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Grenoble : un bon bilan comptable, le contenu un peu moins

Grenoble : un bon bilan comptable, le contenu un peu moins

Le 22/11/2019 à 09:23Mis à jour Le 22/11/2019 à 09:31

PRO D2 - Avec 39 points pris en onze matchs, le FCG avance à un rythme soutenu. Si les résultats sont là, les prestations des Grenoblois depuis le début du troisième bloc sont moins abouties. Pour espérer réussir une performance à Perpignan dimanche (14h15), ils savent qu’ils doivent monter le curseur notamment dans le secteur des rucks.

Après leur victoire contre Montauban (28-9) dimanche dernier, les Grenoblois étaient satisfaits. Satisfaits notamment du bonus offensif, leur cinquième de la saison, qu’ils sont allés chercher à la dernière minute, une belle preuve de caractère aussi. Après onze journées, le FCG occupait seul la tête du classement avec 39 points, soit une moyenne de plus de 3,5 points par match. Le bilan comptable est bon. Même très bon. Au niveau du contenu, en revanche, les prestations sont moins abouties depuis l’entame du troisième bloc. "Même si on rentre dans une période difficile au niveau des conditions atmosphériques, il faut qu’on fasse mieux que ça, disait Stéphane Glas après Montauban. Il faut qu’on soit plus exigeant, qu’on maîtrise encore mieux nos matchs. Entre Vannes (12-27), Béziers (25-18) et Montauban, même s’il y a neuf points (de pris), il faut qu’on aille chercher un peu plus de performance."

Ancely : "On sait de quoi on est capables et qu’on peut faire mieux, c’est pour ça que ça nous embête un peu"

Contre l’USM, Grenoble a réussi globalement une bonne première période, où il aurait pu marquer plus que 18 points (18-6), mais la seconde a été pour le moins brouillonne. "On espère mieux parce que Montauban c’était compliqué. On gagne avec le bonus certes, mais c’est trois essais sur ballons portés. Il y avait de la place pour avoir un peu plus de continuité, regrette le troisième ligne et capitaine Clément Ancely. Le match de Béziers, on le gagne aussi mais dans le contenu ce n’était pas très bon non plus. Après on dit ça parce qu’il y a des semaines aux entraînements où on réalise de bonnes choses. Sur certains matchs en début de saison, on a réussi à les reproduire. À la limite, si on ne les faisait pas la semaine à l’entraînement, on ne dirait pas : ‘ce n’est pas bon’. On sait de quoi on est capables et qu’on peut faire mieux, c’est pour ça que ça nous embête un petit peu."

Pro D2 - Stéphane Glas et Clément Ancely (Grenoble) en discussion sur la pelouse de Lesdiguières.

Pro D2 - Stéphane Glas et Clément Ancely (Grenoble) en discussion sur la pelouse de Lesdiguières.Other Agency

Face à des Montalbanais efficaces, les Grenoblois ont été perturbés dans les zones de ruck. "Soit on a présenté le ballon du mauvais côté, soit on est arrivés un peu en retard, soit on a eu des soutiens pas assez agressifs. On a perdu six ballons, informe Sylvain Begon, l’entraîneur des avants. Cela fait beaucoup, plus pas de mal de sorties retardées ce qui nous a empêché aussi de mettre notre jeu en place. Il faut qu’on corrige ça." "On a été en difficulté dans les zones de ruck contre Béziers aussi, ajoute le demi de mêlée Lilian Saseras. On sait que si on veut mettre en place notre jeu, de déplacement et fait de vitesse, il faut qu’on ait de bons ballons dans les rucks. C’est sur ce point qu’on a mis l’accent cette semaine."

Perpignan, "un point de passage important"

Grosse satisfaction en Top 14, la mêlée est aussi beaucoup plus irrégulière cette saison. Contre Montauban, le pack grenoblois, déjà malmené par Béziers, a été sanctionné de trois pénalités et d’un coup franc. "C’est un secteur où il y a encore du travail, admet Sylvain Begon. Les garçons travaillent de façon assidue et, j’ai envie de dire, pointue. Après la mêlée, on a beau travailler, tous les week-ends on s’expose à un problème différent. Il faut toujours être en adaptation. Il me semble quand même qu’il y a du progrès. On a eu 100 % de nos ballons sur nos introductions, c’est plutôt une bonne chose, mais effectivement on est encore perfectibles."

Les Grenoblois mettent donc cette semaine à profit pour tenter de trouver des solutions à ces difficultés et se préparer au mieux avant le choc à Perpignan dimanche (14h15). "Ce sont des matchs qu’on est contents de jouer et je pense que c’est aussi le cas des Catalans. Quand on joue des équipes de cette qualité, cela permet de se jauger, explique Sylvain Begon. C’est un point de passage important. Cela va nous donner des repères sur où on en est réellement. C’est super intéressant."

Même si l’entraîneur des avants souligne que "quel que soit le résultat, il n’y aura rien de définitif, la saison sera encore longue", les Isérois pourraient reléguer les Perpignanais à au moins dix points en cas de victoire. Dans l’optique par exemple d’une place dans les deux premiers en fin de saison, synonyme de demi-finale à domicile, cela peut compter. "Au-delà du classement, gagner à Perpignan, c’est toujours quelque chose de particulier, souligne Clément Ancely. […] Perpignan est un club historique, qui vise la montée en Top 14 et souhaite s’y installer durablement, un peu comme Grenoble. Ce sera peut-être le plus gros match depuis le début de la saison."

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