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Béziers frustré par ses erreurs

Béziers frustré par ses erreurs

Le 17/09/2021 à 23:37Mis à jour Le 18/09/2021 à 03:21

PRO D2 - Lourdement défaite sur la pelouse de Montauban (37-11), l’ASBH peut s’en vouloir au vu des cadeaux qu’elle a offerts tout au long du match.

Lorsque vous n’avez ni le réalisme, ni la discipline sur un terrain de rugby, vous perdez assurément le match. C’est l’amère expérience à laquelle viennent de goûter les Biterrois sur la pelouse de Sapiac, ce vendredi. Incapables de s’installer dans le match et de faire véritablement douter les Montalbanais, les visiteurs ont, au contraire, presque "donné" la victoire bonifiée à leurs adversaires. "Il y a de la frustration de perdre avec autant d’écart, confirmait Jérôme Porical. On a le sentiment de n’être jamais trop rentré dans ce match."

Rapidement pénalisés, les Héraultais se sont mis en difficulté et à la merci des Vert et Noir très tôt dans le match. Bosviel sanctionnait d’abord au pied, avant d’amorcer un mouvement d’envergure amenant l’essai d’Ahmed (14e). Incapable de réagir, l’ASBH s’est même faite sanctionner d’un carton jaune à la 19e minute, pour une faute de Rawaca devant sa ligne. À 14 contre 15, la défense face au maul montalbanais devenait mission impossible et le break était déjà fait à la 20e minute de jeu. "On a dû dépasser les vingt fautes dans le match", soufflait Porical.

" On a quand même vu de bonnes choses"

L’entraîneur Biterrois ne manquant pas de signaler qu’une charge de Deligny très tôt dans le match aurait pu être plus sévèrement sanctionnée par le corps arbitral : "Je crois qu’il y a un fait de jeu qui aurait mérité un carton jaune… Le coude au niveau du cou de Pierrick Gunther. Le jaune, c’est le minimum." Pourtant, tout n’est pas à jeter à Béziers. Solide en conquête, comme en témoignent les pénalités glanées en mêlée et les touches volées, les protégés de Pierre Caillet n’ont pas démérité. "La conquête c’était bien, c’est vrai, note Pierre Gayraud. On a tenu bon et ça ne se joue à rien. Ce qui fait qu’on est frustrés." Encaissant notamment trois essais finalement refusés, Béziers, qui comptait dans son XV de départ quatorze joueurs n’ayant aucune titularisation dans la saison, tentait de relever la tête et de développer du jeu mais ne parvenait pas à faire les gestes justes dans les moments décisifs. éOn a fait des fautes de main sur de la finition, dans les 22m adverses, rappelait Porical. On est conscient qu’il y a eu beaucoup de changements dans cette équipe. On a quand même vu de bonnes choses."

La dernière action, comme un symbole

Agacés, mais surtout frustrés, les Héraultais ont tout de même trouvé la faille, grâce à un ballon porté conclu par la puissance de Koen, alors que le score était fait (72e). Puis enfin, comme un symbole, il y a cette dernière action. Alors que la sirène avait retenti, les Biterrois décidaient de jouer la dernière action au risque de se faire contrer et d’offrir l’essai du bonus à Montauban. "On a voulu se faire plaisir un peu plus sur la fin au vu du match, de jouer au rugby, justifiait Pierre Gayraud. Si on le mettait, les valises étaient moins pleines, là elles le sont un peu plus." Parce que oui, après avoir récupéré le ballon, Montauban marquait bien un essai salvateur, au bout du bout, par Matawalu. Porical décortique : "On est conscient que Montauban ne marque qu’à cause de nos erreurs. On leur a fait pas mal de cadeaux, notamment sur la dernière action où les joueurs étaient frustrés et ont voulu jouer jusqu’à la fin."

Cette défaite, la deuxième de suite, vient une nouvelle fois freiner l’élan de l’ASBH, alors que la réception de Nevers se profile pour conclure ce premier bloc de cinq rencontres. Un match important, mais pas pour autant vraiment décisif au vu du peu de rencontres jouées. Surtout lorsqu’on regarde les différents résultats de ce Pro D2 très ouvert. "Ça serait bête de nous dire que le match de Nevers serait une bascule. C’est faux, lançait sèchement Gayraud. C’est l’occasion de rejouer le jeu qu’on a produit lors des deux premiers matchs." Frustrés mais lucides, les Biterrois poursuivent leur travail.

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