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Hirèche : la volonté de réussir un coup de "Pau"

Hirèche : la volonté de réussir un coup de "Pau"

Le 22/05/2019 à 15:26Mis à jour Le 23/05/2019 à 09:04

PRO D2 - Encore quelque peu sous le charme de l’ambiance folle connue au stadium à l’occasion de la demi-finale face à Vannes, Saïd Hirèche est un capitaine fier d’emmener son groupe au stade du Hameau pour une grande finale de Pro D2.

Mais le 3e ligne, comme ses coéquipiers, se sont remis au travail pour tenter de remporter le titre de champion face à Bayonne, et ainsi retrouver le Top 14 seulement un an après l’avoir quitté.

Rugbyrama : Le CA-Brive a su imposer sa puissance ce dimanche face à Vannes pour l’emporter. Finalement l’équipe n’a jamais vraiment doutée ?

Saïd Hirèche : J’ai une impression un peu plus mitigée ! En fin de première période on a concédé un essai, où nous avons très mal défendu et qui a permis à Vannes de passer devant au tableau d’affichage. Sur cette action les Bretons ont su nous contrer et saisir cette opportunité alors que nous en avions gâché quelques-unes. Nous avons alors un peu redouté le scénario de la semaine passée face à Mont-de-Marsan. A la pause, on a su se resserrer et les mots échangés étaient axés autour du jeu, de la discipline et de la confiance en soi. On n’a pas paniqué et on a su apporter quelques corrections, dans le secteur de la conquête notamment, où nous avions des difficultés à lancer notre jeu. Avec détermination et un engagement total nous avons su, tous ensemble, renverser la vapeur.

Le banc a également su faire la différence en seconde période ?

S. H. : Lors de l’autre demi-finale on a également vu l’apport d’un banc de touche pour la remontée de Bayonne. On ne joue plus à 15 mais clairement à 23 dans le rugby moderne. Les joueurs provenant du banc apportent toujours un plus à leur équipe, en particulier en termes de fraicheur. Ce fut particulièrement vrai dimanche où l’entrée précoce de Mathieu Voisin nous a été précieuse. En seconde période les changements en première ligne et dans le pack nous ont aussi permis de retrouver une certaine stabilité. Nous étions un groupe de 28 joueurs pour préparer cette rencontre et tous étaient aussi déterminés les uns que les autres à être au service de notre collectif.

Amédée-Domenech était plein comme un œuf et survolté comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps Le public a vraiment joué le rôle de 16e homme ?

S. H. : Voilà maintenant 7 ans que j’ai l’honneur de porter le maillot du CAB et j’ai rarement eu l’occasion de voir le stade comme ça ! Ce public a été formidable et très fidèle avec nous tout au long de la saison où nous avions l’une des meilleures moyennes d’affluence. Le club avait fait le nécessaire pour faire monter l’ambiance et toute la ville était aux couleurs blanches et noires. L’amicale des supporters à également distribué des drapeaux pour donner un aspect encore plus festif. Nos supporters ont souffert avec nous la saison passée et ils nous rendent plus fier encore de porter ce maillot, car ils ont toujours été présents pour nous. Aux moments clés du match, notre public a su nous pousser et nous porter dans cette demi-finale.

C’est maintenant une finale qui s’annonce au stade du Hameau face à Bayonne. On a le sentiment que cette équipe de l’Aviron peut renverser tous les obstacles sur ces phases-finales ?

S. H. : C’est une équipe qui n’est pas arrivée en finale par hasard ! Bayonne a toujours été présent aux avants postes cette saison et a su trouver le bon amalgame entre des joueurs d’expérience et des jeunes talentueux. Eux aussi peuvent compter sur un super public, qui les a aidé à sortir du guêpier face à Nevers en barrage. Ce que ce club a réalisé à Oyonnax force le respect et démontre toute la détermination de ce groupe à remporter ces phases-finales et à monter en Top 14.

Plus que le résultat, c’est le jeu et la manière qui ont impressionné à Oyonnax ?

