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Provence rugby veut accentuer ses points forts

Provence rugby veut accentuer ses points forts

Le 06/09/2019 à 13:41Mis à jour Le 06/09/2019 à 14:30

Deux matchs pour autant de succès, l’entame est bonne pour Provence rugby. Bien sûr, la saison débute seulement et il n’est pas question de s’enflammer en pays aixois. Sur cette entrée en matière, l’équipe provençale affiche tout de même de sérieuses garanties. A renforcer pour la suite de la saison.

Un froid réalisme

Avec 9 points décrochés en deux matchs, Provence Rugby occupe la 2e place derrière Oyonnax (10 points). Et idem au classement britannique où le club provençal est aussi 2e (avec 5 points) derrière le bon voyageur Soyaux-Angoulême (7 points). L’équipe se montre pragmatique. D’abord solide pour étouffer l’adversaire avant de capitaliser sur la moindre de ses munitions. Le manager Fabien Cibray confie : "J’ai apprécié notre pragmatisme et notre état d’esprit car nous avons un calendrier compliqué avec le déplacement à Mont-de-Marsan, les réceptions de Perpignan et Grenoble avant un déplacement à Béziers. Nous avons fait preuve de tempérament. J’attends que l’on soit capables de se mobiliser à chaque match et tout au long de la saison. La notion de constance nous a mis en difficulté la saison passée".

Une maîtrise du jeu au sol et une défense de fer

Provence rugby sera une équipe pénible à jouer cette saison. Sa maîtrise du jeu au sol est déjà grande. Et le staff technique peut apprécier le visage de son équipe sur le plan défensif. A Mont-de-Marsan, les Provençaux ont littéralement étouffé leurs adversaires. A l’intersaison, Provence Rugby s’est concentrée sur le rééquilibrage des curseurs entre attaque et défense. Certes, l’équipe a inscrit 42 points puis 25 au deuxième match mais c’est bien la défense qui a permis de récupérer des ballons pour lancer des offensives éclaires. "La saison dernière, nous étions une équipe assez joueuse avec la 5e attaque du championnat, rappelle Fabien Cibray. Cette année, je veux que l’on soit un peu plus conquérants et que l’on maitrise un peu plus les bases de ce jeu. Nous sommes dans les clous mais nous n’avons joué que deux matchs. A terme, l’idée est d’être une équipe dure à battre, tant physiquement que mentalement".

Un Darbo de gala

Clément Darbo a livré deux prestations majuscules, enquillant notamment 17 coups de pied sur 18 tentés en deux matchs. Le demi de mêlée a notamment inscrit plusieurs pénalités de plus de 50 mètres, faisant planer une menace vivace sur l’équipe adverse. "C’est un joueur d’expérience qui concrétise par son jeu au pied les efforts de chacun, apprécie le manager Fabien Cibray. C’est très précieux d’avoir un buteur de sa qualité. Et nous avons d’autres buteurs de qualités avec Massip, Bézy, Munroe,…" Et de longue distance aussi ce qui veut dire que les Provençaux ne sont pas obligés d’arriver dans le camp adverse pour marquer. "C’est une vraie menace et cela nous permet de capitaliser, reprend le technicien. Mais je regarde le travail en amont car sans les efforts de chacun, d’organisation et d’état d’esprit, il n’y a pas la possibilité d’avoir ces points à tenter. Nous voulons avoir un gros collectif".

Clement Darbo

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Un effectif plus expérimenté… et plus étoffé

La gestion des temps faibles est primordiale. Face à l’USAP et à un joueur de moins pendant dix minutes, l’équipe n’a pas paniqué. Provence rugby peut bénéficier de l’apport de joueurs d’expérience supplémentaires (Forbes, Lagrange, Guiry,…) "Pour progresser, nous avions besoin d’avoir des joueurs qui nous amènent des garanties à des postes clé" explique Fabien Cibray. Mais le manager pointe aussi le fait que des jeunes auront ensuite leur chance. "Nous avons recruté énormément de jeunes qui ont pu s’exprimer en matchs amicaux et que l’on n’a pas encore sorti sur le terrain en championnat, énonce-t-il. Mais ce sont des joueurs à potentiel sur lesquels nous travaillons pour le moyen-long terme". Un Lacelle pourrait – par exemple - vite faire des étincelles.

Une énergie débordante… à canaliser

C’est l’une des grandes forces du jeu provençal en ce début de saison mais l’équipe aixoise doit veiller à ce que cela ne se transforme pas en faiblesse. Les joueurs affichent un état d’esprit d’acharnés qui met sans cesse sous pression l’adversaire. Très présents en défense et prêts à étouffer les adversaires par des montées rapides qui empêchent de développer du jeu, les Aixois évoluent forcément à la limite de la règle (14 puis 11 fautes sur les deux premiers matchs). Et comme la frontière est ténu avec la sanction, les Provençaux vont devoir trouver le dosage idéal entre hargne et indiscipline. Les noirs ont pris 4 cartons jaunes sur les 2 premiers matchs. Bien sûr le début de saison est propice aux sorties rapides de cartons avec les nouvelles recommandations aux arbitres et le temps de s’adapter pour les joueurs. Toutefois, les Provençaux doivent se méfier car cela risque d’être rapidement épuisant d’évoluer très souvent en infériorité numérique.

Une certaine maitrise tactique

Dans la stratégie des deux premiers matchs, il y a la patte du manager Fabien Cibray. Exigeant et très travailleur, l’ancien demi de mêlée insuffle aussi sa vision technique et sa volonté de vite s’adapter aux événements. Provence a – pour le moment – un peu moins réussi des attaques placées et envoyé du jeu que la saison passée ? Sûrement pour s’adapter au défi imposé par les grosses équipes comme Mont-de-Marsan et l’USAP et que sera Grenoble. L’équipe est pragmatique, dans l’aspiration d’un buteur en réussite qui peut frapper même de loin. Par la suite, le visage provençal pourrait se présenter sous un jour différent, selon les circonstances.

Des ambitions : entre envie et humilité

L’envie de construire du club, son ambition sont des points forts car ces éléments sont équilibrés par la volonté de rester humbles et le rappel d’où vient le club. "Aujourd’hui, je ne pense pas que l’on puisse prétendre à annoncer quoi que ce soit, estime ainsi Fabien Cibray. Si on fait mieux que la saison dernière, on aura fait une bonne saison". Pour rappel, Provence Rugby avait terminé 9e ex aequo. "Il n’y a pas de répit dans cette Pro D2 mais 30 batailles et il faut se préparer pour combattre, assène le manager. Se mettre à la hauteur de l’événement qui arrive, ne pas se reposer sur ses lauriers". Grenoble est déjà un sacré nouveau test, 5 jours seulement après avoir défié l’USAP, l’autre ancien pensionnaire du Top 14.

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