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Robert Ménard, maire de Béziers : "Je cherche un repreneur pour l’ASBH"

Robert Ménard, maire de Béziers : "Je cherche un repreneur pour l’ASBH"

Le 08/08/2022 à 14:23Mis à jour

PRO D2 - Depuis un an, la mairie de Béziers est propriétaire de l’ASBH, actuel pensionnaire de Pro D2. Mais face à une situation qui ne saurait durer, le maire de la ville Robert Ménard annonce aujourd’hui chercher un repreneur. Voici pourquoi…

Un rappel des faits, d’abord : il y a environ un an, la mairie de Béziers devenait propriétaire du club de l’ASBH, actuel pensionnaire de Pro D2. Robert Ménard, à la tête de la ville, explique en préambule : "La mairie a repris le club l’an passé parce qu’il fallait à ce moment-là apporter des garanties financières à la DNACG (le gendarme financier du rugby professionnel, N.D.L.R.) et maintenir le club en Pro D2. Si nous ne l’avions pas fait, l’ASBH aurait disparu de la carte du rugby professionnel, c’est aussi simple que cela. Pour tout vous dire, cela s’était même joué à 24 heures près, à l’époque…"

Et désormais, alors ? Cette situation, inédite au rugby, ne saurait perdurer. Ménard poursuit ainsi : "Afin de réaliser le rachat, nous avions créé une société au sein de laquelle la ville est majoritaire. Nous possédons, en clair, 80 % des actifs du club. Jamais une ville n’était devenue propriétaire d’un club de rugby mais dans mon esprit, c’était transitoire. La ville n’a pas vocation à rester à la tête de l’ASBH. Je cherche donc un repreneur".

Pro D2 - En 2020, Robert Ménard (au centre, photo du haut) dit avoir toute confiance en la nouvelle direction de l’ASBH, notamment les deux coprésidents, Jean-Michel Vidal (à droite) et Michael Guedj (à gauche).

Pro D2 - En 2020, Robert Ménard (au centre, photo du haut) dit avoir toute confiance en la nouvelle direction de l’ASBH, notamment les deux coprésidents, Jean-Michel Vidal (à droite) et Michael Guedj (à gauche).Icon Sport

Ménard : "J’ai dernièrement vu arriver des investisseurs étrangers…. C’était du pipeau…"

Ces derniers mois, des projets de rachat ont évidemment atterri à la mairie de Béziers mais après vérification, ceux-ci se sont tous avérés fragiles, pour ne pas dire totalement foireux. "Depuis l’épisode des Emirati (il y a deux ans, l’ASBH avait été convoitée par une société appelée Sotaco, N.D.L.R.), explique Robert Ménard, j’ai vu arriver de l’étranger des investisseurs supposés, mais tout ça était du pipeau." Dès lors, l’ASBH trouvera-t-elle un repreneur ? Un investisseur osera-t-il se lancer dans cette aventure, romantique s’il en est, et qui consisterait en fait à réveiller un géant endormi du rugby français ?

"Si tel est le cas, enchaîne le maire de Béziers, je m’engage à ce que les subventions collectives, au moins les premières années après le rachat, restent les mêmes. Aujourd’hui, elles sont d’ailleurs évaluées à 1,3 millions d’euros par an. C’est énorme". Au sujet des finances de l’ASBH, longtemps instables, Robert Ménard conclut ainsi : "On a mis un an à assainir les finances mais aujourd’hui, le club n’a plus le moindre passif. […] Par ailleurs, nous avions acheté l’an passé 60 % des actions pour un euro et il va de soi que nous ne ferons pas de plus-value dessus, si un investisseur se présente à notre table".

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