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Hilsenbeck : "J’ai l’impression que l’on a enfin lancé notre saison"

Hilsenbeck : "J’ai l’impression que l’on a enfin lancé notre saison"

Le 02/12/2021 à 15:02Mis à jour Le 04/12/2021 à 20:07

PRO D2 – Après un début de saison très compliqué pour le RC Vannes, l’équipe bretonne relève la tête depuis le deuxième bloc. Désormais 13e (21 points), le RCV de Christopher Hilsenbeck veut confirmer sa relance et visera, ce vendredi face à Narbonne, un troisième succès de rang. L’ouvreur vannetais se confie avec franchise pour Rugbyrama.

Après six défaites pour débuter la saison, vous venez d’enchainer quatre succès sur les six derniers matchs (dont un nul). Et l’on note en plus cette dernière victoire à Colomiers. On imagine une forme de soulagement ?

Oui, on a réussi à inverser un peu la tendance. Le deuxième bloc était déjà de meilleure qualité avec deux victoires à la maison (Agen et Bourg), plus ce nul que l’on va chercher (à Carcassonne). On arrive à enchainer les bons résultats aussi. Forcément que le climat de travail est plus tranquille. Il y a plus de sourires. J’ai l’impression que l’on a enfin lancé notre saison. On veut rester sur cette bonne dynamique, garder cet allant pour terminer l’année en beauté.

La question est simple du coup, qu’est-ce qui fait que vous avez réussi à faire cette bascule vers le positif ? Comment avez-vous trouvé les solutions ?

Je pense que le calendrier que l’on a eu en début de saison était vraiment compliqué. On va dire qu’il y a eu des faits de match aussi, comme cette fin un peu folle contre Grenoble où l’on perd le match à la dernière minute. Je crois que l’on s’est mis un peu à douter en se demandant si notre jeu marchait toujours, si l’on n’était pas un peu lu. Au final, je crois que l’on a peut-être un peu simplifié notre projet de jeu et on s’est basé un peu sur les zones du terrain qui rapportent vraiment des points. Peut-être que l’on jouait un peu trop sans forcément obtenir des marques derrière. Ce qui prime, c’est vraiment l’efficacité, notamment contre Colomiers la semaine dernière. À chaque incursion dans les 22m adverses, on a réussi à scorer. On a retrouvé cette efficacité dans les zones de marque que l’on n’avait pas eu sur le premier bloc, parce qu’on a eu des franchissements, des opportunités, sans scorer.

Malgré cette 2e place de saison régulière en 2020-2021, vous aviez déjà terminé la dernière saison par une série de défaites, et ce revers en demie. Finalement, il fallait peut-être aussi évacuer cette spirale-là ? Cela a-t-il eu un impact sur votre tout début de saison ?

Je ne dirais pas qu’il y avait du doute. On s’est peut-être dit que du fait que l’on avait terminé deuxième, il suffisait de mettre le maillot pour gagner les matchs. Au final, on s’est rendu compte qu’avec le retour du public dans les stades, avec les équipes qui sont toutes reparties sur de nouveaux projets, il fallait mettre le bleu de chauffe et faire les efforts pour gagner les matchs. Peut-être que l’on s’est vu un peu trop beau en début de saison.

Pro D2 - Vannes s'est incliné contre Biarritz en demi-finale de Pro D2 la saison dernière

Pro D2 - Vannes s'est incliné contre Biarritz en demi-finale de Pro D2 la saison dernièreIcon Sport

Ne serait-ce que votre dernier résultat, cette capacité à gagner à Colomiers, classé 4e, laisse penser que Vannes retrouve ses standards et se met à nouveau à rivaliser avec des adversaires censés être des concurrents directs.

Forcément. L’objectif est de terminer le plus haut possible. Après, avec ce faux départ que l’on a eu, on verra si c’est toujours possible de finir dans les places qualificatives. Ce que l’on veut, c’est garder cet élan, retrouver cette efficacité qui a fait notre force l’année dernière, concrétiser dès que l’opportunité se présente.

La vraie force du RCV a été cette capacité à réagir, à trouver les solutions, sans tout chambouler. Le staff est resté en place et le groupe soudé.

