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Talès : "On met plus de conviction que l’an dernier et ça bascule de notre côté"

Talès : "On met plus de conviction que l’an dernier et ça bascule de notre côté"

Le 15/12/2021 à 09:27Mis à jour Le 15/12/2021 à 11:26

PRO D2 - Leader du championnat, le Stade montois a l’occasion de terminer la phase aller à la première place, s’il l’emporte jeudi soir contre Colomiers. Avant cette réception, l’entraîneur des arrières, Rémi Talès, est revenu sur les clés de la réussite landaise.

Comment avez-vous analysé la défaite à Grenoble ?

Nous avons perdu le combat de l’occupation et les collisions. En deuxième mi-temps, Grenoble nous a constamment mis sous pression. Ils ont fait un meilleur match que nous et ils méritaient la victoire sur ce match-là.

Même si perdre n’est jamais agréable, n’est-ce pas un mal pour un bien ?

Oui, je pense que ce revers fait du bien à tout le monde. Nous étions sur une série de cinq victoires, nous prenions des bonus. Nous étions un peu encensés de toutes parts. Même si personne, non plus, ne s’est emballé, il y a peut-être eu un peu moins de concentration. Ça permet de revenir les pieds sur terre et de voir que le sport de haut-niveau, c’est dur tous les week-ends.

Malgré cette défaite à Grenoble, vous réalisez un très bon début de saison. Comment définiriez-vous l’état d’esprit qui anime votre groupe ?

Nous avons fait une très belle première partie de saison. J’espère qu’elle va bien se conclure, jeudi face à Colomiers. L’état d’esprit des joueurs, la bonne mine qu’ils amènent au quotidien et l’envie d’apprendre qu’ils ont, ça fait un beau mélange. Ils méritent amplement le début de saison qu’ils font. Je pense que l’année dernière, ils ont pris conscience du potentiel de l’équipe et de tous les sacrifices qu’il faut faire pour ne pas vivre la même saison que l’an passé.

La confiance née de votre belle dynamique explique aussi vos résultats…

Forcément ! L’année dernière, nous étions dans une dynamique négative. Nous avions le mauvais rebond, la passe était en-avant. Cette saison, le rebond, on l’a avec nous grâce à la confiance que les joueurs ont pris en eux et qu’ils dégagent. Je pense que ce petit rebond se provoque aussi. On tente un peu plus, on met plus de conviction que l’an dernier et ça bascule de notre côté.

Vous avez, dans votre effectif, des jeunes du coin, des joueurs expérimentés et pas mal d’anciens bayonnais, biarrots. Ce mélange vous permet d’être compétitif…

Tout à fait. Dans le recrutement qu’on a fait, il y a beaucoup de joueurs du cru, des alentours. Je pense à Labouyrie, Sayerse ou Even qui revient au club. On connaissait déjà l’état d’esprit des joueurs qui sont venus. Ils se sont donc intégrés très rapidement. Ils connaissent les valeurs du club et veulent se battre pour le Stade montois, la ville et le département. Ça a fait un beau mélange entre les jeunes, vieux, étrangers et français. Aujourd’hui, tout le monde s’entend bien et a envie d’aller de l’avant. Les joueurs travaillent dans la même direction, au service du collectif.

Jeudi, vous recevez une équipe de Colomiers qui se déplace bien, puisqu’elle est la troisième formation la plus performante à l’extérieur. Quelle sera la clé pour l’emporter ?

Colomiers est une belle équipe, qui est quatrième du classement. Ils ont eu un petit passage à vide au début de ce bloc-là, mais leur victoire contre Bourg-en-Bresse va leur redonner confiance. Ils vont venir à Boniface sans complexe. La clé sera de mettre les ingrédients qu’on n’a pas forcément mis à Grenoble. C’est un match d’hiver. Même s’il va faire beau, le terrain n’est pas terrible, il y aura du combat. Colomiers est une équipe très accrocheuse, il faudra répondre dans ce domaine-là.

Est-ce important de terminer la phase aller en tête du classement ?

Sur le papier, oui, c’est bien de finir premier. Mais la première place sur la phase aller ne veut rien dire. On n’aura rien gagné, ça ne voudra même pas dire que nous sommes qualifiés. C’est sûr que ça fait du bien pour partir l’esprit libre en vacances, mais on ne pense pas à ça. Ce n’est pas de la langue de bois, nous avons envie de retrouver les vertus, de redonner du plaisir et d’en reprendre. C’est une chose qu’on essaye de faire depuis le début de la saison et qu’on n’a pas faite le week-end dernier à Grenoble.

Aujourd’hui, vous sentez-vous plus attendus ?

Oui. Quand on lit la presse, quand on voit les échanges qu’on a avec les staffs ou joueurs adverses, on sait qu’on est attendus. Le club est mis en avant parce que nous avons réussi à faire des matchs complets. Tout le monde veut taper le leader et si nous, on est n’est pas prêts dans l’engagement, ça ne passe pas. On ne peut pas créer d’effet de surprise sur les matchs à l'extérieur.

Cela a-t-il changé votre manière de préparer les matchs ?

Non, du tout. On se focalise sur l’envie de faire progresser les joueurs et le groupe. On reste humble, on sait d’où on vient. Au quotidien, nous voulons continuer d’avancer. Par contre, ce qui est vrai, c’est qu’on ne se fixe pas de limite et de barrière.

Cette première place n’est donc pas lourde à assumer ?

Les joueurs n’en parlent pas. C’est quand même gratifiant d’être premier de Pro D2 à la mi-championnat, mais la place de numéro un n’est pas lourde. Si au fil de la saison, on doit la perdre, ce ne sera pas une déception ou autre.

Est-ce facile, en tant qu’entraîneur, de maintenir un niveau d’exigence élevé lorsque les voyants sont au vert comme c’est le cas pour votre équipe ?

C’est à nous, justement, de tempérer. Je suis jeune entraîneur, on découvre, mais c’est notre rôle de toujours mettre les joueurs en alerte, de leur donner envie de progresser, d’aller plus loin. Il ne faut surtout pas se reposer, car lorsque tu te reposes, tu n’avances plus et les autres te rejoignent. Il vaut mieux être dans la situation qu’on vit actuellement, plutôt que dans celle de l’an dernier. C’est beaucoup moins stressant. On travaille toujours dans la bonne humeur et la qualité. Les mecs veulent aller plus loin et ils nous poussent, constamment, à aller chercher des nouveaux exercices ou méthodes de travail afin qu’ils progressent encore plus.

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