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Petitjean : "J’espère que vendredi à 22 heures on pourra souffler un peu"

Petitjean : "J’espère que vendredi à 22 heures on pourra souffler un peu"

Le 27/11/2019 à 17:24Mis à jour Le 27/11/2019 à 17:32

Pro D2 - Face à Montauban vendredi (20h), match reporté de la 5e journée, la victoire est capitale pour le Stade aurillacois, premier non relégable, qui reste sur huit défaites en neuf matchs. Entraîneur adjoint depuis un an et demi et la fin de sa carrière de joueur, Maxime Petitjean revient sur les difficultés cantaliennes et évoque le plaisir qu’il prend à coacher.

Rugbyrama : Aurillac encaisse beaucoup d’essais depuis le début de la saison, encore cinq à Colomiers (11-45) vendredi dernier. Est-ce un problème de système ou des erreurs individuelles ?

Maxime Petitjean : Le système qu’on met en place est plutôt bon. Ce sont des erreurs individuelles. Je reprends le match de Mont-de-Marsan (21-33) où je crois qu’on prend trois essais à zéro ou une passe, sur une faute de plaquage. C’est un peu récurrent depuis le début de la saison.

" On est dans une spirale négative. Il faut vite qu’on en sorte et qu’on reprenne confiance en nous"

Après deux saisons déjà compliquées, notamment la dernière où vous vous sauvez lors de l’ultime journée, vous attendiez-vous à souffrir encore autant cette année ?

M.P. : Non. C’est vrai qu’on voulait se servir de la saison passée pour faire une bonne saison cette année. Il y a un super début de championnat avec une victoire à la maison contre Biarritz et une à l’extérieur à Rouen. Malheureusement, dans la foulée, on reçoit Béziers pour valider cette bonne entame et on perd. Je pense sincèrement que si on rejoue ce match dix fois, on le gagne neuf fois. On prend des essais trop facilement. Finalement, on échoue à quatre points (20-24, N.D.L.R.). Ce match nous a vraiment fait mal et depuis on a un peu de mal à s’en relever. On est dans une spirale négative. Il faut vite qu’on en sorte et qu’on reprenne confiance en nous.

Avec les défaites à domicile de Valence-Romans et de Rouen la semaine dernière, vous êtes restés en dehors de la zone de relégation. Considérez-vous la réception de Montauban comme un tournant dans votre saison ?

M.P. : Complètement. On a déjà perdu trois fois à la maison (contre Béziers, Perpignan et Mont-de-Marsan) on ne peut pas se permettre de s’incliner encore une fois chez nous. Si on gagne, on prend cinq points d’avance sur le premier relégable (Rouen). Cela nous ferait du bien. On sait que cela va être un match très compliqué. Les Montalbanais sortent d’une défaite à domicile. Ils vont très certainement venir à Aurillac pour faire quelque chose. On est prévenus. Nous, on a envie de nous racheter un peu de nos derniers matchs et aussi tout simplement nous relancer.

Vous avez déjà connu une série de cinq défaites consécutives cette saison, là vous en êtes à trois. Quel est le moral et l’état d’esprit du groupe avant ce match ?

M.P. : Ce n’est jamais évident quand on est dans des spirales comme ça. Ce n’est pas facile d’en sortir. On essaie d’être le plus positif possible, d’essayer de travailler sur ce qui ne fonctionne pas et aussi d’appuyer sur ce qui marche. Il y a pas mal de boulot. On bosse bien, on sent les mecs très concernés pour ce match de vendredi. J’espère que vendredi à 22 h on pourra souffler un peu.

" Je suis un passionné, je voulais vraiment en faire mon métier. Je me régale vraiment"

Personnellement, vous avez arrêté votre carrière de joueur il y a environ un an et demi. La transition de joueur à entraîneur s’est-elle faite assez vite ?

Pro D2 - Maxime Petitjean, à l'époque joueur du Stade aurillacois

Pro D2 - Maxime Petitjean, à l'époque joueur du Stade aurillacoisIcon Sport

M.P. : Oui, cela a été assez rapide. Quand j’étais joueur, j’avais l’habitude de m’impliquer, quelques fois même je prenais des entraînements. Je suis un passionné, je voulais vraiment en faire mon métier. Cela m’a vraiment conforté dans mon projet. Je me régale vraiment. C’est sûr qu’en ce moment c’est compliqué, j’apprends énormément. Après, c’est aussi parfois dans la difficulté que l’on devient meilleur.

Jouer ne vous manque-t-il pas ?

M.P. : En période estivale, quand il fait très beau, cela peut peut-être me manquer un peu de temps en temps mais là quand on entre dans ces périodes hivernales où il commence à faire froid et qu’il pleut, cela me manque beaucoup moins d’un coup. […] Je pense sincèrement que j’ai arrêté au bon moment et maintenant je prends du plaisir dans autre chose.

En tant qu’entraîneur, avez-vous su trouver assez rapidement la bonne distance avec des joueurs avec qui vous avez longtemps évolué ?

Pro D2 - Thierry Peuchlestrade en compagnie de Maxime Petitjean (Aurillac)

Pro D2 - Thierry Peuchlestrade en compagnie de Maxime Petitjean (Aurillac)Icon Sport

M.P. : Oui. Les joueurs ont été très intelligents aussi et ont su faire la part des choses. Cela s’est fait relativement facilement. Après, quand un joueur qui est un copain avec qui on a partagé pas mal de saisons en tant que joueur vient vous voir pour vous demander des explications parce qu’il ne joue pas, ce n’est pas toujours évident, mais je pense que les joueurs le prennent plutôt bien. Pour l’instant, cela se passe parfaitement.

Quel type de jeu essayez-vous de mettre en place ?

M.P. : J’ai été bercé au jeu "à l’aurillacoise", un petit peu formaté "Peuchlestrade", un jeu plutôt fait d’évitement, avec pas mal de prises d’initiatives. Je n’ai rien inventé, je reste dans la lignée de ce qui s’est fait ces dernières années. Après, je suis adjoint (pour les trois-quarts, le jeu au pied, les ‘skills’ et intervient aussi sur la partie défensive avec Mathieu Lescure). Je suis totalement en phase avec Thierry Peuchlestrade dans ce qu’il veut mettre en place.

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