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La saison des Oyomen s’est arrêtée, entre frustration et dure réalité

La saison des Oyomen s’est arrêtée, entre frustration et dure réalité

Le 31/05/2021 à 16:02Mis à jour Le 01/06/2021 à 14:42

PRO D2 – Battus en demi-finale ce dimanche à Perpignan, Oyonnax a vu son rêve de finale et de montée s’arrêter sur la pelouse d’Aimé-Giral. Forcément, la déception était forte après la rencontre car si l’objectif était de disputer cette phase finale, l’ambition était d’aller plus loin.

La série se sera donc arrêtée à 6 succès consécutifs sur la fin de saison. Et si l’on avait beaucoup parlé des 7 victoires inaugurales qui avaient permis à Oyonnax d’asseoir de suite une place dans les six, renouveler la performance aurait permis d’assurer cette fois une place une finale, ce que tout un groupe, tout un club espérait. Au coup de sifflet final, une petite bulle s’est formée sur le terrain pour échanger. Quelques mots également dans le vestiaire, mais pas encore les franches discussions avant les congés et d’y retourner… "Si on veut rester positif, on a un axe de progression pour l’an prochain", a notamment expliqué le pilier Tommy Raynaud.

Mais cette demi-finale débouche bien évidemment sur de la déception, perceptible sur les visages des Oyomen et des supporters présents à Aimé-Giral, visibles au milieu de la furia catalane. "12-0 au bout de dix minutes de jeu alors qu’ils viennent deux fois dans notre camp. On va trois fois dans le leur et on repart avec 0 point. C’est la différence entre une équipe prête pour le haut-niveau et une équipe pas prête pour le haut-niveau. Il y a des petits détails qu’ils ne font pas et que l’on fait, et qui coûtent le match", reconnait Tommy Raynaud dont l’analyse a été partagée par tous les acteurs de cette rencontre entre le 1er et le 4ème de cette saison régulière.

"On s’attendait à un gros combat et on a été servi. On n’a pas su répondre à ce combat proposé d’entrée et on a subi dans les impacts. Si on est resté concentré, on a été beaucoup trop imprécis", pense quant à lui Lionel Beauxis, ciblé par le collectif perpignanais qui avait mis en place une tactique au final payante. D’autant plus frustrant pour les Haut-Bugistes qui avaient réussi à recoller à 15-12 en début de seconde période avant que tout ne s’écroule à nouveau. Pour Tommy Raynaud, "mentalement, cela nous a touché même si l’on a continué à y croire, notamment à la mi-temps. On a eu un discours positif en se disant que l’on pouvait le faire, que l’on a connu ça", en référence à cette demie de Pro D2 à Charles-Mathon en 2018 face à Bayonne, durant laquelle Oyonnax menait 27-9 à la mi-temps avant de s’incliner.

Yohan Le Bourhis pas dans le groupe, les explications de Manny Edmonds

Autre analyse de cette demie, Oyonnax qui a notamment pris la décision de laisser Yohan Le Bourhis en dehors des 23, lui qui est pourtant le 2e meilleur réalisateur du championnat et auteur d’environ 40% des points de son équipe cette saison. "C’était un choix, a précisé Manny Edmonds, entraineur des trois-quarts. Le week-end dernier contre Colomiers, une équipe forte devant, on avait fait le choix de mettre Lionel Beauxis remplaçant et il était donc frais pour ce match. Il fallait aussi sortir quelqu’un sachant que Jérémy Gondrand pouvait aussi jouer en n°10. Avec Pedro Bettencourt sur le banc, on avait aussi la couverture pour la plupart des scenarii."

Sauf que la malchance s’est ajoutée à ce choix, avec les blessures de Charlie Cassang et de Jérémy Gondrand, et la nécessité de terminer avec le centre Théo Millet au poste de n°9. "On a dû s’adapter, comme on a dû s’adapter très tôt dans le match avec la blessure de Thibault Lassalle, et comme toute l’année avec la Covid. Cela fait partie du rugby et surtout de cette année", poursuit Manny Edmonds. Les Oyomen savent maintenant qu’ils vont repartir pour une quatrième saison de suite en Pro D2 mais ils conserveront cette ambition de Top 14, et devront se servir de l’expérience d’une saison à l’hiver capricieux, malgré de belles éclaircies.

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