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Tastet : "Nous avons subi beaucoup de critiques et ce groupe a su faire front"

Tastet : "Nous avons subi beaucoup de critiques et ce groupe a su faire front"

Le 09/09/2021 à 15:00Mis à jour Le 09/09/2021 à 15:59

PRO D2 - Après deux journées, le Stade Montois occupe la tête du classement de Pro D2. Un bon début, qu’il faut cependant relativiser, car les jaune et noir ont affronté les deux promus. L’entraîneur des avants, Julien Tastet, nous livre les clés de cette entame réussie et explique comment le groupe s’est construit, l’an passé.

Le Stade montois est en tête du classement. On imagine que le staff en est satisfait ?

Oui, bien sûr. On aurait signé à la reprise en juillet pour avoir ces deux victoires après deux journées. Le classement est un petit peu anecdotique, mais le fait d’avoir gagné ces deux premiers matchs nous permet de bien lancer notre saison, prendre confiance et aborder sereinement les matchs qui arrivent. Ils seront certainement d’un autre calibre.

Même s’il n’y a eu que deux journées, était-ce inespéré de vous voir faire cette entame par rapport à votre début de saison dernière ?

Non, pas spécialement. Nous avons bien terminé la saison dernière. Nous avons fait un gros dernier mois, nous sommes restés au même niveau de jeu proposé et d’état d’esprit, surtout. La fin de saison dernière a énormément aidé à construire ce groupe sur l’aspect mental et la façon d’aborder les matchs. Il y a eu un travail encore plus conséquent cet été. Il nous permet de bien démarrer cette saison, d’être prêt physiquement, d’être allé un peu plus loin dans notre jeu et de pouvoir répondre présent sur cette entame.

Vous avez la meilleure attaque et la meilleure défense. Tous les voyants semblent au vert…

Oui, alors il faut aussi prendre du recul sur tout ça. Nous avons eu la chance d’avoir un calendrier favorable en affrontant deux promus. On sait que les promus, souvent, mettent du temps à prendre leurs marques dans le championnat. Bourg et Narbonne seront plus difficiles à jouer dans quelques semaines. Nous avons eu cette chance-là et ça nous a permis de gagner deux matchs.

Justement, le fait d’avoir affronté les deux promus vous pousse à ne pas vous enflammer ?

Complètement. On ne veut pas du tout s’enflammer, encore plus par rapport à la saison qu’on a vécue l’année dernière. Ce n’est pas le style de la maison, surtout après deux journées. Il y a encore beaucoup de choses à corriger, tout est loin d’être parfait. Mais malgré tout, ça nous permet d’engranger de la confiance, de vivre des semaines de travail sereines, d’impliquer tout le monde sur ce bloc.

À Carcassonne, vous serez confrontés à un premier gros test chez un concurrent au top 6…

Nous avons trois matchs sur la fin du bloc (Carcassonne, Agen et Vannes) face à des prétendants au top 6. Ce seront des gros rendez-vous, des gros tests, qui vont nous permettre, à la fin de ce bloc, de savoir avec qui on pourra rivaliser. Ça va nous permettre de savoir où on peut se situer, de voir aussi sur quoi on peut s’appuyer. Le premier, à Carcassonne, va être rugueux. On sait à quoi s’attendre. Pour moi, ils ont un des meilleurs packs de ce championnat, notamment avec son contre en touche et sa mêlée.

On sait que votre saison dernière a été compliquée. En quoi a-t-elle été utile ?

Déjà, nous avons appris de nos erreurs. Nous avons construit un groupe différent, plus étoffé. Ensuite, au vu de la saison dernière, on savait qu’il fallait qu’on soit prêts dès le début. Ce sont souvent les résultats du premier bloc qui donnent le ton pour le reste de la saison. Il y a, du coup, un très gros travail physique qui a été fait sur l’intersaison. Nous avons priorisé des thèmes de travail sur la défense, la maîtrise de nos sorties de camp pour, au moins, avoir quelques outils importants afin d’aborder au mieux le début de saison. Ensuite, elle a été hyper importante dans la construction du groupe, la préparation des matchs et le fait de les aborder avec un super état d’esprit. Toute la saison dernière nous a énormément appris.

Les joueurs ont-ils eu peur de la revivre ?

Je crois que nous avons la chance d’avoir un groupe hyper uni, qui a un état d’esprit incroyable. Nous avons fait une très grosse préparation, nous sommes partis deux fois en stage et on s’aperçoit que le groupe est hyper solidaire, avec une forte cohésion. Nous n’avions donc pas besoin d’évoquer encore plus la saison dernière pour aller chercher des leviers supplémentaires. On sent que ce groupe a beaucoup de ressources et de valeurs sans qu’on en rajoute encore plus. Après, c’est sûrement l’histoire de la saison dernière qui a fait que ce groupe s’est encore plus renforcé et a été hyper solidaire. Nous avons subi beaucoup de critiques et ce groupe a su faire front. Tout ça leur a permis de grandir et de prendre de la maturité pour aborder encore mieux cette saison.

Quel sera votre objectif au mois de mai prochain ? Le top 6 ?

Oui, il y a des objectifs qui ont été fixés. Après, au niveau du staff, nous marchons par blocs. On s’en est fixé un par rapport au premier et on verra, après, où on se situe pour avancer et pouvoir se projeter encore plus sur la saison.

Diriez-vous qu’un nouveau cycle est en route au Stade montois, après deux ans compliqués ?

Deux ans, je ne sais pas. Je ne vais pas revenir si loin, car je n’étais pas entraîneur à ce moment-là. L’année dernière, dès notre prise de fonction, on savait que ça allait être une année difficile, parce que ça s’était fait très rapidement. Nous n’avions eu qu’un mois pour recruter, mettre en place un projet de jeu. Malgré tout, je pense que nous avons posé des fondations assez solides pour pouvoir capitaliser sur ce qui a été fait l’année dernière et aborder cette saison de façon beaucoup plus optimiste. L’an passé, Rémi (Tales), Patrick (Milhet) et moi, nous apprenions énormément dans nos nouveaux rôles. C’est vrai qu’il y a un renouveau qui a démarré l’année dernière. Il se poursuit cette année sur le même créneau. Le staff est très montois et local, avec l’arrivée, en plus, de Stéphane (Prosper). Nous avons eu la chance de recruter pas mal de joueurs qui nous amènent une profondeur de banc un peu plus importante. Ils sont issus de la région, donc ils ont des valeurs qui collent vraiment à celles du club. C’était important, aussi.

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