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Orioli : "J’ai pensé arrêter"

Orioli : "J’ai pensé arrêter"
Par Midi Olympique

Le 13/12/2020 à 15:09Mis à jour Le 13/12/2020 à 15:27

PRO D2 - Le talonneur grenoblois, sans club en début de saison, a disputé son premier match jeudi soir contre Colomiers. Il se confie sur cette période de chômage et sur son retour sur les pelouses.

Quel est votre sentiment après avoir disputé vos premières minutes avec Grenoble jeudi soir ?

Ça fait du bien de reprendre. En plus dans un match où il y avait de l’intensité et du combat. Il me tardait de jouer enfin avec le groupe, c’est chose faite. Ça s’est bien passé donc je suis content.

Grenoble a été défait de peu contre Colomiers dans un match où il y a eu beaucoup d’engagement physique, qu’est-ce qu’il a manqué à votre équipe ?

C’était un match avec un gros combat dans lequel aucune des deux équipes n’a voulu lâcher donc ça a créé quelques frictions. C’est toujours comme ça les matchs engagés. Malheureusement ça n’a pas tourné en notre faveur mais avec l’état d’esprit qu’on a montré, je pense que ce genre de match va vite basculer de notre côté.

Personnellement, vous avez traversé une période de chômage entre la fin de saison prématurée en mars dernier et votre signature à Grenoble début novembre, comment avez-vous vécu cette situation ?

Finalement, ça m’a permis de me régénérer autant physiquement que mentalement. J’en ai profité pour prendre soin de ma famille, pour profiter de ma fille. J’ai essayé de tirer le positif de cette période un peu compliquée.

Est-ce que dans cette période de chômage, il y a un moment où vous vous êtes dit que votre carrière professionnelle pouvait être finie ?

Oui j’ai pensé tourner la page mais après, Grenoble est arrivé avec un beau projet et ça m’a permis de me relancer. C’est vrai que j’ai pensé arrêter. C’était assez compliqué à vivre même si on sait que le rugby reste une bulle et qu’un jour ça va se terminer.

Début novembre vous avez donc signé à Grenoble, comment s’est passée l’adaptation ?

Il a fallu que je mette les gants et le bonnet (rires). Plus sérieusement, tout s’est bien passé, il y a un groupe qui vit bien et plutôt jeune. Il y a un ou deux joueurs que je connaissais d’avant donc ça a facilité mon intégration.

Après ces mois sans activité, est-ce que vous savourez davantage tous les moments passés sur le terrain et même en dehors avec les coéquipiers ?

Bien sûr, cette période permet de voir la chance qu’on a. Des fois on se plaint d’enchaîner les matchs, les saisons mais quand ça s’arrête c’est plutôt compliqué. Même les voyages maintenant je râle un peu moins, même si je râle toujours (rires).

Désormais, le but pour vous est d’apporter votre expérience à cette jeune équipe grenobloise ?

C’est ça, je pense que c’est la volonté du staff en me faisant venir puisqu’il y a une très bonne équipe, très jeune mais qui manque un peu d’expérience. Mais j’espère aussi aider en étant performant sur le terrain.

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