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En phase finale, Oyonnax n'y arrive plus

En phase finale, Oyonnax n'y arrive plus
Par Rugbyrama

Le 01/06/2022 à 17:07Mis à jour Le 04/06/2022 à 19:57

PRO D2 - Barragiste de Top 14 en 2015, Oyonnax peine à retrouver les terrains de l'élite depuis sa dernière descente en 2019. Déja défaits lors des demi-finales de 2019 et 2021, les Oyomen se sont à nouveaux inclinés en demi ce dimanche 29 mai face à l'Aviron bayonnais (32-20). Des matchs couperet que les Aindinois ne gagnent plus depuis longtemps.

  • 2014-2015 : l'apothéose

29 mai 2015, stade Ernest-Wallon, Cyril Baille brise les rêves de demi-finale d’Oyonnax en inscrivant l’essai de la victoire pour le Stade toulousain à la 74e minute de jeu. Une défaite 20 à 19 en barrage de Top 14 qui laisse un gout amer aux hommes de Christophe Urios. Pourtant au début de l’exercice 2014-2015, personne ne voyait les Aindinois disputer les phases finales en fin de saison. Des bons résultats notamment dus à l’excellent travail du manager Christophe Urios, en place au club depuis 2007. Le Montpelliérain d’origine, va réussir à faire monter le club dans l’élite pour la première fois de son histoire en 2013 et accrocher le top 6 deux ans plus tard, synonyme de qualification en phase finale de top 14 et en coupe d’Europe. A l’issue de cette saison historique, il quitte Oyonnax pour Castres en prenant plusieurs joueurs importants dans ses valises tels que Benjamin Urdapilleta ou encore Antoine Tichit.

  • 2015-2019 : l'ascenseur

Commencent alors des années de galère pour le club qui connait des hauts et surtout des bas. OIivier Azam prend la succession de Christophe Urios avec moins de réussite que son prédécesseur. Malgré un recrutement de taille, les Oyomen font palle figure avec seulement cinq victoires en 26 journées et descendent en Pro D2. La saison suivante sera meilleure car elle sera ponctuée d’une nouvelle montée directe en Top 14 et d’un titre de champion de France de Pro D2 (sans passer par les phases finales). L’ascenseur continue de fonctionner la saison suivante avec cette fois-ci un scénario plus cruel. Lors du barrage d’accession au Top 14, mis en place pour la première fois cette année-là, Oyonnax s’incline 22 à 47 face au finaliste de Pro D2, Grenoble.

  • 2019: l’invraisemblable remontada

Depuis cette descente, une malédiction semble s’être abattue sur « Oyo ». Pourtant bien armés les Oyomen sont auteurs de bonnes saisons mais chutent à chaque fois en demi-finale depuis 2019. L’année qui suit la descente, Oyonnax termine second de la saison régulière et se qualifie directement pour les demis. Ils reçoivent donc les Basques de l’Aviron Bayonnais et semblent se diriger vers la finale avec une avance de 18 points à la mi-temps. C’était sans compter sur la furia des Bayonnais auteurs d’une invraisemblable remontada qui s’imposent finalement 34-38 sur la pelouse de Charles-Mathon. La saison suivante ne verra pas de montée ni de descente à cause de la pandémie de COVID-19 alors que les joueurs du nouvel entraineur, Joe El Abd, se trouvaient à la quatrième position du classement.

  • 2019-2022 : une marche infranchissable

En septembre 2020, l’USO démarre une nouvelle saison pleine d’ambitions avec le recrutement de nombreux internationaux tels que Gabiriele Lovobalavu, Manu Leiatua, Benjamin Fall ou encore Taylor Paris. Après une saison régulière un poil décevante avec une quatrième place, les Oyonnaxiens barrent la route à Colomiers et filent de nouveau en demi-finale de Pro D2. Demi-finale où ils affrontent le leader de la saison, Perpignan, qui s’impose à Aime Giral sur le score de 27 à 15.

Cette saison Oyonnax a longtemps été au coude à coude avec Bayonne, fraîchement descendu, pour la deuxième place. La série de dix victoires consécutives ne suffira pas à décrocher une demi-finale à domicile. Avec une troisième place, les Noir et Rouge repassent par la case barrage, à nouveau contre Colomiers. Emoussées physiquement après leur victoire 19 à 15 en barrage, les Oymomen arrivent en outsider à Jean-Dauger pour prendre leur revanche sur 2019. La marche semble encore trop élevée avec une nouvelle défaite en demi-finale de Pro D2, la troisième consécutive.

Par Iker LAGRENADE

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