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Armitage : "J’ai encore beaucoup à montrer"

Armitage : "J’ai encore beaucoup à montrer"

Le 21/11/2019 à 14:58Mis à jour Le 21/11/2019 à 15:00

PRO D2 - Début octobre, l’ancien joueur de Toulon et de Pau était officialisé du côté de Biarritz. Un mois et demi après son arrivée, Steffon Armitage a disputé trois rencontres et s’est même vu confier le brassard de capitaine la semaine dernière. Nous en avons profité pour lui demander quelles étaient ses premières impressions et ses ambitions dans son nouveau club...

Rugbyrama : Comment s’est passée votre arrivée à Biarritz, où vous avez signé pour remplacer Felipe Manu ?

Steffon Armitage : Je pensais que j’allais arrêter ma carrière, parce que ça fait dix-sept ans que je joue et dans ma tête, je trouvais que je commençais à être un peu vieux. Mais je me suis entraîné énormément. Je voulais retrouver ma meilleure forme et tout d’un coup, j’ai eu envie de reprendre le rugby. C’est le moment où le BO est arrivé et m’a proposé de rejoindre le club. Cette région est magnifique et ici, je veux retrouver l’amour du rugby.

Avant de vous engager à Biarritz, vous sortiez d’une saison compliquée à Pau…

SA : Oui, c’est une saison pendant laquelle il y a eu beaucoup de blessés, elle n’était pas agréable, c’était difficile pour le club. Nous nous inclinions tous les week-ends, même sur des matchs que nous ne devions pas perdre. Après cette longue carrière, j’ai commencé à penser à quelque chose d’autre. Une fois que je suis parti, ça m’a manqué d’être dans une équipe, dans une famille. C’est pour ça que je suis revenu et j’espère que cette année va être celle où tout va reprendre.

Après vos trois ans à la Section, vous deviez signer au club de San Diego Legion, mais votre transfert a été annulé pour des raisons extra-sportives (NDLR : Il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour atteinte sexuelle). Comment avez-vous vécu ces derniers mois ?

SA : Écoutez, c’est une autre histoire. Tout le monde peut penser ce qu’il veut. Je veux juste mettre tout ça derrière moi et reprendre le rugby. Cette période a été difficile, mais il faut maintenant tourner la page.

Ce défi à Biarritz sera-t-il le dernier de votre carrière ?

SA : On ne peut jamais dire ça ! Avant ça, je vous aurais dit oui. Là, je me sens dans la forme de ma carrière. Sur les dix dernières années, je pesais entre 106 et 107 kilos. Là, j’en pèse 99. Physiquement, je me sens bien et mon but est de pousser les jeunes.

Vous avez joué en Heineken Cup, en Coupe Anglo-Galloise, Guinness Premiership ou encore en Top 14. Est-ce bizarre d’être, aujourd’hui, en Pro D2 ?

SA : Oui, c’est bizarre, mais d’un côté, ça reste la même chose. Tu es dans une équipe, tu arrives le matin et tu t’entraînes avec les mecs à la musculation, tu es sur le terrain. Tout est exactement pareil ! Je bataille pour les quatorze mecs à côté de moi et vice-versa. Le seul truc qui change, c’est que tu joues le jeudi ou vendredi soir.

Avez-vous été surpris d’être nommé capitaine, après avoir joué seulement deux matchs ?

SA : Oui, après, je suis venu ici pour pousser tout le monde. Être capitaine ou leader, selon moi, c’est montrer l’exemple sur le terrain. Je ne pense pas que l’on ait besoin de parler, d'ailleurs je ne parle pas trop avant le match et seules les actions que l’on fait sur le terrain comptent.

Ressentez-vous une certaine attente sur vos performances de la part des supporters ou de vos coéquipiers ?

SA : D’un côté, oui, parce que j’ai quand même tout vécu et je veux apporter ça à l’équipe. Après, j’ai beaucoup d’attentes envers moi-même. Je veux monter au plus haut niveau. C’est pour ça que je me suis entraîné comme un malade avant de venir. Je voulais arriver avec la meilleure forme possible physiquement. Je ne voulais pas arriver ici et être le gars qui a signé à Biarritz juste pour profiter de la plage et pour terminer sa carrière. Vous savez, avant de venir à Biarritz, je courais tous les matins entre 5 et 10 kilomètres. J’allais tous les jours à la salle. Je préparais un triathlon pour le mois d’octobre. Je n’ai pas pu le faire, mais ce n’est pas oublié. J’ai encore beaucoup à montrer.

Que pensez-vous de la concurrence en troisième ligne au BO ?

SA : Il y a des mecs expérimentés, des jeunes qui veulent vraiment apprendre et qui ont juste besoin d’un peu de confiance. Nous avons un bon groupe de troisièmes lignes. Nous sommes tous différents et c’est ce qui est bien. Il n’y a pas un seul joueur qui ressemble à un autre au niveau des compétences.

Vous remplacez numériquement Felipe Manu au poste de numéro huit. Vous pouvez également jouer numéro sept. Avez-vous une préférence ?

SA : Je suis venu pour jouer où il y a besoin. Si c’est pour jouer dix, ça ne me dérange pas, si c’est pour passer quinze, c’est pareil (rires). Avant, je disais que j’étais un sept. J’ai fait pratiquement dix ans de ma carrière à ce poste. En arrivant à Toulon, je suis passé huit, à un poste où tu portes plus le ballon, mais où tu grattes moins. Tant que je suis sur le terrain, je suis content.

Votre pack s’est montré plutôt performant depuis le début de saison. Qu’en avez-vous pensé à votre arrivée ?

Sa : Je pense qu’on progresse, c’est l’essentiel. Le jour où on ne progressera plus, c’est qu’il y aura un problème. Toutes les semaines, on s’entraîne très dur et on s’améliore sur tous les aspects de notre jeu. Je crois que nous sommes dans la bonne direction. Je pense que nous ne sommes pas loin d’être un des meilleurs pack de Pro D2 et je pense que d’ici Noël, on le sera parce qu’on bosse dur pour.

Que connaissiez-vous de la ville, avant de signer ici ?

SA : Je n’ai qu’un seul mauvais souvenir, lorsque nous avions perdu contre le BO en finale du Challenge européen en 2012. À part ça, c’est une ville magnifique. C’est un endroit que j’adore et nous venions souvent ici quand nous avions des jours de repos à Pau. Au niveau des joueurs, je connaissais Willie Du Plessis avec qui j’ai joué à Toulon. Après, il y a bien sûr Toto Synaeghel, contre qui j’ai souvent joué et Elvis Lévi. Il y a pas mal de mecs que je connaissais parce que je regardais souvent les matchs de Pro D2 à la télévision. Biarritz a toujours été un club que je supportais, depuis que je suis petit.

Vous aviez d’ailleurs failli signer au BO avec votre frère, Delon, il y a quelques années...

SA : Tout à fait. Nous avions discuté avec les anciens présidents et ça ne s’était pas fait au dernier moment. J’étais resté à Pau et Delon était resté au LOU. Il y a toujours eu quelque chose qui m’a attiré dans ce club.

Vous avez signé jusqu’en 2021. Quelles sont vos ambitions ?

SA : La seule raison pour laquelle je suis venu est de remonter en Top 14. Je ne suis pas venu ici pour rester en Pro D2. Je veux qu’on soit les meilleurs et qu’on remonte dans l’élite.

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