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La pépite de Pro D2 - Thomas Zénon (Béziers) : "S’adapter en toutes circonstances"

La pépite de Pro D2 - Thomas Zénon (Béziers) : "S’adapter en toutes circonstances"
Par Rugbyrama

Le 28/04/2021 à 17:51Mis à jour

PRO D2 - Le rachat du club avorté l’été dernier, un mois de janvier catastrophique sur le plan sportif… le contexte biterrois n’est pas simple à assimiler pour un jeune joueur. L’arrière Thomas Zénon est pourtant parvenu à passer par-dessus. À 22 ans, le natif d’Aurillac commence même à faire son trou.

Si ce n’est pas sa formation d’infirmier qui a permis de guérir un ASBH malade, Thomas Zénon n’est pas étranger au maintien assuré par les Héraultais à deux journées du terme. Cette saison, il a su faire parler sa grande taille (1m95) pour remporter ses duels aériens. Son jeu au pied longue distance s’est également avéré fort utile du côté de Raoul-Barrière.

Il faut dire que le garçon a commencé par le foot, ceci expliquant peut-être cela. "Comme mon père était président d’un petit club pas loin d’Aurillac, mes parents m’avaient mis au football. Mais au bout d’un moment, je ne voulais plus y aller, je pleurais avant les entraînements", confie aujourd’hui Zénon, tout sourire.

Ce dernier se tourne alors vers le rugby et rejoint le Stade aurillacois, où il effectue sa formation jusqu’en espoirs, avant de rejoindre Bordeaux. Un choix évident pour celui qui suivra plus tard un cursus de deux ans en école d’infirmiers : "Dans le rugby comme dans le médical, il faut savoir être tout le temps auprès des gens, prêt à les aider, et aussi pouvoir s’adapter à toutes les circonstances. C’est ça qui m’a plu."

"Jérôme Porical m’a beaucoup apporté"

Après seulement une année en Gironde, le jeune Thomas souhaite s’affirmer : "J’avais envie de passer cette marche difficile qu’il peut y avoir entre la catégorie espoirs et les professionnels. Partir en Pro D2 m’a permis de m’aguerrir." Il choisit Béziers et enchaîne 13 feuilles de matchs en 2019-2020. Cette saison, il est apparu 19 fois (16 titularisations), s’imposant ainsi comme l’un des joueurs clés de l’arrière-garde biterroise. Si "le club donne aux jeunes l’opportunité de s’exprimer, il leur permet en plus de côtoyer des joueurs d’expérience. L’an dernier, j’ai pu évoluer aux côtés de Jérôme Porical, qui joue au même poste que moi. Il m’a beaucoup apporté", poursuit l’arrière polyvalent (il peut aussi évoluer à l’aile, et même au centre, selon ses dires, N.D.L.R.).

Thomas Zénon

Thomas ZénonRugbyrama

À Béziers, le Cantalien connaît les joies des premières feuilles de matchs, mais aussi les rumeurs d’un possible rachat du club. Aujourd’hui, il ne souhaite plus ressasser cet évènement et préfère avancer : "En tant que joueurs, nous n’avions pas notre mot à dire. Mais c’est un épisode qui est passé. Et si notre saison actuelle n’est pas totalement réussie, il ne faut pas mettre la faute là-dessus. Car il est vrai que Zénon et les siens avaient la possibilité de mieux faire. Cette saison est frustrante. On a eu l’occasion d’accrocher le wagon des six premières places à plusieurs reprises, mais à chaque fois, on a manqué le match qui aurait pu nous permettre de nous y accrocher."

Des clubs de Top 14 intéressés

Englué en milieu de tableau, l’ "objectif du maintien atteint", il ne reste plus que deux matchs aux Biterrois avant de repartir pour une nouvelle saison dans l’antichambre du Top 14. Mais, ayant écopé de trois matchs de suspension suite à son carton rouge reçu contre l’USAP le 15 avril dernier, Thomas Zénon ne pourra pas les disputer. Il ne se cache pas derrière son âge pour justifier son erreur. "On se dit jeunes, mais il faut aussi savoir avancer tout seul pour grandir. Je n’ai pas eu besoin que les cadres viennent me voir après mon expulsion. J’ai pris un carton rouge, je l’ai assumé, ça s’arrête là."

La pépite biterroise commence peut-être à arriver à maturité. De quoi lui permettre d’envisager un avenir dans l’élite du rugby français ? En fin de contrat en 2021, Thomas Zénon est "en discussion avec l’ASBH" pour une éventuelle prolongation. Mais les Rouge et Bleu devront sans doute batailler pour conserver leur jeune arrière, qui ne laisserait pas insensibles certains clubs de Top 14.

Par Dorian VIDAL

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