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Entre Vannes et Biarritz, la guerre des mauls est attendue

Entre Vannes et Biarritz, la guerre des mauls est attendue
Par Enzo Diaz via Midi Olympique

Le 30/05/2021 à 14:18Mis à jour

PRO D2 - Vannetais et Biarrots vont s'expliquer dans le secteur des ballons portés qu'ils dominent tout deux. Celui qui fera et imposera sa loi à l'autre dans ce domaine s'ouvrira en partie les portes de la finale.

Dimanche, les rayons de soleil auront beau être de la partie dans le Golfe du Morbihan, il est peu probable que tous les ballons exploités filent sur les ailes des deux équipes. Non, comme dans toute rencontre de cette envergure et de cette importance, l’explication devrait commencer du côté des « gros ». Dans les deux huit de devant, on dispose effectivement de suffisamment d’arguments de poids, de talents et de qualités pour tirer son épingle du jeu. Cela s’annonce donc musclé, entre deux équipes qui ne sont peut-être pas les plus denses et physiques de ce championnat, mais qui ont pour elles des qualités de tonicité assez remarquables chez de nombreux avants.

Cela se signale notamment sur certains secteurs de jeu au premiers rangs desquels celui des ballons portés. " Les ballons portés sont d’abord une question d’organisation et de vitesse de placement. Il s’agit pour celui qui a la possession d’être le plus prêt possible avant l’adversaire. C’est un secteur stratégique que l’on utilise à bon escient, en fonction de la défense adverse. La question de la structure est importante aussi, savoir à quelle vitesse on le fait et avec combien de joueurs présents dans l’alignement. Il faut être dynamique et c’est une phase de jeu très réfléchie, stratégique ", explique en préambule l’entraîneur des avants de Colomiers Fabien Berneau qui reconnaît dans les systèmes vannetais et biarrots de réelles qualités pour cette phase de jeu.

Une spécialité vannetaise

" Vannes la maîtrise avec des joueurs mobiles, et explosifs ", souligne celui qui a vu de ses propres yeux les dégâts que la phalange vannetaise, bien coordonnée pouvait faire. Les Bretons étaient venus l’emporter en janvier dernier en banlieue toulousaine, renversant le cours de la partie grâce à deux ballons portés. " Si on veut mettre le doigt sur un point fort, c’est clair qu’ils sont très efficaces sur leurs ballons portés. Sans oublier qu’ ils ont une bonne connexion avant-trois-quarts ", nous rappelait durant la semaine Matthew Clarkin, qui s’est attelé avec son staff à décrypter et à trouver des failles dans la mécanique de précision bretonne. Avec presque un quart des essais inscrits sur ballons portés (sur un total de 86 essais), le RCV peut s’appuyer sur de sérieuses garanties. " Il y a une émulation énorme qui s’est formée dans ce groupe. Leurs ballons portés leur permettent aussi d’achever les adversaires après avoir engagé un fort volume de jeu. Ils ont gravi marche après marche ainsi ", commente Fabien Berneau qui loue les qualités d’un Rémi Picquette, et d’un Jérémie Abiven pour être à l’origine des structures, et conduire la machine bretonne.

Et du côté de Biarritz ? " Ils ne sont pas en reste avec un troisième ligne irlandais (Dave O’Callaghan), porté là-dessus et qui maîtrise ce secteur. Des joueurs d’expérience aussi comme Johnny Dyer et Evan Olmstead sont massifs, et amènent à faire des ballons portés très bien construits. Peut-être un petit peu moins que Vannes mais ils sont sur une dynamique de confiance. " L’essai inscrit par Romain Ruffenach en barrage contre Grenoble sur ballon porté l’a démontré. " L’équipe qui sera le mieux structurée avec des stratégies défensives de contre en l’air et au cœur des mauls pourra espérer prendre un avantage non négligeable ", conclut Fabien Berneau.

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