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Clarkin : "La stabilité au niveau du staff va nous permettre d’avancer plus vite"

Clarkin : "La stabilité au niveau du staff va nous permettre d’avancer plus vite"

Le 11/08/2022 à 16:39Mis à jour

PRO D2 - Depuis les Hautes-Pyrénées, où le Biarritz olympique est actuellement en stage, le directeur sportif du club basque Matthew Clarkin a fait le point sur la préparation estivale de ses joueurs et s’est projeté sur le premier match amical qui verra le BO affronter Pau, vendredi soir (18h30).

Comment se déroule ce stage à Saint-Lary ?

Nous sommes là depuis dimanche. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés pour faire un petit rafting. On a pris un gros orage dans la tête, donc le niveau de la rivière est vite monté et ça nous a permis d’avancer rapidement. Nous avons eu deux jours complets d'entraînement. Aujourd’hui (mercredi), nous avons fait de la trottinette de montagne. Nous avons pu profiter d’un joli repas dans un petit village de la vallée. Pour l’instant, tout se passe très bien. C’est un stage plutôt “rugby”, mais comme on ne peut pas faire que ça, nous avons essayé d’ajouter quelques activités pour qu’on puisse s’amuser.

Le BO se rend depuis plusieurs saisons, chaque été, à Saint-Lary. Pourquoi ce lieu ?

Saint-Lary est un endroit que je connais bien. Ça doit être, au moins, mon neuvième ou dixième stage là-bas. Depuis que je suis en France, j’y suis allé avec les trois clubs où j’ai évolué (Montauban, Bordeaux et Biarritz, NDLR). J’ai toujours passé un bon moment ici. Les gens sont sympathiques, le cadre l’est aussi. Les installations sont suffisantes pour bien s’entraîner. Il y a des activités à faire. Nous sommes bien, ici ! Depuis que je suis à Biarritz, nous avons toujours eu cette histoire d’amour avec les Pyrénées. Ça remonte à notre première année, où nous avions fait cette marche pendant trois jours en passant par Piau-Engaly. Chaque été, on se dirige naturellement vers ce coin-là.

Vous avez eu un premier bloc de trois semaines de travail, puis une pause avant ce stage. Globalement, comment se passe cette préparation estivale ?

Honnêtement, très bien. J’en suis très satisfait. Même si la préparation, cette année, est assez courte, nous sentons que nous avons beaucoup de certitudes dans certains secteurs. La stabilité, dans une partie de l’effectif, nous permet d’avancer rapidement et d’intégrer vite les nouveaux. Maintenant, j’espère que cette reprise va être validée par les deux oppositions qui arrivent dans les dix prochains jours.

Vous avez évoqué des certitudes. Dans quels secteurs, au juste ?

Nous avons une ligne de trois-quarts où il y a beaucoup de nouvelles têtes. Par contre, nous avons eu de la stabilité au niveau du staff, puisque rien n’a changé. Ça va nous permettre d’avancer plus vite. Ça peut paraître bizarre, mais j’ai été très satisfait du staff, l’an dernier, dans un contexte très difficile. Il a réussi à tirer le meilleur du groupe, il est resté soudé pendant des moments difficiles. Maintenant, dans un championnat où on a un effectif pour être compétitif, j’espère qu’on va voir la qualité de notre effectif ainsi que l’apport du staff.

Gilles Bosch (Biarritz)

Gilles Bosch (Biarritz)Icon Sport

Quels changements le BO va-t-il chercher à apporter par rapport au jeu produit l’an passé ?

Il y aura, évidemment, des modifications. Mais le contexte va tellement changer ! Sur certains secteurs, si nous faisons aussi bien que l’an dernier, nous risquons d’être très performants en Pro D2. Il y a aussi des domaines sur lesquels on doit se retrouver. Je pense, là, à notre défense. À l’époque, c’était un de nos points forts. J’espère qu’on pourra vite retrouver de la confiance dans ce domaine-là et que, face à des équipes de ce championnat, on pourra résister, être performant, et même provoquer des occasions offensives.

Vous jouez votre premier match amical face à Pau, vendredi soir. Quel sera le mot d’ordre ?

C’est un entraînement dirigé parce que, malheureusement, le club de Saint-Lary n’a pas eu l’autorisation d’accueillir un match amical officiel. Nous allons donc partir sur un entraînement dirigé avec des scénarios de match comme nous avions fait avec Pau, il y a deux ans. Les deux équipes en avaient tiré beaucoup de bénéfices. Nous allons avoir l’opposition qu’on cherche vendredi. Ce rendez-vous va nous permettre de faire une petite revue d’effectif, de voir les nouveaux et, j’espère, valider le travail effectué depuis un mois.

Allez-vous aligner deux équipes différentes ?

Je pense que nous avons assez de joueurs pour faire deux équipes avec quelques remplaçants. Si nous arrivons à faire jouer tout l’effectif pendant une bonne mi-temps, c’est pas mal. Ça nous permettra d’attaquer notre second et dernier match amical, la semaine prochaine, avec un peu de confiance.

Y avait-il une volonté de démarrer face à un adversaire supposé plus fort, avant d’affronter l’Ealing Trailfinders Rugby Club, un club de seconde division anglaise ?

Oui, mais nous ne voulions pas affronter une équipe trop forte non plus. Le but, ce n’est pas de prendre une claque dès la première opposition. L’objectif est de sortir de ce match avec un petit peu de confiance. Nous pensons que nous pouvons proposer à la Section une bonne opposition. Pau est une équipe très performante, joueuse et elle va nous permettre de vivre des situations intéressantes.

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