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La pépite de Pro D2 - Fabien Witz (Nevers) : "L'USON, c’était la meilleure opportunité pour moi"

La pépite de Pro D2 - Fabien Witz (Nevers) : "L'USON, c’était la meilleure opportunité pour moi"
Par Rugbyrama

Le 12/05/2021 à 17:03Mis à jour

PRO D2 - Au cours d’une saison qu’elle devrait terminer aux portes du top 6, l’USON Nevers a dû faire face à une hécatombe de blessures au poste de deuxième ligne. Pour composer sans les absents, le staff neversois a pu compter sur le jeune Fabien Witz, 20 ans. Le natif de Trappes n’a d’ailleurs pas manqué le moindre match depuis son arrivée, à l’hiver 2021.

Comme Sekou Macalou, Jordan Joseph, Cameron Woki ou encore Mathieu Bastareaud, Fabien Witz a fait ses classes à Massy : "La mixité qu’il y a là-bas, ajoutée à l’ambiance familiale qui y règne, cela fait qu’on en sort avec un bagage rugbystique et humain important." Un bagage qui conduit le deuxième ligne (2m02, 110 kg) à céder aux sirènes du Racing 92, en 2019. "À Massy, je considérais avoir fait le tour. Le Racing me suivait depuis quelques saisons, il fallait que je découvre autre chose", concède aujourd’hui l’international français des moins de 20 ans. Dans le club des Hauts-de-Seine, Fabien Witz apprend ce qu’est "le très haut niveau".

Et avec Bernard Le Roux, Dominic Bird ou encore Donnacha Ryan, celui qui débute le rugby à l’âge de 4 ans (!) s'entoure de "mecs très inspirants". Une aubaine pour un jeune pousse : "Donnacha Ryan, c’est un peu le papa de tout le monde. À chaque fois qu’il parle, il y a une transmission qui s’effectue."

Faux départ à Rouen

Entre deux entraînements et des cours dans le cadre d’un BTS Management qui lui "permet de penser un peu à autre chose qu'au rugby", l’idée d’un prêt dans l’antichambre du Top 14, pour s’aguerrir, commence à faire son chemin. Elle aboutit à l’hiver dernier lorsque le natif de Trappes (Yvelines) est annoncé à Rouen. Problème, Witz ne jouera jamais pour le Rouen Normandie Rugby. Pourquoi donc ? C’est bien simple, l’ancien Massicois quitte la Seine-Maritime au bout de quelques jours. La faute à certains doutes quant au temps de jeu dont il pourra bénéficier.

"J’avais été très vite intégré à l’équipe. Mais lorsque je suis arrivé, il y avait selon moi trop de monde à mon poste. Je ne voyais pas vraiment l’intérêt de rester. J’ai passé un appel au Racing et on a pensé que la bonne solution était de partir. Je n’en veux pas à Rouen, et inversement." Un petit imbroglio qui ne freine pas le jeune Fabien dans sa course vers son principal objectif : grappiller du temps de jeu.

Pro D2 - Fabien Witz (Nevers) lors d'une touche, son domaine de prédilection.

Pro D2 - Fabien Witz (Nevers) lors d'une touche, son domaine de prédilection.Icon Sport

Preuve d’une intégration express, l’avant casqué devient même le meneur suppléant lors des phases de touche, un secteur de jeu qui lui tient particulièrement à cœur. "C’est un domaine que j’aime beaucoup travailler. Ça m’a même plutôt flatté que le staff pense à moi aussi vite pour cette responsabilité. Annoncer les touches, ça reste un moment où il faut se poser, réfléchir et ne pas se mettre la pression. C’est quelque chose que je cultive depuis petit. J’ai aussi beaucoup appris à bosser sur les touches adverses avec le Racing."

Mais si le deuxième ligne aérien débute à Nevers par une victoire, lui et les siens n’empocheront qu’une seule fois les quatre points sur les sept rencontres qui suivront, compromettant une possible qualification en barrages. L’USON est aujourd’hui 7ème de Pro D2, et sauf catastrophe sanitaire du côté de Colomiers, elle ne devrait pas figurer en phases finales. Fabien Witz est amer "Pour parler vulgairement, ça fait c****. Quand je suis arrivé, cette équipe était dans une très bonne dynamique, avec quatre victoires d’affilées. Après, on a eu un coup de moins bien, puis deux… Ça a peut-être tapé sur le moral…"

Un an de plus à Nevers ?

Il reste que la satisfaction d’avoir enchaîné les matchs est là pour le grand barbu : "Je suis passé de deux matchs avec les espoirs disputés en un an, à cause du Covid, à une dizaine de rencontres de Pro D2. Donc c’est sûr que ça change presque du tout au tout. Ça m’a permis de me développer, de connaître d’autres sensations. C’était la meilleure opportunité pour moi de venir ici."

Et s’il avait la possibilité de prolonger un petit peu plus son séjour, pour continuer à prendre en maturité ? C’est en tout cas dans les tuyaux, dixit le principal intéressé. "J’ai eu Laurent Travers (le directeur du rugby du Racing 92 N.D.L.R.) au téléphone, il était très content de ma venue à Nevers. Et il estime qu’avec une saison de plus en prêt là-bas, je pourrais revenir pour prendre une vraie place dans l’effectif ciel et blanc. Si rien n’est encore signé, l’idée reste alléchante pour Fabien Witz. Ça peut être un joli challenge d’essayer de s’imposer dans une équipe qui joue le top 6 comme Nevers, lorsqu’elle est au complet." Et de conclure : "J’essaie de prendre saison par saison. Le but, si je reste, c’est d’abord de faire du bon travail à Nevers. Et si c’est possible d’aller voir plus haut dans une équipe comme le Racing. Ce serait réaliser un rêve de gamin !"

Par Dorian VIDAL

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