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Oyonnax : l’éloge du travail et de la détermination

Oyonnax : l’éloge du travail et de la détermination

Le 26/01/2022 à 09:29Mis à jour

PRO D2 – Actuel leader du championnat et bien installé parmi les deux premiers, Oyonnax rugby est pour l’instant pleinement dans l’objectif qu’il s’est fixé. Les Oyomen enchaînent les performances, et seront une fois de plus ambitieux ce jeudi (20h45) à Colomiers. Une ambition qui va de pair avec une rigueur de travail héritée des expériences du passé.

Une série de 10 victoires consécutives, la meilleure attaque du championnat mais également la meilleure défense, dit comme cela tout semble parfait du côté d’Oyonnax, alors que la mi-saison a déjà été dépassée. Mais une chose est sûre, aucun signe ne laisse à penser que le groupe pourrait être grisé par la très bonne dynamique. Bien au contraire. Et ce alors que les Oyomen vont se déplacer ce jeudi à Colomiers pour un autre sommet d’envergure. D’ailleurs, les Columérins sont la seule équipe à avoir réussi la performance de s’imposer à Charles-Mathon cette saison et l’ouvreur Jules Soulan note que "c’est ce match que nous a fait nous poser pas mal de questions, et qui nous a fait bosser de plus en plus dur pour rebondir." Jusqu’à s’installer à la première place de Pro D2 à l’issue de la 17ème journée.

La clé de la réussite, c’est l’adaptation en toutes circonstances

Ce fut un moment important et qui apparait essentiel pour mieux comprendre l’actuel parcours des Oyomen, qui savent qu’ils ne sont pas encore arrivés, et que rien n’est acquis. Le dernier match contre Nevers, remporté au forceps 19 à 8 à domicile, a néanmoins montré des ressources nouvelles. "Les joueurs qui étaient là l’an dernier ont dit que c’était le genre de match que l’on aurait perdu. Mais là, on peut ne pas bien jouer mais gagner quand même", remarque Jules Soulan. Concrètement, face à l’USON, Oyo a par exemple eu un peu plus de mal à lancer son jeu, notamment dans le secteur de la touche. Et Joe El Abd veut y voir du positif. "On avait besoin d’un match comme ça. On va apprendre et avancer pour être capable de trouver des solutions dans les matchs couperets", note le manager. C’est-à-dire en phase finale.

Déjà contre Grenoble quinze jours plus tôt, on avait perçu un autre signe de cette envie de toujours rechercher le petit détail à corriger, et surtout de montrer une capacité à répéter les efforts sur 80 minutes. Lorsque le FCG est par exemple venu marquer un essai pour l’honneur après la sirène, plusieurs joueurs oyonnaxiens sont ensuite montés sur le buteur isérois pour tenter de contrer l’ultime tentative, et ainsi "montrer que l’on ne lâche rien, confie Charlie Cassang. On ne veut rien donner à l’adversaire, c’est notre mentalité. C’est aussi montrer que l’on respecte l’adversaire de ne rien vouloir donner ni lâcher", poursuit le demi de mêlée. Avec seulement 31 points encaissés sur les quatre derniers matchs (et seulement 3 essais), les performances de la défense illustrent parfaitement l’état d’esprit des Haut-Bugistes.

" Colomiers, ce sera un gros test. On devra faire une grande performance pour espérer faire quelque chose"

Portés par un projet de jeu qui en est à sa troisième saison, où la défense est devenue centrale, la palette des hommes de Joe El Abd semble en effet plus large. "On apprend de nos erreurs et on avance tous dans le même sens", fait remarquer le pilier Thomas Laclayat. Autre point notable, c’est un effectif toujours aussi quantitatif et qui est cette fois plutôt épargné par les blessures (sauf au poste de demi de mêlée). "On a un collectif assez dense. Il y a de la rotation quasiment à tous les matchs et cela permet de l’émulation tout en gardant de la motivation. La richesse de notre effectif permet de gagner malgré les rotations. On se sent tous concerné et prêt à jouer", insiste le trois-quarts centre Florian Vialelle. Les récentes premières du talonneur Nail Audoire et de l’ouvreur Justin Bouraux sont de parfaites illustrations.

Maintenant, le club de l’Ain est face à un autre défi : ne pas flancher. Si le challenge des 13 succès consécutifs réalisés lors de l’année du premier titre en 2013 peut être égalé ou battu, ce n’est pas sur cela que l’on jugera la saison d’Oyonnax. Bien qu’il soit surement dans quelques têtes… Ce rendez-vous à Colomiers sera un sacré défi dans ce bloc réduit, "un gros test, reconnaît Joe El Abd pour qui, être leader n’est pas une pression supplémentaire. On ne cache pas nos objectifs. Cette première place n’est pas une fin en soi. On devra faire une grande performance pour espérer faire quelque chose (à Colomiers)." Comme avoir la capacité à prendre les bonnes opportunités et conserver la solidité en mêlée. Le groupe est quoi qu’il arrive focus, tache maintenant à l’équipe qui sera alignée de maintenir ce niveau de performance.

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