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Spitzer : "Attendons d'avoir joué dix matches. Là, on saura"

Spitzer : "Attendons d'avoir joué dix matches. Là, on saura"
Par Rugbyrama

Le 29/09/2020 à 13:45Mis à jour Le 29/09/2020 à 14:27

PRO D2 - "Non, je ne pense pas qu'on puisse parler de démonstration". Alors que son équipe s'est imposée (36-10) avec 5 essais à la clé et le bonus offensif face à Valence-Romans, Jean-Noël Spitzer, le patron de Vannes co-leader du Pro D2, dégonfle les "melons" de ceux qui les verraient trop beaux.

Jean-Noël Spitzer, votre succès face à Valence-Romans, le 3e en 4 matches est une démonstration ?

Non, je ne pense pas qu'on puisse parler de démonstration. Même avec leurs titulaires absents, ils ont produit beaucoup de choses et nous ont ont vraiment sollicités en défense. Il a fallu qu'on se repose sur la conquête et le travail des avants.

Vous inscrivez 4 de vos 5 essais sur ballon porté. Irrésistibles ?

C'est un travail entamé la saison dernière. Actuellement cela nous réussit bien, tant en défense qu'en attaque. C'est une arme importante.

Être en tête du championnat vous inspire quoi ?

Pas grand chose pour l'instant. Faut mieux être en tête que dernier, mais on verra la suite. On savait que c'était un bloc sur lequel il fallait prendre des points, parce que les gros vont maintenant arriver. On a un bloc de cinq matches qui arrive. On sait très bien qu'on ne va pas avoir le même calendrier, donc des semaines plus réduites parfois, la contrainte des déplacement,... Ca va être différent.

Mais on finit le bloc avec des points, ça peut générer un peu de confiance. Pas mal de joueurs ont été utilisés, pas tous mais pas mal. Normalement quasiment tout mon effectif va être sur pied pour la reprise hormis Ambrose (Curtis).

On craignait pour le 5 de devant, car on sait qu'on a pas pléthore de joueurs non plus. On n'a pas eu de blessé. Ewan Johnson (21 ans, 2e ligne) a joué. C'est une satisfaction sur un poste difficile tandis que Jo Edwards a montré sur quelques contacts qu'il a bien récupéré son épaule (sourire). C'est bien.

" On sait très bien que les gros arrivent, les matches vont être plus difficiles."

Vous faites quasiment le plein sur ce premier bloc (deux victoires à domicile et une à l'extérieur, et une défaite), c'était espéré ?

Je suis très vigilant. Je pense que ce championnat va être très dense, très homogène. Une mauvaise série ou un loupé peut vite avoir des conséquences. Le championnat va être difficile, comme il ne l'a jamais été, je pense. Impossible de prédire quoi que ce soit. Les équipes ont eu le temps de se préparer. Il n'y a pas de promu. Les clubs menacés de la saison passée se sont renforcés. Je sens une saison comme il y a deux ans où Bourg-en-Bresse était descendu avec 13 victoires !

Quel regard portez-vous sur le début de saison de votre groupe ?

Je suis content. Les joueurs s'entraînent bien, il y a une bonne attitude au travail, une bonne cohésion sociale et affective. Il faut l'entretenir, car ce championnat est long. Cette dynamique de travail, d'état d'esprit, fait souvent la différence sur les blocs assez longs.

Vous disposez d'un groupe jeune. En percevez-vous déjà le potentiel ?

Ils sont capables de se faire mal. Ils l'ont fait à Mont-de-Marsan pour tenir le score en fin de match, ils l'ont fait à 13 contre 15 contre Valence pour tenir le bonus offensif. C'est intéressant. Maintenant, on sait très bien que les gros arrivent, les matches vont être plus difficiles. On va recevoir Grenoble, se déplacer à Nevers... On n'a pas joué les plus grosses équipes, c'est évident. La réception de Béziers sera difficile et la réception de Grenoble un premier test.

Et dans son jeu ?

Les matches ont été un peu trop hachés jusqu'à maintenant pour pouvoir dire qu'on a eu de la continuité ; dans le jeu offensif notamment. Mais, c'est vrai pour beaucoup d'équipes.

Jean Noel Spitzer de Vannes contre Colommiers

Jean Noel Spitzer de Vannes contre ColommiersIcon Sport

" Oui, j'ai un groupe assez jeune qui demande à être bien encadré."

La faute aux nouvelles règles ?

Oui, ça hache beaucoup le jeu. Et ça nous a amenés à modifier notre démarche d'entraînement. Parce que plus de pénalités sifflées, c'est plus de renvois ou de pénaltouches au détriment des situations de turn-over. Pourquoi ? Parce que les "contest" sont récompensés par des pénalités, on ne laisse pas jouer le turn-over.

Trop tôt pour un premier bilan ?

Oui. Attendons d'avoir joué dix matches. Là, on saura. On a 13 points parce que l'on gagne, mais on peut très bien perdre à la dernière minute à Mont-de-Marsan et renverser la tendance à Provence si l'essai nous est accordé... C'est trop tôt.

Aucune certitude depuis la reprise ?

La seule que j'ai, c'est d'avoir un groupe réceptif à l'entraînement et une bonne vie de groupe. Les joueurs savent se remettre en question. L'année dernière nous étions moins contents. A cette époque, je le disais. Nous n'avions pas digéré la demi-finale, beaucoup de joueurs n'avaient pas digéré leur réhab (réhabilitation ; ndlr). Là, je pense qu'on a vraiment renforcé notre staff médical, je suis content aussi d'avoir renforcé le staff technique avec Dan Tuohy (ancien capitaine, fin de carrière en début de saison dernière sur blessure, ndlr), les actions de Goulven (Le Garrec, préposé aux skills) sont plus ciblées. On a vraiment progressé sur tout cela et heureusement car, oui, j'ai un groupe assez jeune qui demande à être bien encadré.

Par Laurent Vilboux

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