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Oyonnax : Callandret, chasseur d’essais

Oyonnax : Callandret, chasseur d’essais

Le 26/09/2019 à 16:42Mis à jour Le 26/09/2019 à 16:52

PRO D2 - Attention, marqueur d’essais ! Aurélien Callandret s’impose peu à peu dans l’équipe d’Oyonnax. À 22 ans, il a déjà inscrit 7 essais en 13 matchs de Pro D2, à cheval sur les deux dernières saisons. Avec déjà 3 réalisations en 4 rencontres, il pourrait affoler les compteurs cette saison.

Si vous ne le connaissez pas, préparez-vous à le voir débouler à toute vitesse. Installé sur son aile, Aurélien Callandret est une pépite qu’Oyo se plait à polir. Le natif de Chambéry a fêté ses 22 ans en claquant un doublé face à Valence-Romans en août dernier et a compte déjà 3 essais en 4 matchs cette saison. "C’est un joueur qui va très très vite, apprécie le manager oyonnaxien Joe El Abd. Il a envie de toucher des ballons et de marquer des essais. Et c’est forcément une grande qualité pour un ailier". Ce qu’il aime dans le rugby ? C’est une évidence. "Marquer, marquer, marquer… La finition" lance le jeune homme dans un grand éclat de rire.

Insouciance, vitesse et rugby à 7

"Il a l’insouciance de sa jeunesse, note le demi de mêlée d’expérience Julien Audy. Si tu lui demandes, je ne suis pas sûr qu’il sache qui est Cédric Heymans par exemple. Cela fait sa fraîcheur, il ne se pose pas de question et profite de la chance qu’il a de jouer au haut-niveau". Cette insouciance aurait pu priver le rugby de ce talent puisqu’à la fin de ses années cadets, il délaisse le ballon pour les tatamis de judo pendant une saison. Mais il revient vite jouer sous le maillot de Chambéry avant d’intégrer le centre de formation d’Oyonnax. Cette même insouciance l’a sans doute mené jusque sous le maillot de l’équipe de France à 7.

A l’écouter, cela s’est presque un peu fait par hasard. "J’ai débuté le 7 avec Oyo puis j’ai fait la saison avec France 7 développement, relate-t-il. Puis s’en suit les deux étapes world séries à Hong-Kong et Singapour avec l’équipe de France". De l’insouciance donc mais du talent aussi. Cette expérience l’a fait progresser. "C’est très dur mais cela peut apporter pour le XV dans les phases de finition et pour le cardio, souffle l’ailier. J’aimerai bien en refaire mais je vais d’abord me focaliser sur Oyonnax, mon objectif n°1". "Le 7, c’est très très bien pour nos jeunes, analyse Joe El Abd. Surtout pour les ¾ et les 3e lignes. On touche énormément de ballons, avec une haute-intensité. Cela l’a aidé". Malin, le manager ajoute : "Maintenant, nous sommes très contents qu’il soit avec nous. Le XV et le 7 se préparent vraiment de manières différentes. Ce n’est pas évident de jouer les deux, il faut bien gérer".

Mathon est son jardin

Le public rouge-et-noir aussi apprécie de le voir régulièrement dans le Haut-bugey. 9 matchs pour 4 essais marqués l’an passé, il est parti pour s’affirmer cette saison. Il a participé aux 4 premiers matchs (3 titularisations) et a déjà inscrit 3 essais. Soit 7 réalisations en 13 matchs de Pro D2, un joli ratio. Voilà un vrai finisseur… "Marquer des essais, c’est le boulot d’ailier, sourit le jeune homme. Après, on ne va pas mentir nous sommes tous là pour finir champions de France de Pro D2 et monter en Top 14". Ambitieux donc.

Le Savoyard d’origine (1,82m, 82 kg) fait un peu moins "crevette" qu’à son arrivée mais s’inspire tout de même d’ailiers de poche de haut niveau. "Je suis très impressionné par les joueurs de petit gabarit comme Ngandebe ou Kolbe, siffle-t-il avec admiration. Je m’identifie un peu à eux comme j’ai un petit gabarit et je trouve impressionnant de voir ces joueurs pleins de qualités qui débordent au niveau international". De bons modèles pour celui qui affiche la plus belle pointe de vitesse à l’entraînement. "Pas loin de 35 km/h" confie Joe El Abd. "Outre sa vitesse, il affiche des qualités d’appuis, complète le demi de mêlée Julien Audy. Il possède une marge de progression importante mais il part avec de très bonnes bases".

Aurélien Callandret a la particularité d’avoir inscrit ses 7 essais au stade Mathon. L’ailier n’a encore jamais planté à l’extérieur. "Il va falloir réussir à se délocaliser et marquer ailleurs, rigole-t-il. C’est vrai que notre synthétique est propice à la vitesse. Sur d’autres terrains, on patine un peu plus". Si l’ailier est à l’aise sur la surface haut-bugiste, il doit donc comme son équipe passer un cap à l’extérieur. Le jeune homme fait sa place dans cet effectif. Ce passionné de nature vient même d’intégrer l’équipe d’une dizaine de joueurs qui chassent autour d’Oyo. Mais le gibier peut encore dormir tranquille quelque temps, l’ailier reste avant tout un redoutable chasseur d’essais !

Par Julien Veyre

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