenaient à leur compte. Vannes est étouffé, se met à la faute et Oyonnax ne quitte plus le camp breton. Résultat, trois autres essais (par Raynaud, Laclayat, qui inscrit un doublé, et Grice) des hommes de Joe El-Abd entre la 20e minute et la fin du premier acte. Rajoutez à cela un buteur à 100%, Jules Soulan et vous obtenez un score fleuve mais impressionnant de 42-0 à la pause. Une seconde mi-temps anecdotique se fait déjà entrevoir.

Au retour des vestiaires, les Oyomen ne lâchent rien et en veulent toujours plus. Huit minutes après le coup d’envoi de la seconde période et Geledan inscrivait le septième essai rouge et noir, 49-0. C’est après ça que Vannes reprendra des couleurs. Enfin "des couleurs", des Vannetais bien aidés par une conquête aindinoise qui flanchait de plus en plus. Même si la touche des locaux n’avait jamais vraiment fonctionné à plein régime sur cette rencontre, c’était au tour de la mêlée de subir l’impact breton. Derrière un pack et une mêlée qui trouvait enfin le sens de l’avancée, le numéro 9 remplaçant, Gouaux, passait la ligne pour débloquer, de manière anecdotique, le compteur breton, 49-7. L’homme du match, Jules Soulan, venait inscrire son doublé en fin de match et parfaire son 100% face aux perches. 26 points pour l’ouvreur d’Oyonnax sur ce match, qui achevait les Bretons d'un dernier coup de pied, 56-7.