C’est une vraie force ! Et il faut féliciter le staff qui a su trouver des solutions par rapport à notre situation. Après, l’ambiance a toujours été bonne au sein de l’équipe. Les indicateurs de performance comme les franchissements, les mètres parcourus ballon en mains, étaient toujours bons. C’est « juste » la finition qui manquait. On a peut-être plus provoqué ce brin de réussite sur ce deuxième bloc. Peut-être que le calendrier était un peu plus favorable aussi. En tout cas, on a eu cette stabilité ou cette constance dans le travail et le contenu que l’on a pu produire, sans forcément douter, sans avoir de problèmes internes.

Maintenant que vous enchainez, vous avez cette réception de Narbonne ce vendredi (19h30) et l’on imagine cette envie d’entretenir une dynamique.

C’est exactement ça. Si l’on veut effacer ce mauvais début de saison, il faut faire une série de victoires. C’est forcément l’objectif. Mais on sait que sur cette fin de bloc, avec une réception de Béziers enchainée par deux semaines de repos derrière, et bien que Béziers va envoyer une belle équipe. On sait qu’Aurillac est plutôt bien parti aussi cette année. On est focalisé à 100% sur le match de Narbonne qui doit nous permettre de valider trois victoires d’affilée. Ce serait un premier objectif atteint et l’on verra par la suite ce que l’on peut faire sur cette fin de saison. Si on arrive à garder cette efficacité, je pense que l’on peut terminer l’année sur une bonne note.

Cette solidité à domicile doit notamment faire plaisir, au regard de la ferveur que l’on connait à la Rabine. Les trois premières défaites contre Grenoble, Bayonne et Oyonnax ont provoqué de la frustration ?

Complètement. Ce qui a débloqué la situation, c’est ce match contre Agen qui était un peu « le match de la peur », car c’était le dernier contre l’avant-dernier. Et l’on a réussi à faire une performance accomplie et complète. Je pense que ça a libéré le public qui devait certainement avoir des doutes aussi par rapport au niveau de l’équipe. C’est toujours autant un plaisir de retrouver le public à la Rabine, de jouer devant un stade quasi plein à chaque fois, avec de la ferveur et surtout un public qui est toujours là pour soutenir, jamais pour huer.

" Si je peux m’inscrire dans la durée à Vannes, ce serait avec grand plaisir. Mon rôle me correspond parfaitement"

Sur le plan personnel, vous évoluez en professionnel et en PRO D2 depuis 2012. Après cinq saisons à Colomiers, vous jouez votre cinquième saison avec Vannes. Cette expérience et cette régularité doivent vous donnez des envies d’en haut… surtout à 29 ans ? Et notamment avec le maillot du RCV !

Forcément c’est l’objectif. Ce serait incroyable de réussir à monter, d’atteindre le TOP 14 avec Vannes. Le club fait le nécessaire pour se structurer, le centre d’entrainement est en cours de construction, et je pense que ce sera un bel outil qui n’aura rien à envier à des clubs de TOP 14. Le club va dans la bonne direction. Personnellement, si je peux m’inscrire sur la durée ici, ce serait avec grand plaisir. Ce qui est peut-être ma force, c’est d’avoir cette constance et cette régularité pour être présent sur 25 matchs ou plus dans l’année. Être l’une des pierres angulaires de l’équipe, si je peux le faire, c’est avec grand plaisir. C’est gratifiant quand on joue un rôle important mais il y a vraiment un bel effectif comme on l’a vu la semaine dernière avec une équipe plutôt remaniée, capable de s’imposer chez une équipe du TOP 4.

Ce serait une suite logique de vous voir un jour en TOP 14, surtout après plus de 150 matchs en PRO D2 et vos qualités de buteur...

Forcément qu’il y a cette envie de jouer au plus haut niveau mais, à mon âge, le plus important c’est de jouer. Mon rôle à Vannes me correspond parfaitement. Avoir un temps de jeu aussi important, ce n’est pas donné en TOP 14. Est-ce que j’ai envie, à mon âge, de me mettre en position de deuxième ou troisième numéro 10 dans un club de TOP 14 ? Je ne sais pas trop. Le projet de Vannes me séduit un peu plus car c’est un club qui se structure, qui a envie d’aller voir à l’étage supérieur et si je peux y contribuer, ce serait avec grand plaisir.

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