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Bru : “Malgré nos 100 points, on est énormément critiqué”

Bru : “Malgré nos 100 points, on est énormément critiqué”

Le 13/05/2022 à 08:53Mis à jour Le 13/05/2022 à 08:57

PRO D2 - Forcément satisfait de la victoire de son équipe 53-13 face à Rouen - synonyme de demi-finale à domicile - le manager bayonnais, Yannick Bru, a rappelé que le plus important commençait maintenant pour les Basques et en a profité pour faire passer quelques messages.

Yannick, a-t-on retrouvé le vrai Bayonne jeudi soir ?

Je ne sais pas, ça veut dire qu’il y a eu un faux Bayonne à un moment ?

Il y a eu des faux pas…

Je crois qu’on a globalement retrouvé le Bayonne qui est déterminé ces dernières semaines. Il y a eu des accidents de parcours, mais c’est un Bayonne qui a envie de jouer collectivement, qui est capable de s'engager. Nous avons fait, ici, des productions de qualité. Je pense aux matchs contre Oyonnax, Colomiers, Montauban. On a pris beaucoup de bonus offensifs dernièrement, ici, même contre Bourg-en-Bresse et on sait que ce n’est pas facile contre ce genre d’équipe-là. J’ai envie de dire qu’on est là où on avait dit qu’on serait, dans les deux premiers. Pendant trois semaines, c’est une nouvelle saison qui commence. On a coché cette première étape, c’était important de le faire. On a entendu beaucoup de choses sur nous durant la saison. On l’a avalé, on l’a digéré, on a travaillé. Maintenant, rien n’est fait. On a juste coché la première étape. Les joueurs avaient dit qu’ils voudraient être dans les deux premiers. Ils l’ont fait. Même si beaucoup d’insatisfaits, qui ont sûrement gagné beaucoup de choses avec Bayonne ces dernières années, ont témoigné leur colère dernièrement, moi, je dis bravo aux joueurs d’avoir fait ce qu’ils avaient dit.

On a senti une attitude différente des joueurs.

L’attitude des joueurs a été différente contre Oyonnax ou Colomiers, ici, à Mont-de-Marsan, à Montauban. Il n’y a que ceux qui ne comprennent rien au rugby qui n’ont pas vu que notre groupe avait changé d’état d’esprit sur ces deux derniers mois. Moi, j’en étais convaincu. On a coché la première étape. Il faut savourer avec une certaine détermination. Les gars se le sont pelé, les 23 d’aujourd’hui, les blessés, les hors-groupe. On a fait beaucoup de turnover pendant la saison. Je pense qu’on est dans un état de fraîcheur intéressant pour attaquer le sprint. On est là où on voulait être, maintenant on n’a rien gagné. Ce serait une grosse erreur que de se congratuler ou se remettre des trophées ce soir. On va vraiment préparer les trois prochaines semaines avec beaucoup d’application.

Comment va se passer cette préparation ?

On voulait valider ce ticket directement pour les demies. Il fallait témoigner beaucoup de respect à Rouen. Ils se sont accrochés, il a fallu construire le match mentalement, techniquement. Avec l’ensemble du staff, on ne voulait pas manquer d’humilité en se projetant trop vite sur la suite. Dès ce soir, on va programmer les deux prochaines semaines et savourer un petit peu. Il faut savoir apprécier les bons moments, il n’y en a pas eu énormément cette année.

Cette saison, avec 100 points pour les deux premiers, ne ressemblait à aucune autre ?

On a 100 points, on a perdu 8 matchs sur 30. Malgré ça, on a été énormément critiqué. On a tout accepté. Moi, je n’oublie rien. Mais par contre, on n’a rien gagné. On se projette sur les trois prochaines semaines avec beaucoup d’appétit.

Cet esprit revanchard fait-il partie des sources de motivation ?

Chacun va chercher des sources de motivation où il a envie. Il faut avoir les bonnes raisons d’être motivé. Il y a l’envie de finir l’aventure ensemble, avec pas mal de gars qui terminent ici. Et aussi, l’envie de remettre ce club magnifique au plus haut niveau du rugby français. C’était l’ambition et l’objectif du début de saison. Mais il est compliqué, cet objectif. Il n’y a que ceux qui n’ont jamais joué au rugby qui pensaient qu’on allait rouler sur la Pro D2. Ce championnat est très, très dur. 30 matchs, 30 combats, 30 fois sur un ring de boxe contre des équipes qui ont de grosses valeurs. Je suis content qu’on termine dans les deux premiers. Maintenant, place à la suite. Le plus important démarre à partir de samedi matin.

Est-ce un pied de nez à vos détracteurs ?

Chacun appréciera la situation avec son vécu et son mental. Je suis très, très heureux pour les joueurs, le groupe, ceux qui ont beaucoup donné et qui ont fait ce qu’ils avaient dit, dans une D2 qui est compliquée. C’est sûr qu’on aurait aimé plus de soutien de certains dans les moments difficiles. C’est dans ces moments qu’on compte ses vrais amis. Je pense que certains, ce soir, sont peut-être plus mal à l’aise que d’autres.

Pouvez-vous nous donner des nouvelles d’Uzair Cassiem ?

Il a pris un coup sur les côtes. Je ne pense pas qu’elles soient cassées, mais il avait mal au cartilage et n’était pas à 100 %. Il a préféré céder sa place, c’était la bonne décision. Maqala ? Il avait des tensions aux ischios à partir de la 35e. Comme le match était bien engagé, on n’a pas voulu prendre de risque.

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