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La ville de Béziers nouveau propriétaire du club !

La ville de Béziers nouveau propriétaire du club !
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 10/08/2021 à 09:00Mis à jour Le 10/08/2021 à 09:18

PRO D2 - Exclusivité Midi Olympique : la ville de Béziers vient de racheter à la holding "Passion Ovalie" la majorité des actions du club et est aujourd'hui seule propriétaire de l'ASBH. Du jamais vu dans le rugby professionnel...

Jusqu'ici, la société Passion Ovalie, qui avait tant fait couler d'encre à l'époque de feu les Emirati, détenait la majorité des actions de l'ASBH. Il y a peu, cette holding aux atours quelque peu opaques a été dissoute dans le but de restructurer et assainir les finances du club biterrois. Dans la foulée, la Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) "Béziers Sports" a vu le jour et la mairie de la ville, jusqu'ici simple sponsor de l'ASBH, est devenue actionnaire majoritaire et propriétaire du club biterrois.

Robert Ménard, le maire de la cité, explique en préambule : "Nous avons racheté pour un euro symbolique les actions de Passion Ovalie et sommes devenus propriétaires à 68 %. C'est un truc unique, un truc qui n'a jamais existé en rugby comme au foot. Seul le club de basket de Boulogne-Billancourt (Hauts de Seine) est soumis à ce modèle". Il marque une pause, poursuit : "Le club rencontrait des soucis permanents avec la DNACG (le gendarme financier du rugby professionnel) et tous les ans, la ville donnait déjà 1 million d'euros. J'ai estimé qu'une ville offrant une telle somme avait un droit de regard évident sur les affaires courantes du club. Je voulais que l'on pèse. De façon plus générale, il a aussi fallu convaincre la DNACG du bien-fondé de notre démarche et apaiser les relations avec cette instance".

L'ASBH, plusieurs fois menacée de rétrogradation et récemment sanctionnée d'un retrait de trois points au classement pour des supposés manquements, a fait appel de cette dernière décision et c'est Robert Ménard lui-même qui défendra la cause de l'ASBH, face à la commission d'appel de la DNACG dans les jours à venir.

Budget à la hausse, masse salariale itou : ambition Top 6 !

Jean-Michel Vidal et Mickaël Guedj, élus présidents il y a quelques mois, gardent évidemment leurs prérogatives, le premier comme président du directoire, le second comme président du conseil de surveillance. Au téléphone, Robert Ménard poursuit : "C'est moi qui les ai mis en place à l'époque des pseudos emirati et ils ont nettoyé le club. À Béziers, il n'y a plus de cadavre dans les tiroirs. Surtout, le club est redevenu propriétaire de ses actifs alors qu'il y a peu, les buvettes, la brasserie et toutes les loges avaient été vendues".

En juin dernier, Ménard a également réuni une vingtaine de donateurs biterrois ayant ce soir-là amené 850 000 euros dans les caisses du club. Il enchaîne : "La situation de l'ASBH est aujourd'hui saine et il n'y aura plus de dérives. Je ne laisserai plus faire. Mais dans l'idéal, la SCIC Béziers Sports sera une transition. Un jour, d'autres actionnaires arriveront. Mais j'aurai sur eux un droit de regard".

À l'intersaison, onze joueurs ont été recrutés par le patron sportif Pierre Caillet, le budget est passé de 7 à 8 millions d'euros et la masse salariale de la structure professionnelle a augmenté de 350 000 euros. "J'y connais rien mais j'ai quand même l'impression que l'argent, il faut d'abord le mettre sur les joueurs et c'est ce que nous avons fait ! Nous ne parlons pas encore de Top 14, ce serait une connerie. Mais avec ce recrutement, j'espère que nous accrocherons les phases finales".

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