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Bisman : "Elever au maximum notre concentration collective"

Bisman : "Elever au maximum notre concentration collective"

Le 13/08/2019 à 18:14

PRO D2 - Après trois années passées à Albi (une en Pro D2 en deux en Fédérale 1), l’enfant du pays retrouve son club de cœur (contrat de deux ans). Et, si le numéro neuf n’a rien perdu de son franc-parler, il a gagné en maturité à 28 ans et étoffé sa palette rugbystique.

Titulaire ce soir à Sauclières (19h), face au Stade Toulousain, Bisman présente ce match amical de gala aux “trente et un Boucliers” (20 pour Toulouse et 11 pour l’ASBH), avant de livrer ses ambitions pour cette saison.

Rugbyrama : Vous évoluiez en Fédérale1 l’an passé et vous vous apprêtez à affronter le champion de France de Top14 ce soir. Qu’est-ce que cela vous fait ?

Thibaut Bisman : Cela me fait énormément plaisir. Il me tarde de jouer ce match de haut de niveau. Toulouse est le club le plus titré de France et sort d’une saison extraordinaire, avec un cota de victoires assez incroyable et un record d’invincibilité. En plus, c’est le club que je supporte depuis que je suis gamin. C’est donc tout sourire que j’aborde cette rencontre.

Avez-vous déjà joué au stade de Sauclières ?

T.B : Non, ce sera la première fois. Mais j’ai souvent entendu parler de ce lieu mythique. C’est sympa, ça rajoute un peu de nostalgie à cet évènement. Je suis très heureux de jouer là-bas avec le maillot de Béziers face à Toulouse.

Béziers appréhende-t-il cette rencontre avec une forme de pression liée à la peur de se prendre une “déculottée” ?

T.B : Nous allons jouer la meilleure équipe de Top14, championne de France. Donc, le joueur de notre équipe qui me dit qu’il n’a pas peur de se prendre une “déculottée”, c’est un menteur. Il faudra donc mettre notre curseur de concentration collective vraiment à son maximum et apporter beaucoup d’engagement dans tout ce qu’on va faire. Après, il faut aussi arriver à se dire, qu’ils n’ont que deux bras et deux jambes comme nous.

Par-rapport à votre victoire face à Carcassonne lors de votre premier match amical, qu’allez-vous devoir améliorer pour espérer rivaliser ?

T.B : Ce n’est pas un secret : il faudra arriver à plus tenir le ballon et à se faire plus de passes, pour arriver à développer des séquences de jeu plus longues que face à Carcassonne. Ce sera notre priorité.

Un constat qui a souvent déjà été fait l’an passé, où l’ASBH n’est jamais arrivée à mettre son jeu offensif en place… Cela vous inquiète-t-il ?

T.B : Non et je pense qu’il faut arrêter de parler de la saison dernière, car elle est passée et c’est désormais une nouvelle qui démarre. Après, je pense qu’à la vue de nos entraînements et de l’envie du staff comme des joueurs de pratiquer un nouveau jeu, il est certain qu’il y aura des matchs dans la saison qui se prêteront à plus de spectacle. Mais il ne faut pas oublier que le plus important reste de gagner. Donc, tant que tu gagnes à la sortie, faire plaisir à tout le monde n’est pas forcément ce qui me fait avancer. Moi, je veux enchaîner les victoires pour réaliser une belle saison.

Alors, sans parler de beau jeu, Béziers doit-il trouver plus de liant entre avants et trois-quarts, pour accélérer la transformation de son rugby ?

T.B : Tout à fait. Nous devons arriver à jouer plus collectivement, à se passer le ballon en se faisant plus confiance pour tenter des choses. Car dans ce rugby, fait aujourd’hui de pression liée à une montée ou à une descente, à des phases qualificatives ou non, et à des budgets ; on en oublie souvent le plaisir de jouer. Certes, nous sommes des joueurs professionnels et nous devons faire notre métier de la meilleure des façons, mais il faut garder cette notion à l’esprit et l’envie de tenter des choses. A l’image des sélections de l’hémisphère sud, ou d’une équipe comme Toulouse, qui ont vraiment l’air de se faire plaisir sur le pré…

Après trois saisons à Albi, êtes-vous satisfait de retrouver votre club formateur ?

T.B : Complètement ! Je l’ai déjà assez dit et je le répète tous les jours. Ça me fait beaucoup de bien de revenir à la maison. Je ne vais pas le cacher car ce serait être menteur et je ne le suis pas. C’était un but pour moi mais ce n’est pas une fin en soi. C’est désormais à moi d’apporter ma pierre à l’édifice. Je vais m’en donner les moyens et me livrer à fond pour l’ASBH.

Proo D2 - Thibault Bisman (Albi)

Proo D2 - Thibault Bisman (Albi)Icon Sport

Derrière vos ambitions sportives, aviez-vous aussi la volonté de retrouver une sérénité familiale ?

T.B : En effet, ça n’a pas de prix de rentrer tous les soirs à la maison pour voir sa femme et ses enfants. Et de se lever tous les matins à leurs côtés. Ça m’apporte un autre confort de vie !

Entre quoi avez-vous changé depuis votre départ du club ?

T.B : Je vous laisserai en juger sur les premiers matchs de championnat. Mais je pense avoir évolué. J’étais parti pour avoir plus de temps de jeu et ça a été le cas. Je voulais vivre des situations que je ne pouvais pas connaître à Béziers, où j’étais plus un impact player qu’un gestionnaire de match. A Albi, j’ai pu peaufiner mon côté stratège tout en conservant la “grinta” qu’on me connaît, et l’énergie que je peux mettre dans une rencontre. Le fait d’avoir 28 ans m’apporte aussi un peu plus de maturité et m’a permis de calmer un peu mon rugby. Collectivement, nous voulons mettre plus de vitesse à notre jeu cette saison et ça sera donc à nous les numéros neuf, de coller un maximum au ballon tout en étant très appliqués sur nos premières passes.

Quels sont vos objectifs ?

T.B : Je me fais souvent chambrer par ma famille et mes amis proches qui me disent : « ta vie, c’est un challenge ! » Je me suis donc fixé des buts personnels à atteindre, mais je vais les garder pour moi ! Après, l’équipe a comme priorité de prendre du plaisir. Je me répète, mais c’est essentiel à mes yeux car c’est la base de tout ! Et ensuite, ce sera pour moi de mettre le maximum d’engagement et de combat. Car nous sommes à Béziers. Je sais que mes meilleurs souvenirs avec ce club, même dans ma jeunesse, restent les matchs les plus âpres que j’ai pu disputer.

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