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Vannes, le maintien d’abord

Vannes, le maintien d’abord

Le 09/08/2019 à 17:27Mis à jour Le 09/08/2019 à 18:35

PRO D2 - Surprenant et brillant quatrième et demi-finaliste de la saison dernière, le RC Vannes aborde l’exercice à venir avec un nouveau statut. Mais à l’image d’une région protégée des grandes chaleurs, le club breton ne s’enflamme pas quant à son éventuel changement de dimension.

Actuellement en stage à Arzon, une commune portuaire du Morbihan, non loin de Vannes, le RCV s’active pour préparer la nouvelle saison. Une saison forcément impactée par la précédente, où le petit club breton a déjoué tous les pronostiques en se hissant jusqu’en demi-finales. De quoi être regardé différemment par les autres écuries de la Pro D2.

Objectif… maintien

Faut-il attendre pour autant Vannes comme un nouveau cador de ce championnat ? Son manager, Jean-Noël Spitzer, s’échine depuis le 17 juin, date de la reprise (ceux qui ont beaucoup joué en fin de saison dernière ont eu droit à une semaine de vacances en plus), à rabâcher un discours de raison, écrit sur le fil rouge de l’humilité : "La saison dernière est derrière nous et une nouvelle démarre avec une nouvelle équipe. Les résultats et le classement de la fin de saison dernière ne correspondent pas aux standards du club, on est très réaliste par rapport à cela. Ce sont des éléments qui, mis bout à bout, ont fait qu’on a pu finir fort. Notre objectif reste d’abord d’asseoir le club en Pro D2. Acquérir un maintien confortable serait donc déjà très bien".

Une prudence assumée alors que le RCV doit franchir de nouvelles étapes dans les prochains mois afin de poursuivre sa croissance raisonnée : "Il y a pas mal de domaines dans lesquels on doit progresser car les résultats de l’équipe pro, tous seuls, ne suffisent pas, assure Spitzer. J’espère qu’on va commencer à tirer les bénéfices de notre formation avec des jeunes qui pointeront le bout de leur nez en équipe une. Et puis il y a aussi l’amélioration de nos infrastructures. La SASP finance la construction d’une nouvelle tribune pour fermer le stade et il faudra ensuite s’attaquer au projet du centre d’entraînement dont les travaux devront démarrer cette année".

Irremplaçable Bouthier

Côté effectif, pas de grands chamboulements. La majorité des cadres sont restés dans le Morbihan et l’équipe sera renforcée par de jeunes joueurs, JIFF pour la plupart, tel le demi de mêlée clermontois William Hutteau (21 ans) ou les Massicois Antoine Abraham (24 ans), Tom Juniver (22 ans) et Maëlan Rabut (22 ans). Le club a également attiré dans ses filets l’international à 7 Paul Bonnefond (30 ans). Ils insuffleront du sang neuf à un ensemble tout de même appauvri par deux départs majeurs : le troisième ligne Kitione Kamikamica (Brive) chez les avants et l’arrière polyvalent Anthony Bouthier (Montpellier) derrière.

Vidéo - La magnifique percée de Bouthier et l'inspiration de génie d'Hilsenbeck

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"On ne peut pas les regretter car ce sont des top joueurs et c’était dans la logique des choses. Notre recrutement était prévu depuis un an et a été accès sur des jeunes JIFF (sur les dix joueurs qui rejoignent le club, seul le Sud Africain Schalk Hugo est Non-JIFF). C’est une réelle volonté de notre part de miser sur ces jeunes français. Concernant Anthony, il faut davantage se satisfaire de l’avoir eu avec nous cinq ans plutôt que de regretter son départ. Et l’idée n’est pas de le compenser. On ne se faisait pas d’illusion sur le fait qu’il parte rejoindre un gros club de Top 14 et on avait anticipé en amont en donnant pas mal de tant de jeu à Pierre Popelin". Le successeur de Bouthier en tant que capitaine sera par ailleurs officialisé dans les prochains jours.

Deux déplacements pour commencer

Même si Jean-Noël Spitzer assure que la page de la saison dernière est bien tournée, il ne serait pas contre de surfer encore un peu sur la vague des bons résultats. Les Vannetais n’auront toutefois pas l’entame la plus facile avec d’entrée de jeu deux déplacements, à Carcassonne et Biarritz, puis la réception d’Oyonnax.

Pour le manager breton, "peu importe l’adversaire, l’état de vigilance doit être permanent car sinon les déconvenues arrivent rapidement. Je n’ai pas d’inquiétude par rapport à cela. Les joueurs ont bien conscience que ce n’est pas simplement en remettant le maillot que les choses vont s’enclencher. Il faut beaucoup de travail, de cohésion et un brin de réussite. La préparation est jusqu’à présent plutôt bonne et il faudra la valider sur les premiers matchs". Premier élément de réponse le 23 août à Albert-Domec.

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