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Valence-Romans - Authier : "Je suis fier de mes joueurs"

Valence-Romans - Authier : "Je suis fier de mes joueurs"

Le 15/05/2021 à 09:07Mis à jour Le 15/05/2021 à 09:12

PRO D2 – Relégué à l’issue de la 30ème et dernière journée, après son lourd revers à Oyonnax (53-19), Valence-Romans redescend après une saison entière à ce niveau, et un autre exercice tronqué par la Covid-19. L’entraîneur, Johann Authier, dresse le bilan de cette aventure qui s’arrête donc sur une défaite dans l’Ain.

Rugbyrama : Le hasard du calendrier fait que l’aventure en Pro D2 s’arrête à Oyonnax, là où elle avait commencé le 23 août 2019 pour Valence-Romans pour le premier match disputé à ce niveau...

Johann Authier : Oui, elle s’arrête… Après, honnêtement, je n’ai pas de regrets ce soir. Surtout au regard des autres résultats. Je n’avais pas trop de doutes là-dessus. J’étais très attristé après les matchs de Grenoble (défaite 23-30) et Montauban (défaite 40-35) parce que je savais qu’il fallait ensuite un concours de circonstances pour que l’on puisse s’en sortir. Et surtout une victoire à Oyonnax sur une dernière journée… J’ai accusé le coup sur ces matchs, surtout qu’on les a perdus de peu. Et puis quand j’ai vu la victoire d’Aurillac à Colomiers, je savais que ce serait une tâche très ardue et compliquée.

Quel sentiment vous laissent cette saison écoulée et ce dernier match ?

J.A. : On a malgré tout fait une belle saison en montrant le beau visage d’une équipe qui n’a jamais lâché. Il y a deux mois, on était presque à 10 points du maintien. On est revenu dans la course, et à un moment on est même sorti de la zone rouge mais on y est retourné car c’est un championnat toujours difficile. Mais on s’est toujours battu, encore ce soir. On a été capable de faire de belles actions et de franchir, peut-être même plus qu’Oyo sauf que l’on s’est fait contrer. On avait fait le choix du jeu parce que l’on voulait s’en sortir par le jeu. On a des blessures qui nous font en plus très mal en début de match, car elles ne nous permettent pas ensuite d’avoir de l’énergie, celle qui est nécessaire pour aller chercher quelque chose. Je suis triste que notre club redescende mais je suis fier de ce que l’on a fait.

On imagine que c’est le discours tenu aux joueurs à la fin du match, lorsque vous vous êtes réunis en cercle au milieu du stade Charles-Mathon...

J.A. : Bien sûr car je le répète encore une fois, il y a deux mois tout le monde disait que l’on n’avait pas notre place, etc. Je pense que l’on a montré de très belles choses. S’il n’y avait pas eu un ou deux concours de circonstances, on aurait certainement pu exister encore plus. Mais ce sont les choses de la vie, c’est le haut niveau et c’est une période très difficile pour tout le monde. On ne va donc pas faire les vilains petits canards et se plaindre outre mesure, on va juste accepter la décision. Mais on s’est battu jusqu’à la 30ème journée et on était dans la course. On va panser les plaies parce qu’il faut du repos après deux ans. Je suis fier de mes joueurs et de ce qu’ils ont accompli. On repartira au travail avec un projet "Damiers 2024" qui reste le même, maintien ou descente. Rien n’est remis en cause. La Nationale n’est pas une division facile. On a toujours bossé et on bossera encore.

Finalement, qu’est-ce qu’il manquait à Valence-Romans dans cette Pro D2 ?

J.A. : La première année, je pense qu’il manquait énormément de choses… Certainement que l’on était monté un peu vite et que l’on avait grandi un peu vite. Pas mal de joueurs n’avaient pas réussi à franchir le cap pour plein de raisons. On a été très vite débordé par ce niveau-là. On a eu aussi un facteur chance, la saison passée, que le championnat s’arrête. Il ne faut pas s’en cacher. Sinon, on était certainement condamné avec Rouen. On a donc travaillé très dur durant l’intersaison pour se mettre au niveau, par le recrutement et pour les joueurs. Il y a donc une forme de fierté car après un an de travail pour essayer d’atteindre notre but, on était en passe de le faire sur la dernière journée. Cela veut donc dire qu’il y a eu du travail de fait. Il manque certainement un peu d’expérience, au club, aux joueurs et peut-être au staff aussi. Il faut s’en servir pour à nouveau toucher cette Pro D2, et ensuite s’y installer. Mais chaque chose en son temps. On va déjà se reposer.

Comment voyez-vous l’avenir maintenant ?

J.A. : Ce que je vois aujourd’hui, c’est que c’est un club encore très jeune né d’une fusion il y a cinq ans. Et qui a grandi à grande vitesse. Il y a des gens autours de ça, des présidents, qui travaillent énormément sans bruler les étapes. On a grandi vite et malgré nous par moments. Et ce que je vois, que même dans des conditions comme cette descente, on continue à penser à notre futur et l’on travaille déjà à l’avenir. La vie ne s’arrête pas. On a d’autres projets. On se donnera rendez-vous la saison prochaine pour d’autres aventures. Il faut faire preuve d’humilité. On va reconstruire l’équipe. Il y a une fin de cycle et un turnover.

On sent de l’émotion…

J.A. : On vit dans un contexte très compliqué. Cela fait un moment que je suis dans le haut niveau et cela m’embête de ne pas vibrer. Cela m’a fait plaisir, ce soir, de voir quelques supporters accueillir le bus d’Oyonnax et certainement aussi le nôtre avec des applaudissements. Avant toute chose, on fait ce sport pour ces raisons-là. J’espère donc qu’à partir de la saison prochaine, et de ces phases finales pour Oyonnax, que l’on pourra avoir du public, croiser des gens, rendre fier des gens.

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