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De l'intensité, du suspense, des regrets... L'antisèche d'Oyonnax - Colomiers

De l'intensité, du suspense, des regrets... L'antisèche d'Oyonnax - Colomiers

Le 20/05/2022 à 23:26Mis à jour Le 21/05/2022 à 10:47

PRO D2 - Oyonnax a obtenu sa qualification pour la demi-finale de Pro D2 en s'imposant face à Colomiers ce vendredi (19-15). Cette victoire, les hommes de Joe El Abd l'ont acquit grâce à une énorme défense, au bout d'un match marqué par une grosse intensité et par un énorme suspense.

Le match : de l'intensité, puis du suspense

Il n'y a pas eu de round d'observation. Les deux formations se sont rentrées dans le lard dès les premières minutes d'un match électrique. Notamment en première période, chaque ruck était le théâtre d'un énorme combat, où les coups de casques furent nombreux et où les accrochages et chambrages n'ont pas manqués. Cette énorme bataille n'a pas empêché quelques belles phases de jeu, avec certaines attaques bien organisées et plusieurs coups bien sentis. L'exemple parfait est sûrement cette pénalité jouée rapidement par Jules Soulan, qui a surpris la défense columérine sans pour autant la battre.

Mais en seconde période, les Oyomen trouvaient enfin la faille et dressaient le rideau de fer en défense pour résister aux assauts de Colomiers. Au final, c'est par une pénalité de Jules Soulan, puis grâce à un grattage de Kévin Lebreton, que les hommes de Joe El Abd s'en sortaient, au bout du suspense (19-15).

Le constat : Colomiers peut avoir des regrets

Les Columérins n'ont pas démérité sur la pelouse de l'Ain. Au niveau, que ce soit physiquement ou tactiquement, les hommes de Julien Sarraute peuvent au final nourrir des regrets au vu du scénario de la rencontre. Incapables de franchir le mur défensif d'Oyonnax, ils ont été beaucoup trop imprécis balle en main. Plusieurs en-avant et des mauvais choix proche de la ligne adverse ont gâché le travail de l'équipe ce vendredi soir. Aussi, les deux pénalités manquées consécutivement pas Thomas Girard, qui réalisait pourtant un match très propre, coûtent cher. Dominateurs en mêlée fermée, les joueurs en blanc n'ont pas su conserver leurs ballons au sol dans les dernières minutes, la faute à deux grattages de Kévin Lebreton. Pour espérer aller en demi-finale, il fallait être beaucoup plus tueur.

Le tournant : Lovobalavu est passé près de la correctionnelle

Gabiriele Lovobalavu aurait-il dû être expulsé dès la sixième minute de jeu ? C'est une question que les Columérins doivent certainement se demander au vu du plaquage asséné par le centre Oyonaxien sur Alexis Palisson. Remettons-nous dans la situation : sur un ballon de récupération, Javaux remontait le ballon sur plus de soixante mètres, créant ainsi la première incursion de Colomiers dans le camp d'Oyonnax,. Après sa course, l'ouvreur servait Palisson en bout de ligne. Voyant le retour défensif de ses adversaires, l'ailier décélérait et cherchait une solution à l'intérieur. C'est alors que Lovobalavu chargeait à l'épaule le joueur casqué. Un geste plus que limite au ralenti, qui n'a pas été visionné à la vidéo par Jonathan Dufort, malgré la demande du capitaine Anthony Colletta. Il est sûr que si le centre avait été expulsé, le match aurait été différent.

La déception : des tribunes loin d'être remplies

Jeudi, tout le monde ventait à juste titre la superbe ambiance du Pré-Fleuri, qui a contribué à coup sûr au succès de Nevers contre Carcassonne. Mais ce vendredi, nous ne pouvions qu'être déçus. Les tribunes de Charles-Mathon n'étaient pas vides, mais de nombreux sièges sont restés inoccupés tout au long d'un match pourtant si important dans la saison des Oyomen. La capacité du stade des Haut-Bugistes est de 10 000 places, ils n'étaient que 5 202 présents dans les tribunes ce vendredi. Forcément, cela se remarque...

La question : la défense de fer d'Oyonnax peut-elle contrôler l'attaque de feu de Bayonne ?

Ce soir, elle a impressionné tout le monde : la défense d'Oyonnax a été infranchissable et a dégoûté les attaquants Columérins. Deuxième meilleure défense du championnat lors de la phase régulière, Oyonnax aura un gros défi sur la pelouse de Bayonne lors de la demi-finale. Lorsqu'on sait la puissance offensive des Basques, la défense oyonnaxienne pourra-t-elle faire la différence, comme elle l'a fait ce vendredi ?

La défense d'Oyonnax peut-elle contrôler l'attaque de Bayonne ?

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