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Sans les Emirati, quel avenir pour Béziers ?

Sans les Emirati, quel avenir pour Béziers ?
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 13/07/2020 à 16:25Mis à jour Le 13/07/2020 à 16:26

PRO D2 - C'est désormais certain : les franco-emirati, qui ont jeté l'éponge dans leur projet de rachat de l'ASBH, n'entreront pas dans le rugby professionnel dans les semaines à venir. Pour le club de Béziers, plus que jamais aux mains des historiques, une nouvelle partie s'apprête donc à démarrer : ce sera jeudi, face à la DNACG...

Nous vous indiquions en début d'après-midi qu'à la suite d'un nouvel avis défavorable de la DNACG, le gendarme financier du rugby professionnel, les investisseurs emirati qu'avaient présenté Christophe Dominici aux propriétaires actuels de l'ASBH avaient décidé de jeter l'éponge, laissant le club entre les mains des co-présidents Cédric Bistué et Pierre-Olivier Valaize. Que va-t-il se passer, désormais ? Si Valaize et Bistué ont bel et bien monté un projet d'apparence solide, l'avenir du club biterrois est néanmoins dans le flou. En effet, rien ne dit que la DNACG, qui recevra les co-présidents biterrois jeudi, validera leur dossier. Et si le gendarme financier considérait que les garanties présentées ne sont pas assez solides (ce que personne ne souhaite, des emplois sont en jeu), le club pourrait alors être rétrogradé en division amateur, obligeant la FFR à promouvoir en seulement quelques jours un club de Fédérale 1 en deuxième division professionnelle. Du côté de Bistué et Valaize, l'optimisme semble néanmoins de mise.

Pour Béziers, c'est donc la fin d'un feuilleton ayant duré plusieurs mois et, après le nouvel avis défavorable émis par la DNACG concernant le projet emirati (au motif que les garanties n'étaient pas jugées assez sérieuses), plusieurs recrues annoncées restent donc sur le carreau : il s'agit de Jérome Rey (Grenoble), Jean-Charles Orioli (La Rochelle) , Benjamin Fall (Montpellier), Jordan Taufua (Béziers), Ma'a Nonu (Nouvelle-Zélande), Marika Koroibete (Australie), Semesa Rokodoguni (Bath), Konstantin Mikautadze (Montpellier) ou Emmanuel Saubusse (Mont de Marsan). Trouveront-ils un point de chute ? On ne peut que leur souhaiter, en tout cas.

De ce que l'on sait, la fin brutale du dernier épisode a en tout cas plongé Samir Ben Romdhane, l'investisseur franco-emirati, dans une colère sombre. Pourrait-il rebondir un jour dans un autre projet rugbystique ? A ce stade là, rien n'est moins sûr. « Il est touché, nous confie aujourd'hui un proche de Ben Rohmdane. Il ne comprend pas pourquoi on lui a fermé les portes au nez si violemment, pourquoi on a tenté de décrédibiliser son entreprise. Et à ses yeux, les historiques n'ont jamais vraiment voulu vendre et il le regrette ». Cette source a-t-elle raison ? Tort ? Disons que les prochains jours devraient lever le voile sur plusieurs interrogations fondamentales, concernant le dossier le plus électrique de ces cinq dernières années...

Communiqué du Groupe SOTACO :

Nous étions venus acheter des vignes et nous avons rencontré des gens charmants, accueillants, souriants qui nous ont adoptés et qui nous ont fait aimer cette belle Région. Nous avons rencontré le Maire, Robert Menard, qui dans un échange d’une grande cordialité nous a demandé notre soutien sur le devenir du club de rugby de Béziers.Nous avons rencontré les dirigeants et nous avons proposé de racheter le club avec comme condition de faire ni perte, ni profit et que tout investissement soit destiné uniquement pour le club, les supporters et les biterrois.

Nous étions venus en paix et non avec l’idée d’effectuer un hold-up. Plusieurs fois nous est venue l’idée de jeter l’éponge car en aucune façon nous ne voulions obliger ou forcer qui que ce soit à vendre. Notre projet était simple : Redonner à Béziers ses lettres de noblesse avec nos amis Yannick Pons, l’enfant du pays et Christophe Dominici, l’enfant du rugby. Nous avouons humblement notre méconnaissance du monde rugbylistique et de ses arcanes et nous voulions travailler dans la discrétion et le long terme.

Il a fallu une semaine pour que notre demande d’accord de confidentialité soit acceptée. Le lendemain de la réception de notre lettre d’intention, nous apprenions que les actionnaires actuels étaient sur un autre projet puis, sur l’insistance de Christophe Dominici, nous sommes entrés en phase de négociation. Après des heures de travail et de discussions, nous avons signé un protocole d’accord le 6 juillet assujetti de quelques clauses subrogatives pour oxygéner le club. Nous tenons d’ailleurs à remercier Maître Thierry Braillard pour l’accompagnement diligent et compétent qu’il nous a prodigué.

Nous tenons à souligner l’excellente collaboration de la DNACG et du Conseil supérieur qui ont, notamment, tenu les délais de leur délibéré pour que nous puissions obtenir l’accord de cession avant le 15 juillet afin de nous permettre les recrutements annoncés. Alors que nous avions apporté, dans des délais restreints et contraints, tous les éléments demandés, et que nous pensions légitimement que tous les signaux étaient au vert, nous avons reçu une flèche obligeant la DNACG à ne pas pouvoir donner son accord immédiat et ayant comme première conséquence de ne pas faire le recrutement nécessaire dans les temps pour redonner à Béziers sa véritable place dans le rugby français.

Nous partons tristes et nous savons que le cœur de biterrois saigne et pleure… Le nôtre aussi car la magie d’un projet s’est éteinte aujourd’hui. « Nous achetions une voiture accidentée relativement très chère et le vendeur nous demande de prouver que nous pouvons la rendre plus belle qu’elle n’était… Nous verrons s’ils arrivent juste à la faire rouler…. » Nous étions venus en paix et repartons de même. Philippe BAILLARD, Pour le Groupe SOTACO.

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