Icon Sport

Impérial à domicile, le Vannetais s’exporte (très) mal

Impérial à domicile, le Vannetais s’exporte (très) mal
Par Rugbyrama

Le 07/11/2019 à 17:03

PRO D2 - Une série - en cours - de quatorze succès à domicile, mais aucune victoire à l'extérieur depuis mai dernier. Vannes intraitable à La Rabine ne rivalise pas loin de ses bases. La victoire face à Grenoble peut-elle changer la donne à Perpignan demain soir ?

"Les mecs se sont vraiment envoyés." Voilà une des clés de la victoire de Vannes face à Grenoble vendredi dernier, selon son entraineur. Face au leader, comme face à Mont-de-Marsan, Oyonnax et Aurillac en ce début de saison, les demi-finalistes d'accession au Top 14 ont mis cet ingrédient nécessaire à la victoire. Ils restent invaincus à domicile après quatre matches. Certes, il y a bien eu "un petit brin de réussite", concédera Jean-Noel Spitzer, mais les quatre points sont venus récompenser "une belle semaine d'effort. Je savais qu'on en était capables si on faisait preuve d'abnégation et d'intelligence tactique. De là à le faire, il y a toujours un fossé."

" Je ne crois pas au match référence"

Abnégation et intelligence tactique. Est-ce donc de cela dont manquent les Vannetais quand ils évoluent à l'extérieur ? Invaincue à la maison depuis le 16 novembre 2018, soit quatorze victoires de suite série en cours, la formation bretonne présente un bilan famélique à l'extérieur : cinq défaites cette saison en autant de déplacements, pour deux bonus défensifs ramenés, et un dernier succès loin de ses bases remontant au 5 avril 2019 (20-25 face à Montauban, saison 2018-2019).

Pro D2 - Jean-Noel Spitzer (Vannes) contre Colomiers

Pro D2 - Jean-Noel Spitzer (Vannes) contre ColomiersIcon Sport

"On a su rester dans le plan de jeu. Malgré l'intensité du match, les mecs sont restés connectés", explique-t-il encore. Par déduction faut-il en conclure que loin de l'ambiance soutenue de son stade (élu deux fois meilleur public de France et 3e meilleure affluence derrière Bayonne et Brive la saison passée), le RCV perd trop facilement le fil sous la pression adverse ? À La Rabine, cet investissement "c'est le SMIC. Tu joues à domicile, tu portes le maillot de Vannes, c'est un incontournable. Je n'ai pas souvenir d'avoir été déçu à domicile la-dessus par les joueurs. Ces victoires doivent donner de la confiance aux joueurs." Oui, mais à l'extérieur ? Les jeunes ne seraient-ils pas assez aguerris (1) ? Les anciens pas assez présents ? Un succès probant face au leader isérois peut-il servir de déclic ?

Pro D2 - Cyril Blanchard (Vannes), face à Montauban.

Pro D2 - Cyril Blanchard (Vannes), face à Montauban.Icon Sport

" Il faut garder cette intensité et cette envie"

"Je ne crois pas au match référence. Le championnat est long. Chaque match a son histoire. On a battu Grenoble, mais à la fin ils seront devant nous. On n'est pas passés loin à Biarritz et Montauban, mais on n'a pas fait le taf comme il fallait pour prétendre à la victoire sur le money time. Mais il faut qu'on accroche très rapidement une victoire à l'extérieur". Pour y parvenir, Jules Le Bail, demi de mêlée et capitaine du RCV en appelle à garder "le niveau de performance mis dans ce match référence (face à Grenoble). On le cherchait, on l'a eu, il faut le garder. C'est le plus dur à faire. On s'est battu les uns pour les autres. Le lien entre avants et trois-quarts a été bon. On voulait tous aller dans le même sens et laisser place à l'initiative. Il faut garder cette intensité et cette envie."

Pro D2 - Jules le BAIL (Vannes), face à Montauban.

Pro D2 - Jules le BAIL (Vannes), face à Montauban.Icon Sport

Pour demain soir à Perpignan ? "Aimé-Giral n'est pas le terrain le plus facile, mais en même temps, c'est un terrain qui est stimulant, prévient Spitzer. Angoulême et Mont-de-Marsan y sont venus avec des équipes très compétitives et ont pris 40 points. C'est toujours difficile là-bas. Les arbitres y prennent aussi la pression et lâchent parfois sur certaines attitudes. Mais il faut y aller avec de l'ambition." Un déplacement pour lequel Vannes récupère le pilier américain et récent mondialiste Fry, le deuxième ligne gallois Jones (retours de blessure), Dumoulin et les arrières Hugo et Bonnefond (turn over). "On fera notre match. Si on doit se prendre une tarte dans la gueule on la prendra, mais au moins on aura tendu la joue."

(1) Vannes compte pas moins de 15 joueurs à l'infirmerie, dont bon nombre de "cadres" : Chalmers, Vulivuli, Tuhoy, Duplenne, Cramond, Holder ( …) suppléés aujourd'hui par des jeunes joueurs : Abraham, Sénéca, Marks, Piquette, Picault, Bazin, Dubreuil, Gratien...

Par Laurent Vilboux

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0