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Le grand jour de l’Usap

Le grand jour de l’Usap
Par Midi Olympique

Le 30/05/2021 à 12:23Mis à jour Le 30/05/2021 à 21:08

PRO D2 - Après deux ans d'attente, l'Usap entrevoit enfin son objectif. Leader de la phase régulière , le club catalan n'est plus qu'à deux victoires de retrouver le Top 14. Le premier obstacle se nomme Oyonnax, sur la pelouse du stade Aimé Giral ce dimanche à 15h30.

Une si longue attente pour un dénouement si court. Après deux ans d’efforts, de frustrations, de joies et de déceptions, Perpignan est bientôt arrivé à destination. Solide leader de la phase régulière, avec un record de points (107) à la clé depuis sa descente en Pro D2, l’Usap touche du doigt son rêve de retrouver le Top 14. Mais avant de regoûter à l’élite du rugby français, et d’essayer de faire oublier une saison 2018-2019 cauchemardesque, les Catalans vont devoir donner un dernier coup de collier, en deux actes. À commencer par la demi-finale, dimanche face à Oyonnax.

" Cette période est l’aboutissement d’une saison et c’est en même temps le début d’une nouvelle compétition. C’est très excitant, mais d’un autre côté, on y plonge avec de l’appréhension ", concède Gérald Bastide. Et pour cause, les Sang et Or n’auront pas le droit à l’erreur face aux Haut-Bugistes. Une défaite en demie, le pire scénario envisageable, viendrait condamner prématurément l’ensemble de leurs illusions et assener un énorme coup de massue sur la tête des coéquipiers de Mathieu Acebes, privés d’une deuxième chance dans l’immédiat.

Battu à cinq reprises seulement cette saison, le vestiaire roussillonnais est bien conscient de tous ces enjeux et compte bien puiser dans la force collective qui l’a animé ces derniers mois. " On ne peut pas dire que c’est un match normal, mais on peut s’appuyer sur tout ce que l’on a accompli durant la saison, tout ce que l’on a vécu, sur les moments difficiles ", ajoute l’entraîneur de la défense.

Bastide : " Tout va plus vite"

Cette semaine, le staff usapiste n’a pas été épargné par les aléas en enregistrant pas moins de trois forfaits. Le pilier droit Davit Kubriashvili (biceps), le troisième ligne Lucas Bachelier (genou) et le centre Afusipa Taumoepeau (mollet) manqueront à l’appel. Trois coups durs.

" On grimace bien sûr. C’est toujours triste d’avoir des joueurs qui se blessent avant les matches. Mais nous y sommes malheureusement habitués, nous devons être dans l’adaptation. Cela fait partie du lot d’une compétition. D’autres joueurs sont prêts et seront performants. Nous sommes confiants ", assure Gérald Bastide, qui connaîtra à titre personnel son premier match éliminatoire en Pro D2. Mais l’ancien technicien du XV de France n’en reste pas moins expérimenté. Malgré les difficultés de son équipe lors des débuts de matchs cette saison, ce dernier affiche un calme absolu.

" Les débuts de matchs sont importants. On va faire un effort là-dessus, mais ce n’est pas rédhibitoire. On a vu Oyonnax qui était mené par Colomiers, et qui l’a finalement emporté. Les matchs de phases finales, on peut mener de quinze points et se faire remonter, et inversement. Tout va plus vite dans ces matchs-là, car le mental est beaucoup plus important. L’idéal est de bien débuter, mais si nous n’y parvenons pas, on sait que rien ne sera perdu. Tout est possible. On va construire le match comme il se doit, au fil du match et des événements. Mais une chose est sûre : au bout de vingt minutes, le match ne sera pas joué ", conclut-il. Le grand jour est arrivé pour Perpignan, plus que jamais maître de son destin.

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