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La pépite de Pro D2 - Mathis Sarragallet (Grenoble), le Dauphinois libéré

La pépite de Pro D2 - Mathis Sarragallet (Grenoble), le Dauphinois libéré
Par Rugbyrama

Le 13/10/2021 à 17:29Mis à jour Le 13/10/2021 à 17:32

PRO D2 - En ce début de saison, le jeune talonneur grenoblois Mathis Sarragallet (21 ans) tente de compenser les absences de Jean-Charles Orioli et Lilian Rossi, tous deux blessés. Résultat : l'Isérois en profite pour se montrer et enchaîne les prestations convaincantes, alors que ses partenaires voient en lui un talent brut qui ne demande qu'à exploser, si possible en Top 14...

De nature timide et réservée, Mathis Sarragallet trouve son exutoire à l’âge de huit ans : le rectangle vert. Dans le club de sa commune, Voiron, ce jeune Isérois touche ses premières gonfles, motivé par un père lui ayant transmis la passion de l’ovalie.

Portant déjà le maillot floqué du numéro 2, il se prend rapidement d'amour pour une position qu’il ne quittera jamais. "J'ai toujours joué talonneur. C’est un poste qui m’attirait, car même si on évolue avec la première ligne, on est également au centre du jeu. En gros, ça demande beaucoup d’activité, et c’est ça qui m'a vraiment plu", reconnaît aujourd’hui Mathis Sarragallet.

La passion le traîne régulièrement jusqu’au stade des Alpes, où il peut s’extasier devant l’équipe grenobloise performante du début des années 2010 (championne de Pro D2 en 2012). Il commence même à se vêtir de la tunique du FCG en jeunes, à une époque où les professionnels évoluent eux en Top 14, prenant un malin plaisir à terrasser de nombreux mastodontes sur leurs terres (Clermont, Toulon…).

Séguret : "Il y a une superbe génération à Grenoble, avec des jeunes très prometteurs à tous les postes, comme Mathis Sarragallet..."

Le jeune talonneur se souvient de ses premiers pas en rouge et bleu : "À mon arrivée en cadets, j’ai eu la chance de tomber avec la bonne génération du FC Grenoble, la génération 2000-2001." Cette jeunesse, qui accède aujourd’hui à la sphère professionnelle, est en effet talentueuse. Elle le démontre en 2018, en remportant le championnat de France Crabos, battant le Castres olympique en finale. Sarragallet est évidemment de la partie.

Après ça, il y eut les sélections avec les U20 développement, ou encore le Tournoi des Six Nations 2019 avec les Bleuets. Et depuis plus d’un an, des apparitions récurrentes en Pro D2, où l’enfant de l’Isère côtoie lors de sa première saison Laurent Bouchet. "Il m’a permis d’énormément me développer. Il était dans la transmission, dans le partage. Je le remercie encore aujourd’hui."

Mathis Sarragallet a participé aux six rencontres du FCG cette saison.

Mathis Sarragallet a participé aux six rencontres du FCG cette saison.Icon Sport

Pour la petite histoire, le bambin a - d'une certaine manière - signé sa première en Pro D2 "grâce" à l’expérimenté talonneur : "La saison dernière, lors la première journée de championnat, j’étais joueur supplémentaire. Mais le jour du match, Laurent est devenu papa… Donc j’ai pu intégrer le groupe à sa place !"

Pour preuve, il a récemment été élu meilleur joueur grenoblois du mois de septembre (!), et le club isérois n’a toujours pas recruté de joker médical pour remplacer Orioli. Un bon signe de confiance. "L’objectif était vraiment de me mettre au niveau de l’équipe. Je voulais notamment pallier l’absence de Jean-Charles, qu’on ne ressente pas de manque", explique Mathis Sarragallet. S’il peut encore améliorer sa technique individuelle, on peut néanmoins dire que le contrat est rempli.

Place désormais à la réception de Béziers, que le Grenoblois aborde avec l’idée "de réaliser un match référence à domicile. Car après avoir gagné deux fois à l’extérieur et perdu deux fois chez nous, il faut prouver aux supporters qu’on peut aussi d’être performants à la maison." Et montrer que Grenoble, actuel huitième de Pro D2, peut tenir son objectif de top 6. L’enfant du pays conclut : "On ne peut pas s’éterniser en Pro D2. J’ai grandi en voyant jouer Grenoble en Top 14. Quand j’allais aux matchs et que le stade était plein à craquer, ça faisait rêver. J’aimerais jouer avec ce club en Top 14."

Par Dorian VIDAL

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