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Une finale indécise entre Mont-de-Marsan et son dauphin Bayonne

Une finale indécise entre Mont-de-Marsan et son dauphin Bayonne
Par AFP

Le 05/06/2022 à 16:36Mis à jour

PRO D2 - Le premier de la saison régulière, Mont-de-Marsan, face à son dauphin, Bayonne: au-delà de sa logique, l'affiche de la finale de Pro D2, dimanche (17h45) à Montpellier, s'annonce très ouverte entre le club landais et son rival basque.

Le Stade montois, dont le dernier titre de champion de Pro D2 remonte à 20 ans, assume son statut de favori et ses ambitions malgré un budget modeste (7 millions d'euros). "On a joué toute l'année pour ça. On a envie de bien finir", assure son capitaine, le troisième ligne William Wavrin, en rappelant que les Jaune et Noir ont déjà battu à deux reprises leurs voisins (33-14 puis 15-13).

En outre, les Landais ont un atout majeur qui pourrait se résumer en quelques lettres, sept exactement: Léo Coly. Le demi de mêlée de 22 ans, champion du monde des moins de 20 ans en 2019 et au club depuis 2018, a réalisé une excellente saison, terminant en tête des meilleurs réalisateurs de la Pro D2. Coly a impressionné au point d'être convoqué en janvier par le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, pour préparer le tournoi des Six nations. Très courtisé, il quittera les Landes cet été pour Montpellier, actuel leader du Top 14.

Pro D2 - Léo Coly - Mont-de-Marsan

Pro D2 - Léo Coly - Mont-de-MarsanIcon Sport

Autres facteurs déterminants cette année: le duo d'entraîneurs du cru, ex-joueurs, Julien Tastet et Rémy Talès, et un collectif soudé, qui devrait être renforcé prochainement. "On a deux styles de jeu bien différents (...) C'est une équipe avec une belle histoire, un gros public. En plus, il y a une rivalité basco-landaise. Pour le rugby et le spectacle, c'est une bonne chose", espère Wavrin.

Mais en face, les Basques ne sont pas en reste. Avec un budget nettement supérieur (21,5 millions si le club remonte en Top 14), l'ambition est de retrouver l'élite un an après l'avoir quittée et de représenter le Pays basque à la place du voisin biarrot, déjà rélégué. Le club peut compter sur un effectif dense, un entraîneur expérimenté, Yannick Bru, et un public fidèle (plus de 9.500 spectateurs en moyenne à Jean-Dauger).

"C'est une finale : ce ne sont pas forcément les matches les plus beaux à voir mais souvent les plus chargés en émotion, résume l'ailier basque Rémy Baget, co-meilleur marqueur d'essais (14) en Pro D2. L'issue de la finale se décidera sur "un détail" voire "une ou deux fautes", estime-t-il.

Le vainqueur de cette finale accèdera directement au Top 14. Le vaincu disputera un barrage pour tenter d'y accéder, contre le 13e du Top 14, Perpignan ou Brive.

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