S. H. : Bayonne n’a jamais lâché un match de toute la saison et c’est sans doute pour cette raison que ses joueurs ont continué à croire en leur chance, malgré le retard au score. On a ce point commun avec eux. Même si parfois on n’a pas été bon à l’extérieur, on a toujours eu la volonté de s’accrocher et de ne rien donner à nos adversaires. A Oyonnax, à part ces dix minutes en fin de première période, ils ont su montrer une grande maitrise de leur jeu avec une confiance en eux de tous les instants. Je n’ai pas été vraiment surpris de leur qualification car Bayonne est dans une très bonne dynamique et prépare les matchs couperets depuis déjà plusieurs semaines.

Bayonne a joué 24 h plus tôt que Brive, un avantage dans la préparation de la finale ?

S. H. : Je pense que cela peut éventuellement faire la différence sur le plan individuel. Peut-être que ces 24h de repos en plus peuvent avoir une influence sur certains joueurs, mais nous avons tout de même une semaine pour bien nous remettre de notre demi-finale. Sur une saison de onze mois, en comptant la préparation d’avant-saison, tout le monde a déjà fourni énormément d’efforts et on sait que cette dernière semaine de préparation ne sera pas consacrée uniquement au physique. On va travailler plus fort sur la stratégie et la volonté de maintenir ce niveau d’engagement tout en étant plus précis dans nos actions.

" Nous aurons la volonté de nous "envoyer" à fond, sans aucune arrière-pensée, pour ne pas avoir de regret au terme de cette finale."

Dès la fin de la rencontre dimanche, les joueurs et entraineurs brivistes parlaient de Bayonne comme favori. Pourtant la première place de la saison régulière vous confère ce statut ?

S. H. : Quand on observe le niveau de jeu global de cette équipe de Bayonne et sa performance énorme de la semaine passée, on ne peut que se montrer humble et respectueux de notre adversaire. L’Aviron possède une vraie force collective et des joueurs qui sont capables de faire la différence individuellement, à n’importe quel moment d’un match. La proximité géographique avec Pau est également un plus pour eux, car il semblerait que le stade soit un peu plus à leurs couleurs qu’aux nôtres dimanche prochain.

La finale se joue donc au stade du Hameau de Pau, bien plus proche de Bayonne que de Brive. Avez-vous la crainte de jouer à l’extérieur ?

S. H. : Le choix du stade était fait depuis déjà très longtemps, mais honnêtement on sera un peu à l’extérieur, pour disputer ce match décisif. Bayonne aura moins de fatigue de son voyage, et devrait bénéficier d’un soutien populaire un peu plus important de par la proximité géographique. Pour notre public, ce n’est pas forcément simple de se déplacer si loin un dimanche après-midi, alors que beaucoup de nos supporters reprendront le travail dès lundi. Mais même si nos supporters étaient un peu moins nombreux, je sais qu’ils sont capables de faire bien plus de bruit encore !

On dit qu’une finale ça se gagne, peu importe la manière. Seule la victoire compte dimanche ?

S. H. : C’est vrai qu’on ne se souvient que des vainqueurs, que des équipes qui ramènent le trophée à la maison. Ce sera un match qui concernera bien plus que les 23 joueurs de chaque équipe. Ce sont des clubs, des villes et des publics qui vont s’affronter dimanche avec la même volonté de l’emporter. Ces moments sont rares et mémorables dans une carrière, il faut en profiter mais aussi tout donner sur le terrain pour faire honneur à ce choc et à nos couleurs respectives. Nous aurons la volonté de nous « envoyer » à fond, sans aucune arrière-pensée pour ne pas avoir de regret.

Si les choses ne se passaient pas comme vous l’espériez, il resterait une seconde chance, face à Grenoble à domicile, pour monter en Top 14. Un challenge qui pourrait lui aussi être très excitant ?

S. H. : On prend les matchs les uns après les autres et donc on n’a pas vraiment envie de penser à autre chose qu’à cette finale. Le capitaine que je suis doit toujours avoir une pensée d’avance et c’est vrai que ce serait un joli choc face à une équipe de Top 14, dont on connait bien le buteur (Gaëtan Germain, ancien briviste). Ce pourrait être l’occasion également d’une nouvelle très belle fête de rugby dans notre stade, mais cette fête serait tout aussi sympa dans le cadre de la première journée de la saison de Top 14 l’an prochain ! Je le redis, que ce soit nous ou Bayonne, nous n’avons que le match de dimanche en tête. Seule la victoire en finale doit être belle !

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