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Desaubies a une carte à jouer avec le Stade montois

Desaubies a une carte à jouer avec le Stade montois

Le 05/05/2022 à 09:08Mis à jour

PRO D2 - Moins utilisé que l’an dernier, l’ancien international U20 Simon Desaubies enchaîne néanmoins les matchs en cette fin de saison. Avec les blessures qui touchent le club des Landes, sa polyvalence sera un atout pour la phase finale que s'apprêtent à vivre les Montois.

C’est une situation pour le moins particulière que vit, cette saison, Simon Desaubies. Arrivé l’an passé au Stade montois, le trois-quarts centre, en quête de temps de jeu, avait rapidement enchaîné les matchs et fait partie des joueurs souvent utilisés (1115 minutes disputées), dans une équipe alors en grande difficulté au classement. Cette année, la donne est quelque peu différente. Desaubies joue moins (694 minutes). Mais le contexte, chez les jaune et noir, est moins anxiogène, puisque les Landais occupent la première place du classement. “C’est une situation différente, note-t-il. L'effectif s’est étoffé, le début de saison a été compliqué, je n’étais pas trop dedans. Après, je me suis mis à un peu mieux jouer. Mais tout ça, je le vis bien. Je suis là pour apprendre, je n’ai que 22 ans.”

Polyvalent

Issu d’une famille de rugbymen (son père a été champion de France groupe B en 1981 avec Salles), Simon Desaubies a découvert ce sport peu avant ses 9 ans, après avoir pratiqué le tennis et le judo. Si c’est à l’aile qu’il a débuté le rugby, du côté de l’US Salles, il a ensuite alterné entre les postes de centre et d’ouvreur pendant sa jeunesse à l’UBB. Pour cause, né en 1999, “Desaub” évoluait, un an sur deux, aux côtés de Mathieu Jalibert (issu de la génération 98), qui était déjà installé à l’ouverture.

Chez les Landais cette saison, le garçon passé par le pôle espoirs de Talence a occupé à seize reprises le poste de centre, a joué huit matchs en dix et un à l’arrière. “De plus en plus, je préfère jouer au centre, affirme celui qui devrait démarrer la rencontre face à Grenoble demain, avec le numéro treize dans le dos. Je m’entraîne plus à ce poste. Je ne suis pas trop un leader de jeu. Je préfère suivre, être dans l'instinct."

De par sa polyvalence, et avec la blessure de l’ouvreur Willie Du Plessis (saison terminée), l’ancien international U20 (deux sélections) a une carte à jouer en cette fin de championnat. “Avec les blessures, aujourd’hui, il a du temps de jeu. Il a besoin d’enchaîner. Il s’en sort particulièrement bien, même si, des fois, il sort un peu du système. Mais bon, c’est du “Desaub”. Il est un petit peu comme ça dans la vie”, sourit Patrick Milhet.

Artiste

Dans les rangs montois, ils sont nombreux à décrire le centre comme un “artiste”. “C’est vrai que j’aime bien dessiner, mais je ne pense pas qu’on vous ait dit ça par rapport à ça”, se marre le jeune homme. “J’aime bien rigoler, mettre la bonne humeur dans le groupe, quoi. Je ne suis pas le seul, poursuit-il. J’aime bien ne pas me prendre la tête, à l’entraînement, ou au rugby. Mais quand il faut être sérieux, je le suis.”

Son manager, Patrick Milhet, confirme : “Si un jour, je suis à cent mètres du groupe montois qui descend du bus et qu'il y en a un qui arrive en claquettes avec la casquette rouge, je sais qui c’est. Il faut accepter le fait que ce soit un artiste. En lui expliquant les choses, il revient vite sur le droit chemin, car c’est quelqu’un de très intelligent et respectueux.”

Prolongation jusqu’en 2024

Précieux sur et en dehors des terrains, ce joueur “très bon en défense, compétiteur qui comprend et connaît le rugby” (dixit Milhet), fera le bonheur du Stade montois jusqu’en 2024. Prêté ces deux dernières saisons par l’UBB, il ne retournera pas en Gironde à la rentrée prochaine. “Bordeaux n’a pas besoin de moi pour la suite, indique-t-il. Nous avons décidé, en bons termes, d’en rester là. Je me sens bien à Mont-de-Marsan. Nous avons un bon groupe. La décision a été facile à prendre.” Désormais, il espère, recroiser la route de ses anciens partenaires, l’année prochaine, en Top 14.

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