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Pro D2 – Oyonnax : Des retrouvailles avec Mathon, sans appréhension

Oyonnax : Des retrouvailles avec Mathon, sans appréhension

Le 23/08/2018 à 11:21Mis à jour Le 25/08/2018 à 22:12

PRO D2 - L’équipe d’Adrien Buononato retrouve son stade, ce vendredi avec la venue de Vannes, dans la peau du relégué de Top 14 qui a des choses à se faire pardonner par son public. D’autant que les débuts en Pro D2 se sont soldés par une défaite à Aurillac.

Quasiment quatre mois d’attente, de quoi trouver le temps long. Il faut remonter au 28 avril pour trouver trace d’un match d’Oyonnax dans son stade Charles-Mathon, à l’occasion d’un derby brillamment remporté face au LOU. Depuis, il y a eu ce traumatisme de la défaite à Grenoble dans le match d’accession et cette relégation à digérer. "On essaie d’avancer et d’évacuer, mais bon… Quand tu croises les gens en ville, ce n’est pas tout à fait fini", confiait le troisième ligne Valentin Ursache après le seul test estival, disputé dans le Beaujolais.

Les supporters sont en effet pour la plupart encore déçus mais pas abattus. Tous ou presque mettent en avant le fait que le club est bien plus structuré que lors de sa précédente descente, suivie d’une remontée immédiate... Et l’effectif est cette fois resté très stable. "Il y a cette impatience de retrouver notre stade et notre public qui a été vraiment déçu de ce barrage qu’ils ont encore en travers de la gorge. On sait que l’on doit se racheter auprès d’eux. On aura à cœur de montrer un beau visage. ", insiste quant à lui l’ailier Dug Codjo.

Dug Codjo : « Dire que l’on est à 50% serait prendre les autres de haut, mais l’on n’est pas à 100% »

La première sortie s’est soldée par une défaite à Aurillac (20-19) - dans un contexte difficile - marquée par une première période hors du coup. Codjo reconnait que le groupe ressent "beaucoup de déception" d’avoir raté son entame. Il y a eu une première soufflante à la mi-temps, suivie d’une réaction finalement insuffisante pour ramener autre chose que le bonus défensif. Le manque de réalisme et des difficultés en touche ont été pointés du doigt.

Dug Codjo (Oyonnax) - 3 août 2017

Dug Codjo (Oyonnax) - 3 août 2017Icon Sport

À l’inverse, il y a des points de satisfaction avec les occasions créées et la mêlée a été performante. "On n’est pas encore bien rodé mais on n’a pas non plus la chance d’avoir beaucoup de temps", insiste l’ailier qui promet une réaction. La marge de progression est évidente dans ce début de saison seulement "dire que l’on est à 50% serait prendre les autres équipes de haut, mais c’est sûr que l’on n’est pas à 100% ", explique Dug Codjo.

Phoenix Battye : « On essaie de faire comme le poisson rouge, d’oublier les choses pour progresser »

Le manque de compétition est un autre facteur car avant ce premier match officiel, les joueurs n’avaient en moyenne que 30 minutes chacun dans les jambes. L’on rajoutera qu’entre le retour dans la nuit de dimanche à lundi et le match le vendredi, le groupe n’aura eu qu’un seul entrainement collectif ce mercredi, où les lancements ont été travaillés. "On essaie de faire comme le poisson rouge, d’oublier les choses qui se sont passées pour progresser. On va jouer trente finales cette année pour arriver à la vraie finale", lance le deuxième ligne Phoenix Battye qui insiste sur l’identité et l’agressivité à retrouver.

Phoenix Battye (Oyonnax)

Phoenix Battye (Oyonnax)Icon Sport

Même si l’on veut oublier pour avancer, la réception de Colomiers du 8 septembre 2016 peut être une bonne piqure de rappel. Défait à domicile lors de sa seconde réception de la saison, Oyonnax avait été douché et touché dans son orgueil, "cela peut rappeler aux mecs que ce n’est pas parce que l’on est chez nous, que ça passera tout seul sans faire le boulot", se souvient Codjo qui faisait déjà partie de l’effectif oyonnaxien qui avait su réagir par la suite. Le groupe est en alerte et veut montrer un beau visage à Charles-Mathon, à un public qui a toujours suivi son équipe dès lors que celle-ci mettait les ingrédients.

Par Julien Plazanet.

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