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Blanco : "Parfois, quand on aime, il faut aussi savoir divorcer..."

Blanco : "Parfois, quand on aime, il faut aussi savoir divorcer..."
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 03/03/2021 à 08:12Mis à jour Le 03/03/2021 à 16:47

PRO D2 - La mairie de Biarritz ayant récemment dit "non" au "projet Aguilera" qu'avait présenté la famille Gave pour développer le club basque, Serge Blanco s'est semble-t-il résigné à ce que le rugby professionnel disparaisse de sa ville, dans quelques mois...

La famille Gave, propriétaire du Biarritz olympique depuis le printemps 2018, avait lié son engagement au BOPB à la naissance du « projet Aguilera », lequel était censé moderniser le plateau éponyme et ainsi offrir au club basque des installations plus en adéquation avec leurs ambitions. Récemment, la maire de Biarritz Maïder Arosteguy, un temps favorable au dossier, y a pourtant mis un terme ferme et définitif voici trois semaines. Dans une interview accordée à Midi Olympique, Serge Blanco, joueur légendaire du club basque et ancien président du BOPB, regrette amèrement cette décision : « Il est difficile d'imaginer une issue positive à tout ça, explique-t-il en préambule. Pourtant, si le club n'est pas modernisé, si des travaux ne sont pas engagés, nos investisseurs n'auront jamais aucun retour sportif sur leur engagement initial ; avec les installations actuelles, inadaptées, le BOPB ne pourra jamais aller plus haut. »

Comme beaucoup d'autres, le « Pelé du rugby » semble aujourd'hui résigné à ce que le rugby professionnel disparaisse purement et simplement du paysage biarrot. « Effectivement, poursuit-il dans cette même interview, le secteur professionnel d'un club est une entreprise comme une autre et peut donc s'exporter là où il le souhaite. C'est ça, la réalité des choses ![...] Nous n'en sommes plus au stade des négociations. Le tout, c'est désormais d savoir où se passera la délocalisation ». Mais si le BOPB s'exilait à terme à Saint-Sébastien (Espagne, province du Gipuzkoa) ou ailleurs, comment vivrait-il, lui, cette délocalisation ? « Je pleurerai, bien sûr ! J'ai cinquante ans de club, je pleurerai et je ne serai pas le seul dans la ville ! Mais je ne ferai pas de reproche à ceux que l'on aura poussés dehors. […] Vous savez, il y a trop de temps qu'on se laisse trimbaler par les promesses des politiques : même quand on aime, il faut aussi savoir divorcer... » Dès lors, le BOPB sera-t-il la première franchise du rugby français ? L'idée est pour le moins originale. L'équipe montée par Jean-Baptiste Aldigé, actuelle troisième du Pro D2, quittera-t-elle la somptueuse cité biarrote dans quelques mois pour ne laisser à Aguilera que le secteur amateur ? On n'en a jamais été aussi proches.

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Serge Blanco ici : www.midi-olympique.fr

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