Rugbyrama

Bouchet : "On a besoin d’évacuer la frustration accumulée"

Bouchet : "On a besoin d’évacuer la frustration accumulée"
Par Rugbyrama

Le 16/05/2021 à 09:55

PRO D2 - Défaits vendredi à Montauban 38 à 31 après avoir été méconnaissables en première période (31-10 à la pause), les Grenoblois ont terminé la phase régulière à la sixième place du classement. Le talonneur et capitaine isérois Laurent Bouchet est revenu en conférence de presse sur la performance des siens, tout en abordant le match de barrage à venir, face à Biarritz.

Que retenez-vous de ce match, avec deux physionomies bien différentes ?

Je ne retiens pas grand-chose, à part qu’il va falloir rapidement basculer, parce qu’un match très important nous attend la semaine prochaine, à Biarritz. Mais il n’y a pas de satisfaction sur cette rencontre.

Malgré la deuxième période, où vous êtes revenus au score et où vous pouvez jouer quelque chose à la fin ?

Malgré la deuxième période. Parce que je ne sais pas si c’est nous qui nous sommes repris, ou bien si c’est eux (Montauban N.D.L.R.) qui ont relevé le pied… Ça ressemblait à un match de gala, ça n’était pas satisfaisant. D’autant que l’on venait vraiment pour préparer la rencontre de la semaine prochaine. Après, on peut toujours se trouver des excuses sur le fait que l’on a eu des semaines compliquées dernièrement. J’espère qu’au final, c’est un mal pour un bien, une défaite pour mieux revenir. Parce qu’on sait qu’on a besoin d’évacuer la frustration accumulée.

"On était au fond du trou"

En deuxième mi-temps, vous avez pilonné la défense de Montauban pendant plusieurs minutes, mais vous n’avez pas marqué cet essai qui aurait pu vous amener vers un match nul ou une victoire…

C’est vrai qu’au final, on se rend compte en deuxième mi-temps qu’on est quasiment en position de gagner. Mais, comme on l’a dit dans les vestiaires, on a manqué de lucidité. Parfois, il fallait aller en touche, il fallait scorer, mais ça n'a pas été fait. Il faudra absolument garder de la lucidité en phases finales parce que tous les détails vont compter.

Est-ce que, malgré cette défaite, vous considérez être sur une bonne dynamique ?

Heureusement qu’on ne remet pas tout en cause parce que l’on a raté un match. Il y a des acquis, du bon travail fourni chaque semaine à l’entraînement, des bons repères entre nous.

Biarritz vous a battu deux fois cette saison. Dans quel état d’esprit allez-vous à Aguiléra ?

On y va en se disant qu’on va jouer un match de phases finales, un match couperet, lors duquel il peut tout se passer. Mais il faut se rappeler que lorsqu’on avait perdu à Angoulême (en décembre N.D.L.R.), on était au fond du trou. On pensait qu’on ne se qualifierait jamais, ça parlait même de maintien ! Et aujourd’hui, nous sommes en barrage. Donc sur un match, ce sera différent.

Vous étiez maîtres de votre destin concernant l’adversaire du barrage (Biarritz ou Oyonnax), y a-t-il aussi la déception de ne pas avoir évité le BO en arrachant un point ou une victoire ?

Forcément, c’était une déception, car c’était l’objectif de ce vendredi. Après, sur un match, on ne sait jamais ce que cela peut donner. C’est sûr : le déplacement était moins loin, Oyonnax nous a très bien réussi, on les connaît depuis longtemps, on les a gagné deux fois cette année… Mais on jouera Biarritz, et pas Oyonnax. On va basculer tout de suite dessus.

"Évacuer toute la frustration le week-end prochain"

Dans les têtes comme dans les jambes, comment ressortez-vous de ces trois matchs en huit jours ?

Aujourd’hui (vendredi N.D.L.R.), c’est un petit peu compliqué… Mais on savait que ça allait être une semaine usante. Ce week-end va nous permettre de bien récupérer.

Quand on se souvient de votre phase aller, de votre classement de fin décembre, est-ce qu’il y a quand même la fierté de disputer ces phases finales ?

Parler de fierté aujourd’hui (vendredi N.D.L.R.), juste après le match, c’est un peu difficile. Mais honnêtement, on est heureux de s’être qualifiés. J’espère que l’on va se rendre la fin de saison belle, parce que ces phases finales étaient inespérées en début de championnat. Donc oui, il y a quand même un certain sentiment de fierté, il fallait aller les chercher ces matchs… On sait que le Pro D2 est un marathon. Désormais, il va falloir savourer, mais également tirer les enseignements de cette défaite, et évacuer toute la frustration le week-end prochain.

On sent que vous avez encore envie de disputer plusieurs matchs…

Ah oui, c’est certain ! Plus on va loin, mieux c’est.

Par Dorian VIDAL

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